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6. Croisade et fichier

Pages 227 à 267

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  • Friedländer, S.
(2015). 6. Croisade et fichier. Les Années de persécution : L'Allemagne nazie et les Juifs (1933-1939) (p. 227-267). Le Seuil. https://shs.cairn.info/les-annees-de-persecution-l-allemagne-nazie-et-les-juifs-1933-1939--9782020970280-page-227?lang=fr.

  • Friedländer, Saul.
« 6. Croisade et fichier ». Les Années de persécution L'Allemagne nazie et les Juifs (1933-1939) Le Seuil, 2015. p.227-267. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-annees-de-persecution-l-allemagne-nazie-et-les-juifs-1933-1939--9782020970280-page-227?lang=fr.

  • FRIEDLÄNDER, Saul,
2015. 6. Croisade et fichier. In : Les Années de persécution L'Allemagne nazie et les Juifs (1933-1939) Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.227-267. URL : https://shs.cairn.info/les-annees-de-persecution-l-allemagne-nazie-et-les-juifs-1933-1939--9782020970280-page-227?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Joseph Goebbels, Die Tagebücher…, 1re partie, t. 3, p. 55.
  • [2]
    Ibid., p. 351.
  • [3]
    L’idée de la primauté de la croisade antibolchevique a été défendue par Arno J. Mayer. Comme on le verra, les discours de 1936-1937 indiquent explicitement que les juifs étaient considérés comme l’ennemi manipulant la menace bolchevique. Sur la thèse de Mayer, voir son Why Did the Heavens not Darken ?… (La Solution finale dans l’histoire).
  • [4]
    Deborah E. Lipstadt, Beyond Belief…, p. 80.
  • [5]
    Arad, « The American Jewish Leadership’s Response », p. 418-419.
  • [6]
    Arnd Krüger, Die olympischen Spiele…, p. 128-131. Le 13 juin 1936, malgré un saut de 1,60 mètre (soit l’équivalent du record féminin d’Allemagne) à l’entraînement, l’athlète féminine Gretel Bergmann reçut une lettre du Comité olympique allemand précisant entre autres : « Au vu de vos derniers résultats, vous ne pouviez escompter faire partie de l’équipe. » Au printemps 1996, le Comité olympique allemand demanda à Margaret Bermann Lambert, âgée de quatre-vingt-deux ans, citoyenne américaine vivant dans le New Jersey, d’être l’invitée d’honneur des Jeux du centenaire à Atlanta, ce qu’elle accepta (Ira Berkow, « An Olympic Invitation… », p. A1, B12).
  • [7]
    Eliahu Ben-Elissar, La Diplomatie du IIIe Reich…, p. 179.
  • [8]
    Ibid., p. 173.
  • [9]
    Joseph Goebbels, Die Tagebücher…, 1re partie, t. 2, p. 630.
  • [10]
    Ibid., p. 655.
  • [11]
    Das Sonderrecht…, p. 153.
  • [12]
    Adolf Hitler, Speeches and Proclamations…, p. 750-751.
  • [13]
    Joseph Goebbels, Die Tagebücher…, 1re partie, t. 2, p. 718.
  • [14]
    Heinrich Himmler, Die Schutzstaffel…, p. 30.
  • [15]
    Nazism, 1919-1945…, t. 2, p. 281.
  • [16]
    Akten der Parteikanzlei (abrégés), 1re partie, t. 2, p. 249.
  • [17]
    Der Parteitag der Ehre…, p. 101.
  • [18]
    Adolf Hitler, Reden und Proklamationen…, p. 638.
  • [19]
    Der Parteitag der Ehre…, p. 294. Dans son discours au Reichstag du 30 janvier 1937, Hitler avait déjà évoqué le thème de l’action judéo-bolchevique révolutionnaire travaillant à pénétrer l’Allemagne (id., Reden und Proklamationen…, p. 638).
  • [20]
    Ernst Klee, « Die SA Jesu Christi »…, p. 127.
