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Chapitre I. En Haut-Dauphiné

Pages 13 à 55

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  • Falque-Vert, H.
(2014). Chapitre I. En Haut-Dauphiné. Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle (p. 13-55). Presses universitaires de Grenoble. https://shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-13?lang=fr.

  • Falque-Vert, Henri.
« Chapitre I. En Haut-Dauphiné ». Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle, Presses universitaires de Grenoble, 2014. p.13-55. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-13?lang=fr.

  • FALQUE-VERT, Henri,
2014. Chapitre I. En Haut-Dauphiné. In : Les Dauphins et leurs domaines fonciers au XIIIe siècle. FONTAINE : Presses universitaires de Grenoble. La pierre et l'écrit, p.13-55. URL : https://shs.cairn.info/les-dauphins-et-leurs-domaines-fonciers-au-xiiie-siecle--9782706117787-page-13?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Dans une précédente étude, nous avons déjà abordé le problème des réserves dans les mandements du Queyras, du Valcluson et de la haute Varaita (futur mandement de Château-Dauphin) : H. Falque-Vert, Les hommes et la montagneop. cit., p. 147-168. Nous ne reviendrons pas ici sur ces trois hautes vallées, sinon pour rappeler que, vers 1250, le dauphin n’a plus de réserve en Queyras. Ses domaines se bornent à une seule prairie en haute Varaita ainsi qu’à quelques terres et prairies non mesurées (sauf un pré de vingt-six faucherées, soit environ huit hectares) en Valcluson, à Bois des Ayes.
  • [2]
    Voir tableau 1. À peine les enquêtes signalent-elles deux maisons qui sont possessiones propriae du dauphin à Briançon, 734 (1265). Pour Exilles, mention des corvées : ibid., Exilles, 28 (1260). Pour la haute vallée de la Varaita : ibid., Pont, 15 (1260), 104, 196 (1265) : pratum de Mollasola ou Moillasola. (B 3699, fol. 10vo, B 3700, fol. 41vo, 67, 72vo).
  • [3]
    Voir tableau 1. Pour les terres domaniales à La Bâtie-des-Vignaux : Enquêtes, Vallouise, 70 (1260) avec des ajouts d’une autre écriture qui révèlent un accensement postérieur, à situer entre 1260 et 1265. En effet, les cens en nature indiqués par ces ajouts permettent seuls de comprendre certains chiffres de la summa récapitulative de 1265. Ibid., Vallouise, 131 (1265). (B2662, fol. 449, 498vo). Ainsi en est-il de la summa estimationis vinearum Bastie : 11 sestaria vini. Ces onze setiers proviennent, par addition, des huit setiers de l’accensement de l’ancienne vigne domaniale et des trois setiers de mearia indiqué en : ibid., Vallouise, 71 (1260). (B2662, fol. 449). Maintien en réserve d’un pâturage, en 1265, mais concédé chaque année : ibid., 130, 131 (B2662, fol. 498vo.).
  • [4]
    Sur les prairies à Bois-des-Ayes : Enquêtes, Valcluson, 259 (1260) et dans la summa de 1265 : item (summa) pratorum 6 lib. : ibid. 559 (1265) (B3699, fol. 45vo ; B3700, fol. 105). Sur les parcelles de jardin, sans estimation de revenu : ibid., 259 (1260), 553 (1265), et dans la summa : ibid., 559 (1265) : « …proprie non fuerunt estimate » (B3699, fol. 45vo ; B 3700, fol. 104vo, 105. Sur Obert Auruce : H. Falque-Vert, Les Hommes et la montagne…, op. cit., p. 397-407.
  • [5]
    Pour les références sur Réotier : tableau 1. B2662, fol. 9. B3700, fol. 9. 9vo.
  • [6]
    Texte 1 (cf. dossier documentaire à la fin de l’ouvrage). Pour les 16 sétérées situées d’ailleurs in condamina, la comparaison entre vers 1250 et 1265 n’est pas possible à cause d’une détérioration du folio.
