Introduction
Pages 8 à 12
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- FALQUE-VERT, Henri,
- Falque-Vert, Henri.
- Falque-Vert, H.
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Notes
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[1]
Georges Duby, L’économie rurale et la vie des campagnes dans l’Occident médiéval, 2 vol. Paris, Aubier, 1962, 1, p. 57.
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[2]
Sur l’emploi du mot « domaine », préférable au moderne « réserve » : ibid., p. 97.
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[3]
Marc Bloch, Les caractères originaux de l’histoire rurale française, nouvelle édition, Paris, Armand Colin, 1952, p. 105.
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[4]
Pour les comtes de Namur : Léopold Genicot, L’économie rurale namuroise au Bas Moyen Âge (1199-1429), tome 1 : La seigneurie foncière, Louvain-Namur, 1943, pp. 93-127. Pour les seigneuries anglaises : Eugene Kominsky, Studies in the agrarian history of England in thirteenth century, Oxford, 1956 ; J. Ambrose Raftis, The estates of Ramsey Abbey. À study in economic growth and organization, Toronto, 1957, p. 217 et suivantes ; Georges Duby, L’économie rurale…, op. cit., 2, pp. 501-507 ; Robert Fossier, Enfance de l’Europe, Aspects économiques et sociaux, 2 vol., Paris, PUF, 1982, 2, pp. 692-696, pour les XIe-XIIIe siècles.
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[5]
Ces enquêtes delphinales se trouvent aux archives départementales de l’Isère (ADI) : la première en B2662, la seconde en B2662 et B3699, la troisième en B3700. D’autres manuscrits complètent ces registres de lecture parfois difficile. Pour une présentation plus précise de ces enquêtes, nous nous permettons de renvoyer à notre étude : Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne en Dauphiné au XIIIe siècle, Grenoble, PUG, 1997, p. 10-13 et p. 467-472. Louis Royer, « Le “Probus” et les enquêtes sur le domaine du dauphin au XIIIe siècle », Grenoble, BAD, 5e série, t. VII, 1914, pp. 373-393. Surtout Vital Chomel, « Un censier dauphinois inédit. Méthode et portée de l’édition du “Probus” », Bulletin philologique et historique, 1964, pp. 319-407. Chomel souhaitait l’édition de ces enquêtes : ibid., p. 332 et 353 ; ce vœu est repris par Robert-Henri Bautier, « Les sources documentaires de l’histoire de France au Moyen Âge. Recherche, publication et exploitation », dans Tendances, perspectives et méthodes de l’histoire médiévale. Actes du 100e Congrès National des Sociétés Savantes, Paris, 1975, BPH, Paris, 1977, p. 232. Nous avons préparé cette édition et les références seront données en fonction de cette future publication, sous la forme : Enquêtes, nom du mandement, suivi d’un numéro correspondant au découpage du texte, avec sa date. Toutefois, comme ces enquêtes ne sont pas encore éditées, nous rappellerons aussi dans les notes infrapaginales ou dans les tableaux les références aux manuscrits des ADI.
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[6]
Sur les enquêtes pontificales : ASV, Collectoriae 380 pour le Haut-Dauphiné et les châtellenies de la vallée du Drac ; Collectoriae 410 pour le Grésivaudan. Alfred Fierro, « Un cycle démographique : Dauphiné et Faucigny du XVIe siècle au XIXe siècle », AESC, XXVI, 1971, pp. 941-959, notamment pp. 941-942 et « Les enquêtes de 1339 en Dauphiné et en Faucigny. Intérêt démographique », PTEC, 1965, pp. 29-35. Sur les enquêtes delphinales en Haut-Dauphiné : ADI, VIII B 24, fol. 64 et suivants. Inventaire Marcellier, Briançonnais, 2, fol. 184-184vo. Pour les chartes de franchise : Pierre Vaillant, Les libertés des communautés dauphinoises (des origines au 5 janvier 1355), Paris, Librairie du recueil Sirey, 1951.
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[7]
Pour ce découpage géographique, cf. carte 1.
À mes anciens étudiants de l’université Pierre-Mendès-France de GrenobleParlant de l’économie du IXe siècle, Georges Duby écrivait en 1962 : « La campagne est tout ». Elle est encore presque tout dans le Dauphiné du XIIIe siècle. Or, le mode de production agricole, si on exclut la petite propriété alleutière, se fonde, pour l’essentiel, sur la seigneurie foncière, une structure économique qui, en théorie, associe deux types d’exploitation et de terres.
D’un côté, la seigneurie foncière comprend des terres concédées par le seigneur propriétaire à des paysans tenanciers moyennant redevances en argent ou en nature, et services en travail – les célèbres corvées. Ces terres cédées en exploitation indirecte forment les tenures ou censives, c’est-à-dire de petites exploitations de statut héréditaire au XIIIe siècle. Une fois acquittées les charges imposées, le tenancier est maître chez lui. Certes, le seigneur concessionnaire peut tenter d’exiger davantage, modifier certains services ou reprendre des terres délaissées, mais la coutume locale, les habitudes acquises ainsi que la résistance, en général passive, du monde paysan limitent ses marges de manœuvre. Sa politique foncière ne peut guère agir sur des structures qui lui échappent économiquement et donc qui évoluent en dehors de lui.
D’un autre côté, cette seigneurie foncière comporte des terres que le seigneur garde en exploitation directe et qu’il fait, en principe, cultiver par les corvées de ses tenanciers. En théorie, il s’agit là d’une grande propriété-exploitation dirigée par le maître et ses intendants et que les historiens de l’époque moderne qualifient de « réserve »…
Date de mise en ligne : 18/10/2023
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