  • [21]
    Der Parteitag der Arbeit…, p. 157. La contribution de Rosenberg sortait de l’ordinaire, même au vu des critères nazis. Dans son discours, il décrivit avec force détails l’emprise haïssable des juifs sur l’Union soviétique. Puis il brandit un livre « publié à New York », intitulé Now and Forever (Aujourd’hui et Toujours), un « dialogue » entre l’écrivain juif Samuel Roth et un prétendu politicien sioniste, Israel Zangwill, précédé d’une introduction dudit Zangwill ; le livre était dédié au « président de l’université juive de Jérusalem » (Der Parteitag der Arbeit…, p. 102-103). Comparés aux passages que Rosenberg citait copieusement, les Protocoles des sages de Sion faisaient figure d’innocente berceuse. En réalité, comme il ressort clairement même de l’article en deux parties sur le livre de Roth dans les NS Monatshefte de janvier et février 1938, le livre repose sur un dialogue fictif entre Roth et Zangwill, ayant trait principalement à l’antisémitisme et aux complexités du sionisme politique. Voir Georg Leibbrandt, « Juden über das Judentum ». Rosenberg et Goebbels se querellaient à la moindre occasion. Dans sa lettre du 25 août informant Goebbels que lui, Rosenberg, parlerait en premier au congrès, le maître de l’idéologie terminait sa missive sur une ultime flèche de Parthe : « Enfin, je souhaiterais attirer votre attention sur une petite erreur. La citation définissant le juif comme le démon visible du pourrissement de l’humanité n’est pas tirée de Mommsen mais de Richard Wagner » (Rosenberg à Goebbels, 25 août 1937, Rosenberg Akten, microfilm MA-596, IfZ, Munich).
  • [22]
    Adolf Hitler, Speeches and Proclamations…, p. 938.
  • [23]
    Ibid., p. 939.
  • [24]
    Ibid., p. 940.
  • [25]
    Ibid., p. 941.
  • [26]
    Ibid.
  • [27]
    Directive du représentant du Führer, 19 avril 1937, NSDAP Parteikanzlei (Anordnungen…), Db 15.02, IfZ, Munich.
  • [28]
    Joseph Goebbels, Die Tagebücher, 1re partie, t. 3, p. 21.
  • [29]
    Voir les diverses études in Hans-Erich Volkmann (dir.), Das Rußlandbild im Dritten Reich. Pour la déclaration de Heydrich, voir Gerhart Hass, « Zum Rußlandbild der SS », ibid., p. 209.
  • [30]
    Voir Michael Burleigh, Germany Turns Eastwards…, p. 146.
  • [31]
    Peter-Heinz Seraphim, Das Judentum…, p. 266.
  • [32]
    Ibid., p. 262.
  • [33]
    Ibid., p. 267.
  • [34]
    Commandant de la région principale Rhin au Gruppenführer-SS Heissmeyer, 3 avril 1935 (« Lagebericht Juden », 30 Lenzing [du vieil allemand der Lenz, « le printemps »], 1935), Sicherheitsdienst des Reichsführer SS, SD Oberabschnitt Rhein, microfilm MA-392, IfZ, Munich.
  • [35]
    Helmut Krausnick et Hildegard von Kotze (dir.), Es spricht der Führer…, p. 147-148.
  • [36]
    Poste de la police d’État, Hildesheim, aux préfets, maires…, 28 octobre 1935, Ortspolizeibehörde Göttingen, microfilm MA-172, IfZ, Munich.
  • [37]
    Ibid., 23 octobre 1935.
  • [38]
    Richard Gutteridge, « German Protestantism… », p. 238. Voir aussi id., Open thy Mouth for the Dumb !…, p. 158 sq.
  • [39]
    Id., « German Protestantism », p. 238.
  • [40]
    Id., Open thy Mouth for the Dumb !…, p. 159-160.
  • [41]
    Karen Schönwälder, Historiker und Politik…, p. 86-87.
  • [42]
    Helmut Heiber, Walter Frank…, p. 279-280.
  • [43]
    Karl Alexander von Müller, « Zum Geleit », p. 4-5.
  • [44]
    Helmut Heiber, Walter Frank…, p. 295.
  • [45]
    Ibid.
  • [46]
    Historische Zeitschrift, 153, n° 2, 1936, p. 336 sq. Les recensions des publications juives qui semblaient hostiles au lecteur nazi pouvaient parfois être considérées comme un éloge du point de vue non nazi. On en a un exemple particulièrement curieux avec la recension de lettres de soldats juifs morts au front que Joachim Mrugowsky (il se rendrait célèbre par son zèle en matière d’euthanasie) publia en 1936 dans les NS Monatshefte. Mrugowsky comparait ces lettres avec celles des soldats allemands également tombés au champ d’honneur et parvenait à la conclusion que l’incompatibilité raciale absolue des deux groupes transparaissait clairement dans les grands idéaux évoqués par chacun. Le soldat allemand revendiquait la race, le Volk et la lutte pour le droit de vivre, les lettres juives privilégiaient l’égalité, l’humanité et la paix dans le monde. Joachim Mrugowsky, « Jüdisches und deutsches Soldatentum… », p. 638.