  • [7]
    Enquêtes, L’Argentière, 8, pour le vignoble. Texte 1 (cf. dossier documentaire).
  • [8]
    Pour les prairies, comparer L’Argentière 8 (vers 1250) avec 119 (vers 1265). Autre cas de revalorisation : les huit faucherées situées in Aurac rapportent quatre sous en 1250 contre cinq en 1265. (B2662, fol. 469vo ; B 3700, fol. 3vo, 4). Texte 1 (cf. dossier documentaire).
  • [9]
    Acquisitions des comtés de Gap et d’Embrun : Bernard Bligny (dir.), Histoire du Dauphiné, Toulouse, Privas, 1973, p. 119.
    Châteaux à Pont, Exilles et Bois-des-Ayes : Enquêtes, Pont, 20, 100, 144, 149 ; Exilles, 25, 59 ; Valcluson, 252, 273 (B3699, fol. 11, 43, 44vo, 45, 46vo ; B3700, fol. 66vo, 69).
  • [10]
    Enquêtes, L’Argentière, 119 (1265) : pour le campum de Eschallons, comme pour le pratum de Alpe Martini, les ajouts de peu postérieurs au texte de 1265 indiquent : « posset sic affitatum ». Texte 1 (cf. dossier documentaire).
  • [11]
    (Note du tableau) Pour les équivalences en mesures contemporaines : la sétérée correspond ici à environ 15 ares, la fosserée, à 3,14 ares, la faucherée à 30 ares. Paul Aimès, Anciennes mesures des Hautes Alpes, Gap. 1965.
  • [12]
    ASV Collectoriae 380, fol. 48 à fol. 73 pour le Haut-Dauphiné.
    Les enquêteurs pontificaux visitent le « mandamentum seu castellanie » de Bardonnèche dans lequel les envoyés du dauphin n’avaient point pénétré en 1250-1265. Ibid., Collect. 380, fol. 65-67 et 73vo ou 126. Sur la pénétration delphinale dans le mandement de Bardonnèche : L. des Ambrois de Nevache, Notice sur Bardonnèche, Florence, 1871. Pierre Vaillant, « Les origines d’une libre confédération de vallées : les habitants des communautés briançonnaises au XIIIe siècle », BEC, t. CXXV, 1967, pp. 301-348, en particulier pp. 316-317. L. des Ambrois de Nevache, Notes et souvenirs inédits, Bologne, 1901.
  • [13]
    Mention d’absence de proprietates : par exemple, pour La Salle, Monestier, Cervières : ASV, Collectoriae 380, fol. 52, 53, 55. Pour les communautés du Queyras : ibid., 58vo-61vo.
  • [14]
    Voir tableau 2. On peut estimer que les trois cents livres de monnaie courante du Valcluson correspondent à trois cent cinquante florins. Le gros tournoi en Haut-Dauphiné, à cette date, est en général compté pour dix-sept deniers : ASV, Collect. 380, fol. 48, 50, 56vo… Par ailleurs, un florin équivaut à douze gros. Étienne Fournial, Histoire monétaire de l’Occident médiéval, Paris, Nathan, 1970, pp. 144-145.
  • [15]
    Confiscation à Césanne : ASV, Collect. 380, fol. 70vo. Sur la révolte de François de ­Bardonnèche : Valbonnais, Histoire de Dauphiné, 1722, t. 2, pp. 257-260. ADI, B 2962, fol. 505vo-507 (1334). Acquisition à Bardonnèche : ASV, Collect. 380, fol. 65.
  • [16]
    On pourrait ajouter, en plus des terres, une maison forte (évaluée à mille florins) et une chambre pour la justice, toutes deux dans le bourg de Briançon, sans oublier également une montagne à Bellin, dans le mandement de Pont (ASV, coll. 380, fol. 97vo, fol. 101), et une montagne encore à Saint-Martin-de-Queyrières, dans le mandement de Vallouise (ibid., fol. 93).
  • [17]
    Sur les bois en 1250, en se limitant à l’exemple de Briançon : Enquêtes, Briançonnais, 86 (B2662, fol. 420vo).
