Conclusion
Pages 120 à 123
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- VAVASSEUR-DESPERRIERS, Jean,
- Vavasseur-Desperriers, Jean.
- Vavasseur-Desperriers, J.
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De grands affrontements ont divisé le pays en deux siècles, particulièrement visibles à certaines périodes : dans les années 1789-1830, la lutte entre les partisans de la Révolution (libérale) et ses adversaires ; dans les années 1870-1880, entre les « conservateurs », modérément ouverts aux progrès démocratiques, et leurs adversaires républicains ; dans les années 1880-1905, entre les catholiques (au moins la majorité d’entre eux), réservés sur la laïcité, et les républicains laïques ; au xxe siècle, entre les partisans du laisser faire en matière économique et sociale et leurs adversaires, partisans d’une régulation, voire d’une collectivisation. Contre-révolutionnaires, conservateurs, « cléricaux », libéraux ont donc incarné successivement une forme de droite. Il faut remarquer que ces conflits ne se présentent jamais sous une forme chimiquement pure : sous le facteur structurant du moment – institutionnel, religieux ou social –, se dissimulent d’autres types d’antagonismes. Ainsi, il a pu être remarqué que le combat laïque du début du xxe siècle n’était pas seulement celui des « libres-penseurs » contre les « cléricaux » ; pour certains milieux populaires, l’anticléricalisme est surtout un moyen de remettre en cause les puissances sociales établies. À côté de ces phénomènes de surimposition, il existe des décalages entre les territoires, dus à leur rythme spécifique d’évolution, lié à leur histoire particulière et à leur culture propre. La tendance au regroupement des forces politiques dans deux grands camps, la « droite » et la « gauche », aboutit alors à un schéma simplificateur : le camp de l’Ordre contre le celui du Mouvement…
Date de mise en ligne : 15/03/2010
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