  • [47]
    Pour une présentation détaillée des activités de Frank et de Grau liées à la « question juive », voir Helmut Heiber, Walter Frank…, principalement p. 403-478.
  • [48]
    DAZ, 20 novembre 1936, Nationalsozialismus / 1936, Miscellanea, LBI, New York.
  • [49]
    Helmut Heiber, Walter Frank…, p. 444 sq.
  • [50]
    Voir Das Judentum in der Rechtswissenschaft, t. 1, Die Rechtswissenschaft im Kampf gegen den jüdischen Geist, p. 14 sq., 28 sq. Voir aussi Bernd Rüthers, Carl Schmitt im Dritten Reich…, p. 81 sq., 95 sq.
  • [51]
    Ibid., p. 97 sq.
  • [52]
    Ibid.
  • [53]
    Ibid., p. 30.
  • [54]
    Carl Schmitt, Der Leviathan…, p. 18. Pour la traduction anglaise, voir Susan Shell, « Taking Evil Seriously… », p. 183, n. 22. Je suis redevable à Eugene R. Sheppard d’avoir attiré mon attention sur ce texte. Tout, dans l’antisémitisme de Schmitt, traduit un ancrage plus profond que le simple opportunisme, et son engagement politique et idéologique entre 1933 et 1945 ne peut pas, semble-t-il, être assimilé à la simple « affiliation » comme le soutiennent ses défenseurs. Voir, par exemple, Dan Diner, « Constitutional Theory… », p. 305.
  • [55]
    Pour une bonne vue d’ensemble des effets de l’idéologie nazie sur la recherche scientifique allemande, voir les essais présentés in H. Mehretens et S. Richter (dir.), Naturwissenschaft, Technik und NS-Ideologie. Pour une étude très approfondie de l’essor de la biologie dans l’Allemagne nazie, voir Ute Deichmann, Biologen unter Hitler
  • [56]
    Sur cette question, voir Geoffrey Cocks, Psychotherapy in the Third Reich…, p. 7.
  • [57]
    Alan D. Beyerchen, Scientists under Hitler…, p. 156 sq.
  • [58]
    Voir Hans Buchheim, « Die SS… », p. 55 sq. ; et surtout George C. Browder, Foundations of the Nazi Police State…
  • [59]
    Ibid., p. 231.
  • [60]
    Hans Buchheim, « Die SS… », p. 54.
  • [61]
    Tous les détails sur les fiancées d’Aus den Ruthen sont tirés de William L. Combs, The Voice of the SS…, t. 1, p. 29-30.
  • [62]
    Heinrich Himmler, « Reden, 1936-1939 », F 37 / 3, IfZ, Munich.
  • [63]
    Id., Reichsführer !…, p. 44. Dans sa réponse le Haupsturmführer SS Dr K. Mayer, responsable de la recherche, précisait que, bien qu’on ne lui eût découvert aucune ascendance juive, Mathilde von Kemnitz ne comptait pas moins de neuf théologiens parmi ses aïeuls, ce qui expliquait tout d’après lui. A quoi Darré rétorquait : « J’ai trois réformateurs parmi mes ancêtres. Cela me ferme-t-il la SS ? » (ibid., p. 45, n. 3).
  • [64]
    Ibid., p. 52, ainsi que p. 64, 66, 75, 231, 245.
  • [65]
    Voir Archives of the Holocaust…, t. 11, 2e partie, p. 124-125.
  • [66]
    Helmut Heiber (dir.), Reichsführer !…, p. 50.
  • [67]
    « Warum wird über das Judentum geschult ? », SS-Leitheft, 3, n° 2, 22 avril 1936.
  • [68]
    Ibid., cité in Josef Ackermann, Heinrich Himmler…, p. 159.
  • [69]
    Pour l’ensemble du dossier, voir Archives of the Holocaust, t. 11, 2e partie, p. 55 sq.