  • [18]
    Et encore, dans cette dernière somme se trouve l’estimation de maisons, d’une grange, d’une montagne : voir tableau 2.
  • [19]
    ASV, Collect. 380, fol. 107vo pour Molines : « …si nemora ipsa extirparentur, parum valeret parrochia supradicta » … ; fol. 102vo, pour Saint-Véran ; fol. 103vo pour Arvieux « si venderentur (nemora), terra reciperet magnum dampnum », ou fol. 104vo « …esset dampnum et deterioratio magna parrochia supradicta ». Pour la déclaration d’un témoin de Château-Queyras : ibid., fol. 107vo. On retrouve des expressions comparables pour la Vallouise : ibid., fol. 92vo ; pour Saint-Pancrace : ibid., fol. 94 ; pour Névache : ibid., fol. 109vo.
  • [20]
    Sur le tenementum domini sive comtal : « Enquêtes, Briançonnais, 641 ; en note, car il s’agit d’un passage barré du document. Sur le clausum dels Aymars : en 1250, ibid., Réotier, 3, 6 ; en 1263, donation des nobles pariers : Inventaire Marcellier, Embrunais, fol. 306vo ; en 1265, Enquêtes, Réotier, 93 et 106. (B3700, fol. 9, 10, 24 ; B2662, fol. 473).
  • [21]
    Sur les corvées à Monestier vers 1250 : Enquêtes, Briançonnais, 10, 11, 12, 14 à 17, 21, 22, 24 ; en 1260 : ibid., 161 ; en 1265, ibid., 501, 506, 510. Sur les corvées dans la chabannerie de Ponce Bayle : vers 1250, ibid., 6 ; en 1265, ibid., 494 (B2662, fol. 405vo à 407, 408vo, 409 ; B3700, fol. 25vo, 26).
  • [22]
    Terres du sénéchal : Enquêtes, Briançonnais, 428 (1260). 734 (1265). (B2662, fol. 426 ; B3700, fol. 41vo). Sur Lantelme Beroard : texte 5 (cf. dossier documentaire).
  • [23]
    Sur les terres in condaminis in Pomero ou apud Ponters : Enquêtes, Briançonnais, 357 (1260), 746, 990, 1051 (1265). (B3699, fol. 23vo ; B3700, fol. 35vo, 38vo, 42). G. Duby, L’économie rurale…, op. cit, p. 508.
  • [24]
    Sur l’inventaire des terres provenant des seuls domaines comtaux : Enquêtes, Briançonnais, 100,112, 115, 118 (vers 1250) ; 352, 353, 355, 357, (1260), 767, 778, 990, 998, 1000, 1020, 1037, 1038, 1042, 1068, 744, 746, 753, 1069, 777, 799, 1051 (1265). Cela donne un total de 77,25 sétérées auquel s’ajoutent trois parcelles de terre non mesurées : ibid., 1020, 1037, 1068 (1265). (B2662, fol. 421vo-422vo, 424vo ; B 3700, fol. 42vo à 44vo, puis 38vo à 34vo, passim).
    Sur le sens du mot « condamine » en Provence. E. Baratier, Enquêtes sur les droits et revenus de Charles Ier d’Anjou en Provence (1252 et 1278), Paris, 1969, p. 94.
  • [25]
    Une terre aux mains de Lantelme Beroard en 1260 était autrefois tenue par Guillelmus Pelliparius, Enquêtes, Briançonnais, 353 (1260) ; il en est de même pour une autre terre tenue en 1265 par le notaire Pascal : ibid., 1020. Or, ce Guillaume Pelletier, souvent rappelé, n’existe plus à l’époque des enquêtes. La dispersion dans les enquêtes des mentions de terres in condaminis plaide aussi en faveur de concessions déjà assez anciennes. Au contraire, par exemple à Moras-en-Valloire, en Bas-Dauphiné, les terres in condaminis sont énumérées ensemble, et peu après l’inventaire de la réserve, indice de concessions sans doute plus récentes : ibid., Moras, 40 (vers 1250) (B2662 fol. 47).
