Chapitre VIII
Les droites et la bipolarisation institutionnelle (1974-2005)
Pages 107 à 119
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- VAVASSEUR-DESPERRIERS, Jean,
- Vavasseur-Desperriers, Jean.
- Vavasseur-Desperriers, J.
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Les années 1970 s’ouvrent par une phase de bipolarisation accentuée de la vie politique, concrétisée par les élections présidentielles de 1974 et 1981 et les législatives de 1973, 1978, 1981. À partir du milieu des années 1980, le système subit une altération très nette, mais la bipolarisation demeure, sous l’effet de facteurs institutionnels.
La bipolarisation se réalise de façon presque parfaite au second tour de l’élection présidentielle de 1974. Le candidat des droites obtient 13 millions de voix, contre 12,7 millions pour le candidat des gauches. En 1981, 14,2 contre 15,5. Cette bipolarisation appelle plusieurs remarques :
Elle provoque, sans supprimer le multipartisme, un regroupement des forces des deux pôles. Au tandem de gauche socialistes/communistes correspond le couple gaullistes/centristes et libéraux. Entre les partenaires d’un même camp, les tensions sont vives : sous le septennat de V. Giscard d’Estaing, la majorité de droite est loin d’être homogène.
La bipolarisation débouche en 1981 sur l’alternance. L’arrivée au pouvoir des formations de gauche, dans l’opposition depuis vingt-trois ans, constitue un événement alors considérable, fortement dramatisé sur le moment. L’alternance franche entraîne une conséquence lexicale : les partis de la droite parlementaire, dans ce système institutionnalisé, n’hésitent plus à se proclamer « de droite ». Victorieuses en 1986, 1993, 2002, les droites sont battues en 1988 et 1997. La structuration majorité/opposition de l’Assemblée correspond au schéma droite/gauche…
Date de mise en ligne : 15/03/2010
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