  • [70]
    Sur la réorganisation du SD, voir Michael Wildt, Die Judenpolitik des SD…, p. 25, 73 sq. Je souhaite exprimer mes remerciements au Dr Wildt et au Dr Norbert Frei qui m’ont donné accès à cette étude avant sa publication.
  • [71]
    Sur la structure administrative du SD en 1936-1937, voir Ulrich Herbert, Best. Biographische Studien, p. 578 ; et aussi Klaus Drobisch, « Die Judenreferate… », p. 239-240. Sur la précision apportée par Wisliceny, voir Hans Safrian, Die Eichmann-Männer, p. 26.
  • [72]
    Sur l’expansion et l’organisation de la Gestapo, voir Johannes Tuchel et Reinhold Schattenfroh, Zentrale des Terrors.
  • [73]
    Ulrich Herbert, Best. Biographische Studien, p. 187.
  • [74]
    Sur les thèmes abordés à la réunion, voir Michael Wildt, Die Judenpolitik des SD…, p. 45 sq.
  • [75]
    II 112 à II 11, 15 juin 1937, Sicherheitsdienst des Reichsführers SS, SD-Hauptamt, Abt. II 112, microfilm MA-554, IfZ, Munich. Il est difficile de dire sur quelle « preuve » concrète se fondait le SD pour établir des liens si fantaisistes.
  • [76]
    Ibid.
  • [77]
    Klaus Drobisch, « Die Judenreferate… », p. 242.
  • [78]
    Ibid., ainsi que Götz Aly et Karl-Heinz Roth, Die restlose Erfassung…, p. 77-79.
  • [79]
    Michael Wildt, Die Judenpolitik des SD…, p. 134.
  • [80]
    Shlomo Aronson, Reinhard Heydrich und die Frühgeschichte…, p. 275.
  • [81]
    Reinhard Heydrich, Wandlungen…
  • [82]
    Michael Wildt, Die Judenpolitik des SD…, p. 33.
  • [83]
    Ibid., p. 66-67. Des extraits de ce document ont été publiés précédemment in Susanne Heim, « “Deutschland muss… ».
  • [84]
    Hans Safrian, Die Eichmann-Männer, p. 28.
  • [85]
    SD, Région principale Rhin, au commandant du SD, région principale Fulda-Werra, 18 septembre 1937, archives Himmler, microfilm 270, rouleau 2, LBI, New York, microfilm 133g.
  • [86]
    Le commandant du camp de concentration, Columbia, à l’inspecteur des camps de concentration, le Gruppenführer SS Eicke, 28 janvier 1936, SS-Standort Berlin, microfilm MA-333, IfZ, Munich.
  • [87]
    Le commandant des sections Tête de mort de la SS au chef du bureau du personnel de la SS, 30 janvier 1936, ibid.
  • [88]
    Le chef du bureau du personnel au Standortführer SS, Berlin, 4 février 1936, ibid.
  • [89]
    Martin Broszat, « Nationalsozialistische Konzentrationslager… », p. 75.
  • [90]
    Ibid., p. 173-174.
  • [91]
    Ibid., p. 78-79.
  • [92]
    Ibid., p. 81.
  • [93]
    Ibid., p. 81-82.
  • [94]
    Michael R. Burleigh et Wolfgang Wippermann, The Racial State, p. 116.
  • [95]
    Ibid., p. 119-120. Pour des détails sur la recherche de Ritter, voir en particulier Michael Zimmermann, Verfolgt, vertrieben, vernichtet…, p. 25 sq.
  • [96]
    Pour des détails sur les camps de tsiganes, voir en particulier Sybil Milton, « Vorstufe zur Vernichtung… », p. 121 sq.
  • [97]
    Michael Burleigh et Wolfgang Wippermann, The Racial State, p. 191.
  • [98]
    Ibid., p. 196.
  • [99]
    Ibid., p. 197.
  • [100]
    Martin Broszat et Elke Fröhlich, Alltag und Widerstand…, p. 466.
  • [101]
    Ibid., p. 450 sq.
  • [102]
    Ibid., p. 461.
  • [103]
    Ibid., p. 463.
  • [104]
    Ibid., p. 475-476.
  • [105]
    Pour l’enquête la plus complète à ce sujet, voir Reiner Pommerin, Sterilisierung der « Rheinlandbastarde »…
  • [106]
    Ibid., p. 44 sq.
  • [107]
    Dokumente des Verbrechens…, t. 2, p. 83 sq.