  • [26]
    Terres in condaminis, qui sont franches d’exaction à Briançon : Enquêtes, Briançonnais, 767, 778, 799, 1020, 1038, 1042, 1051, 1068 (1265) (B3700, fol. 43, 43vo, 44vo, 37, 36 à 35). Terres in condaminis concédées à tâche ibid., 112, 115, 118 (vers 1250) ; 352, 353, 355, 357 (1260) ; 744, 746, 777, 998, 1000, 1020, 1069 (1265). (B2662, fol. 424vo, B3700, fol. 42, 43vo, 38, 37,34vo). Sur la tâche en Dauphiné : Pierre Vaillant, Les libertés des communautés dauphinoises…, op. cit., pp. 235, 329. Noël Didier, « Les censiers du prieuré clunisien de Domène », Cahiers d’histoire, 1958, pp. 221-267. Sur l’activité commerciale de Briançon au milieu du XIIIe siècle : Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne…, op. cit. pp. 116-117. Thérèse Sclafert, Le Haut-Dauphiné en Moyen Âge, Paris, Recueil Sirey, 1926, p. 635-640.
    Charte d’affranchissement de Briançon : ADI, B 1336 (1244), édit. dans P. Vaillant, Les ­libertés…, op. cit., p. 579.
  • [27]
    Sur les concessions en métayage : Georges Duby, L’économie rurale…, op. cit., 2, p. 522. Georges Duby, Hommes et structures du Moyen Âge, Paris, Mouton, 1973, pp. 167-201, notamment, pp. 182-183. Sur le contrat de fâcherie provençal, un exemple au XVe siècle : L. Caillet, « Le contrat dit de fâcherie », Nouvelle Revue historique de droit français et étranger, 1911, pp. 554-564. Édouard Baratier, Enquêtes sur les droits…, op. cit., p. 94-95. Sur ces contrats à part de fruit, en Italie lombarde, surtout dans la deuxième moitié du XIVe siècle : Pierre Toubert, les statuts communaux et l’histoire des campagnes lombardes au XIVe siècle, Mélanges d’Archéologie et d’Histoire de l’École française de Rome, LXXII, 1960, pp. 397-508, notamment pp. 460-461.
  • [28]
    Les réserves de la Bâtie-des-Vigneaux en Vallouise sont décrites en 1250 : Enquêtes, Vallouise, 70 ; les meyarie apparaissent immédiatement après : ibid., 71. Pour Aiguilles : ibid., Queyras, 80 (1260) : « XXIV sestaria siliginis de meyariis pro terris quas dominus habet in dicta parrochia ». (B2662, fol. 449, 478). Pour Abriès et Arvieux : ibid., Queyras, 192, 446 (1265). Les seigneurs pariers du Queyras qui perçoivent des revenus dans d’autres tènements (ibid., Queyras, 192, 263, 413) ne prélèvent rien sur ces terres en métayage : ibid., 413 pour Château-Queyras, 308 pour Saint-Véran, 226 pour Ristolas. (B3700, fol. 51, 53, 54vo, 57, 63, 78vo).
  • [29]
    Meyarie sur une part du manse Pilot à Saint-Chaffrey : Enquêtes, Briançonnais, 593 (1265). Une parcelle de terre herme concédée au tiers du blé : ibid., Vallouise, 114 (1265) (B3700, fol. 31vo ; B2662, fol. 496vo).
  • [30]
    Sur les revenus des métairies en Queyras : texte 4 (cf. dossier documentaire).
  • [31]
    Pour Saint-Chaffrey, Enquêtes, Briançonnais, 216, 217, 228 (1260) à comparer avec l’article 593 (1265). Il s’agit des mêmes neuf sétérées. (B3699, fol. 32, 32vo ; B3700, fol. 31vo). Transformation peut-être hésitante : ainsi ibid., Vallouise, 71 (1260) : les revenus des trente sétérées cédées à moitié fruit à la famille des Garnier sont estimés à vingt-cinq setiers d’annona, mais l’estimation dans un document est barrée, dans l’autre omise. (B2662, fol. 49 ; B3699, fol. 20). Transformation peut-être incomplète : ainsi pour quelques parcelles de terre à Briançon, concédées au tiers, et sans fixation de redevances : ibid., Briançonnais, 1071, 1108 (1265) (B3700, fol. 34vo, 33). Rares cas de concession en métayage fixés en argent : ibid., L’Argentière, 19 (vers 1250) et 123 (1265) et, d’autre part, 28 (vers 1250). (B 2662, fol. 470 ; B 3700, fol. 4).
