Chapitre VI - L’art berbère
- Par Jean Servier
Pages 112 à 119
Citer ce chapitre
- SERVIER, Jean,
- Servier, Jean.
- Servier, J.
Citer ce chapitre
- Servier, J.
- Servier, Jean.
- SERVIER, Jean,
Il a existé un art berbère ou, plutôt, un style berbère dans l’art du Maghreb que l’on reconnaît dans tous les domaines dans lesquels il s’est exprimé.
Cet art, sous toutes ses formes et au travers de tous ses modes d’expression, a suivi son chemin dans le temps : ce qu’un ethnologue ne peut appeler « progrès » ou « dégénérescence ». Il a subi, après des influences malaisées à discerner, l’influence de l’expression artistique arabe, sous toutes ses formes, et plus récemment, mais avec un impact plus fort, le choc culturel occidental à travers la présence française, par l’École, les services chargés de la « protection » de l’Artisanat et, dans le domaine de la poésie et de la musique, une forte influence islamico-française par la radio et les postes à transistors répétant, à partir de 1952, les émissions de Radio-Alger altérant gravement la musique et les chants populaires – en tout cas, les modifiant.
La musique populaire berbère est d’abord, avant tout, un rythme de travail et de danse. Rythme de travail, elle accompagne le geste de la femme au moulin de pierre, à l’outre ou à la jarre, qui servent à battre le lait, au balancement du berceau suspendu à la poutre. Comme telle, elle participe à la vie quotidienne de la femme, puis de proche en proche du village, de la fraction, du groupe tout entier.Rythme de danse, elle n’apparaît qu’au cours d’une fête donnée à l’occasion d’un mariage ou d’une circoncision.
L’homme, en général, ne connaît que quelques mesures de chants obscènes qu’il affecte d’ignorer en alléguant son âge et sa situation sociale ou des fragments de chants religieux…
Date de mise en ligne : 01/03/2017
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
10,00 €
Acheter ce chapitre
2,00 €