  • [108]
    Ibid., p. 122 sq. Également Reiner Pommerin, Sterilisierung der « Rheinlandbastarde »…, p. 71 sq.
  • [109]
    Michael Burleigh et Wolfgang Wippermann, The Racial State, p. 130.
  • [110]
    Représentant du Führer (chef d’état-major) à tous les Gauleiter, 30 mars 1936, Stellvertreter des Führers (Anordnungen…), Db 15.02, IfZ, Munich.
  • [111]
    Sur la politique de stérilisation, voir les études déjà mentionnées de Bock, Proctor, Schmuhl et autres, ainsi que Henry Friedlander, The Origins of Nazi Genocide…, p. 23 sq.
  • [112]
    Michael R. Burleigh, Death and Deliverance…, p. 43.
  • [113]
    Ibid., p. 187.
  • [114]
    Id. et Wolfgang Wippermann, The Racial State, p. 154.
  • [115]
    Ibid.
  • [116]
    Ernst Klee, « Euthanasie » im NS-Staat…, p. 62. D’après Hans-Walter Schmuhl, des malades mentaux furent tués entre 1933 et 1939 du fait d’initiatives locales. Hans-Walter Schmuhl, Rassenhygiene…, p. 180.
  • [117]
    Ibid., p. 61. L’attitude de ces pasteurs ne doit pas cacher le fait que, dès le début, même la politique de stérilisation rencontra le plus souvent l’opposition silencieuse, mais néanmoins manifeste, de la population, en particulier dans les régions catholiques. Voir Dirk Blasius, « Psychiatrischer Alltag… », p. 373-374.
  • [118]
    Ernst Klee, « Euthanasie » im NS-Staat…, p. 67.
  • [119]
    Michael R. Burleigh et Wolfgang Wippermann, The Racial State, p. 142 ; Michael R. Burleigh, Death and Deliverance, p. 93-96 ; Henry Friedlander, The Origins of Nazi Genocide…, p. 39.
  • [120]
    Martin Höllen, « Episkopat und T4 », p. 84-85 ; Gitta Sereny, Into that Darkness…, p. 64 sq. (Au fond des ténèbres…).
  • [121]
    Martin Höllen, « Episkopat und T4 » ; Gitta Sereny, Into that Darkness…, p. 67-68.
  • [122]
    Ibid., p. 68-69. Burleigh doute de la fiabilité du témoignage de Hartl mais ne remet pas en question l’existence du mémorandum Mayer. Voir Michael R. Burleigh, Death and Deliverance…, p. 175.
  • [123]
    Carl von Ossietzky était un journaliste allemand de gauche et un pacifiste passionné. Il reçut le prix Nobel de la paix en 1935, alors qu’il était détenu au camp de concentration de Sachsenhausen. Relâché, il mourut en 1938.

Au début de 1937, à l’issue d’une réunion sur les affaires des Églises, où Hitler avait exposé une fois de plus sa vision historique du monde, Goebbels écrivit dans son journal : « Le Führer explique le christianisme et le Christ. Lui aussi [le Christ] voulut se dresser contre la domination mondiale des juifs. Les juifs l’ont crucifié. Mais Paul a déformé sa doctrine et déstabilisé la Rome antique. Le juif dans le christianisme. Marx en a fait autant sur l’esprit de la communauté allemande, avec le socialisme. » Le 30 novembre de la même année, Goebbels transcrit dans son journal une remarque bien plus inquiétante : « Longue discussion [avec Hitler] sur la question juive […]. Les juifs doivent partir d’Allemagne, en fait de toute l’Europe. Il faudra peut-être du temps, mais cela doit se faire et se fera. Le Führer y est absolument résolu. » Comme ce que Hitler avait déclaré à Walter Gross en 1935, sa prophétie de 1937 laissait augurer un conflit : elle ne pouvait s’accomplir que dans le contexte d’une guerre.
Le 7 mars 1936, la Wehrmacht était entrée en Rhénanie, entamant une nouvelle phase de l’histoire de l’Europe. Elle amorçait une longue suite d’actes d’agression et de dénonciation de traités de la part de l’Allemagne, qui, en moins de trois ans, allait conduire au déclenchement d’une nouvelle conflagration.
La démilitarisation de la rive gauche du Rhin, si vitale pour la France, avait été entérinée par les traités de Versailles (1919) et de Locarno (1925), les garants d…


Date de mise en ligne : 05/10/2022

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