  • [32]
    Fourniture de semences : Enquêtes, L’Argentière, 77 (1260) ; ibid., Vallouise, 71 (1260) ibid., Briançonnais, 1071 (1265), à Briançon. (B2662, fol. 449, 471 ; B3700, fol. 34vo). Sur des terres provenant du Sénéchal de Vizille : ibid., Briançonnais, 428 et suivantes (1260) à Briançon ; mêmes terres signalées dans la troisième enquête sur Saint-Pancrace : ibid., Briançonnais, 696 (1265)). (B2662, fol. 426, 426vo, B3700, fol. 19). Sur des terres provenant de Robert Bermond, membre d’un grand lignage du Dauphiné alpestre : ibid., Vallouise, 92 (1260). Évolution sur une terre de L’Argentière : ibid., L’Argentière 77 (1260) et 131 (1265). (B2662, fol. 448, 471 ; B3700, fol. 4vo).
  • [33]
    Accensement pour trois ans de terres du Sénéchal à Saint-Pancrace : Enquêtes, Briançonnais, 701 (1265). (B3700, fol. 19).
  • [34]
    Tableau 5, p. 38.
  • [35]
    Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne…, op. cit, pp. 151-152. Mario Luzzato, “Contri­buto alla storia delle mezzadria nel medio evo”, Firenze, Nuova Rivista Storica, 1948, pp. 69-84. Pierre Toubert, « Les statuts communaux… », art. cit., pp. 460-461.
  • [36]
    De la réserve de L’Argentière, dont les terres mesurées couvraient quarante-neuf sétérées (cf. tableau 1), nous excluons un jardin de quatre sétérées pour permettre une comparaison entre les seules terres céréalières. Sur le réajustement des revenus : tableau 5, p. 38.
  • [37]
    Pour le mandement de L’Argentière : tableau 5. Sur les tenanciers en métayage qui figurent dans ce tableau 5 : Rancureuz : Enquêtes, 62 (vers 1250) et 94 (1265). Hugo Bruni appartient peut-être à la même famille paysanne qu’un autre métayer, Guigo Bruni : ibid., 59 (vers 1250), 65,87, 89, 90, 91 (1260), 131 (1265). Bertholomeus Silvestri, tenancier d’autres biens et témoin : ibid., 81, 91 (1260) et 94 (1265). Guillelmus Aviz, tenancier : ibid., 78 (1260). (B2662, fol. 471, 471vo ; B3699, fol. 18vo ; B3700, fol. 3, 4vo). En revanche, Petrus Symondi et ses frères, Petrus Azarins et Raynaudus Bayard sont inconnus.
  • [38]
    Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne…, op. cit., pp. 155-157. Voir texte 4 (cf. dossier documentaire).
  • [39]
    En Vallouise, pour les Garnier : Enquêtes, Vallouise, 64, 71 (1260), 120, 122, 162 (1265). Pour d’autres preneurs : ainsi Jean Tornayres : ibid., 71 (1260), 153 (1265) ou Pierre Michel : ibid., 72 (1260), 114 et 122 (1265). (B2662, fol. 449, 496vo-497vo, 500vo ; B3699, fol. 21 ; B3700, fol. 18).
  • [40]
    Sur les superficies des parcelles dans la châtellenie de L’Argentière : tableau 5. Pour la France du Nord : Georges Duby, Armand Wallon (dir.), Histoire de la France rurale, Paris, Le Seuil, 1975, 1, pp. 580-590.
  • [41]
    Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne…, op. cit., pp. 160-163.
  • [42]
    ibid., pp. 163-168.
  • [43]
    Pour les manses de Vallouise en 1101 : Giovanni Collino, Le carte della Prevostura d’Oulx… fino al 1300, Chiantore-Mascarelli, Pinerolo, 1908, 45, charte 80. Sur les corvées au IXe siècle : Georges Duby, L’économie rurale…, op. cit., pp. 104-106. Sur la seigneurie méridionale : Pierre Toubert, Les structures du Latium médiéval. Le Latium méridional et la Sabine du IXe à la fin du XIIe siècle, Rome, De Boccard, 1973, 1, p. 472. Pierre Bonnassie, La Catalogne du milieu du Xe à la fin du XIe siècle. Croissance et mutations d’une société, Toulouse, Association des publications de l’université de Toulouse-Le Mirail, 1975-1976, 1, pp. 248-249.
  • [44]
    Pour L’Argentière : Enquêtes, L’Argentière, 9 et 10 (vers 1250). En 1265 : ibid., 120. Corvées aussi à Exilles, mais sans précision du nombre de jours : ibid., Exilles, 28 (1260). De même à Réotier où elles sont exigées par le dauphin et les nobles du mandement : ibid. Réotier, 61 (1260), 76 (1265)(B2662, fol. 469vo, 475vo ; B3699, fol. 43. B3700, fol. 4,8).
  • [45]
    Traces de corvées rachetées en Queyras : Enquêtes, Queyras 2 (vers 1250), 287, 292, 316 (1265) (B2662, fol. 477 ; B3700, fol. 55vo, 57vo).
  • [46]
    Enquêtes, Briançonnais, 611 (1265) (B3700, fol. 21vo).
  • [47]
    Pour Cervières : Enquêtes, Briançonnais, 84 (vers 1250). Pour Saint-Pancrace : ibid., 679 (1265) : operam, manuoperam non debent. Aucune corvée dans les manses ou chabanneries : ibid., 74-76 (vers 1250), sauf pour les manses Aynard et Merdos : ibid., 318 (1260), 691 (1265) (B2662, fol. 431, 435v ; B3699, fol. 30vo ; B3700, fol. 18vo, 19).
  • [48]
    Sur les manses des Puys : ibid., 71, 72 (vers 1250), 283, 294, 300 (1260), 661, 663, 665, 670 (1265). (B2662, fol. 429, 430 ; B3700, fol. 20vo).
  • [49]
    Montgenèvre : ibid., 265 (1260, 630 (1265) ; corvées rachetées dans un manse de Névachette : ibid., 69 (vers 1250) B2662, fol. 417, 418vo ; B3700, fol. 23vo).
  • [50]
    Pour les deux manses Ruimerdos et Aymard figurant déjà dans l’enquête sur Saint-Pancrace : Enquêtes, Briançonnais, 420 (1260), 1089, 1090 (1265) (B2662, fol. 426 ; B3700, fol. 33vo).
  • [51]
    Pour la chabannerie de Ponce Bayle, la première enquête (§ 6) n’indique pas le nombre de corvées ; mais la troisième (§ 494) mentionne leur rachat pour trois sous. Or leur conversion en argent se fait sur la base d’une corvée pour six deniers ; il s’agit donc bien de six coroatae. Pour cette conversion à Monestier : Enquêtes, Briançonnais, 167 (1260), 538 (1265). (B2662, fol. 409vo ; B3700, fol. 27vo).
  • [52]
    Manses relevant directement du dauphin, sans mention de corvée : manses Girard et Preveyral : Enquêtes, Briançonnais, 20 (vers 1250), 150, 158 (1260), 509 (1265). (B2662, fol. 406vo, 407vo, 408vo ; B3700, 26).
  • [53]
    Mentions de corvées qui ne sont pas prélevées la troisième année : ibid., 501 (1265), 161 (1260). Sur des terres qui, à Monestier, ont appartenu au sénéchal de Vizille : ibid., 161 (1260). Dans la communauté voisine de La Salle, sur un manse autrefois d’Odon de Rame : ibid., 562 (1265). Sur des tenures delphinales à Saint-Chaffrey : Preveyral. Enquêtes, Briançonnais, 20 (vers 1250), 150, 158 (1260), 509 (1265). (B2662, fol. 406vo, 407vo, 408vo ; B3700, 26).
  • [54]
    Enquêtes, Briançonnais, 167 (1260), 603 (1265). Texte 5 (cf. dossier documentaire). Ibid. 161 (1260) sur des terres reprises au sénéchal de Vizille ; ibid., 562 (1265) sur des terres reprises du seigneur Odon de Rame. (B2662, fol. 408vo, 409vo ; B3700, folio. 29, 32).
  • [55]
    Enquêtes, Briançonnais, 318 (1260), dans la deuxième enquête sur Briançon : ibid., 40 (1260) et dans la troisième : ibid., 1089, 1090 (1265) (B2662, fol. 426, 432vo ; B3700, fol. 33, 33vo.
  • [56]
    Exemples de conversion de corvées en versements en argent à Monestier : Enquêtes, Briançonnais, 496, 506, 510 (1265). À Saint-Chaffrey : ibid., 229 (1260) dans une note non datée mais de rédaction avoisinant l’année de l’enquête. Conversion aussi de corvées de bêtes de somme à Briançon : ibid., 370, 371, 422 (1260). Mutation contre redevances en nature à Névachette : ibid., 69 (vers 1250) (B3700, fol. 25-26 ; B2662, fol. 414vo, 418vo, 425, 426).
  • [57]
    Tableau des équivalences dans les summae de Monestier : Enquêtes, Briançonnais, 167 (1260) et 538 (1265) ; dans la summa de Saint-Chaffrey : ibid., 603 (1265) ; dans celle de Saint-Pancrace : ibid., 704 (1265) et également à Briançon : ibid. 1117 (1265). Hors des summae, des indications éparses : ibid., 494, 496, 506 (1265). Texte 5 du dossier documentaire (B2662, fol. 409 ; B3700, fol. 19vo, 32, 49).
  • [58]
    Possibilité de choix pour le seigneur à Saint-Chaffrey et réticences des paysans à propos du prix de la reconversion : texte 5 (cf. dossier documentaire).
  • [59]
    Pierre Vaillant : Les libertés…, op. cit, p. 321.
  • [60]
    Henri Falque-Vert, Les hommes et la montagne…, op. cit., p. 152, 177, 247, 251.

La première région que permet d’étudier la documentation comprend les possessions delphinales des vallées alpestres au-delà du col du Lautaret. Sur le versant occidental des Alpes, cela concerne le Briançonnais proprement dit, c’est-à-dire Briançon et les communautés avoisinantes, ainsi que les châtellenies des vallées de la Durance et du Guil (Vallouise, L’Argentière, Réotier, le Queyras) ; sur le versant oriental, les mandements de la vallée de la Doire Ripaire (Césanne, Oulx, Salbertrand, Exilles) et ceux du Valcluson et de la haute Varaita.
La documentation permet d’abord de montrer l’évolution des réserves au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle et jusqu’en 1339 : leur faible importance et le recul du faire-valoir direct s’y affirment avec clarté dans les seigneuries delphinales. Toutefois, la politique de réduction ou d’abandon des terres domaniales paraît bien antérieure aux années médianes du XIIIe siècle : des traces d’anciennes réserves conduisent à étudier les modalités des concessions de ces terres et la sociologie de leurs détenteurs. Enfin, la réduction des terres en exploitation directe, qui d’ailleurs ne s’observe pas avec une égale intensité dans toutes les seigneuries du Haut-Dauphiné, amène un allégement, voire une disparition des corvées paysannes.Les enquêtes de Guigues VII permettent d’abord de dresser un inventaire des réserves comtales en montrant la politique foncière suivie par le dauphin entre 1250 et 1265 tandis que les enquêtes pontificales et delphinales de 1339 conduisent à établir un ultime bilan à la veille des grandes crises du XI…


Date de mise en ligne : 18/10/2023

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