Traduire et transmettre le Sefer Ha-Zohar en français
- Par Jean Baumgarten
Pages VII à XIX
Citer ce chapitre
- BAUMGARTEN, Jean,
- Traduite, établie et présentée par SEBBAN, Michaël,
- Baumgarten, Jean.
- Baumgarten, J.
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- Traduite, établie et présentée par SEBBAN, Michaël,
Notes
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[1]
D’après Isaïe 29, 11.
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[2]
British Library MS Sloane 1410 (627 folios). Voir François Secret, Le Zôhar chez les kabbalistes chrétiens de la Renaissance, Paris, Mouton, 1964 ; Judith Weiss, « Some Paleographical Issues Relating Guillaume Postel’s First Latin Zohar Translation and Commentary », Revue des études juives, 1-2, 175, 2016, p. 135-146 ; id., Mashiaḥ notsri-kabbali ba-renesans : giyom postl ve-sefer ha-zohar, Tel-Aviv, Hakibbutz Hameuchad, 2016 ; id., « Guillaume Postel’s Idea of the Zohar », Aries, 2, 19, 2019, p. 248-263.
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[3]
Anne-Marie Baron, Balzac occulte, Lausanne, L’Âge d’homme, 2012.
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[4]
Voir, notamment, les poésies dénommées « Mysticisme » dans les Petits Châteaux de Bohême (1852).
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[5]
Se référer, entre autres, à son roman Là-bas (1891). Voir Joris-Karl Huysmans, Là-bas, édition présentée et annotée par Yves Hersant, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1985.
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[6]
Éliphas Lévi, Le Livre des splendeurs contenant Le Soleil judaïque, La Gloire chrétienne et L’Étoile flamboyante : études sur les origines de la Kabbale, Paris, Chamuel, 1894.
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[7]
Il n’existe, par exemple, à Paris aucune institution universitaire dans laquelle la Kabbale est enseignée et étudiée. L’œuvre de Moïse Cordovéro et la pensée d’Isaac Louria restent encore largement inconnues, faute, notamment, d’une traduction de parties du Ets Hayyim (1572) de son disciple Hayyim Vital.
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[8]
Edmond Fleg publia dans sa collection « Judaïsme » des extraits du Zohar : Le Livre du Zohar. Pages traduites du chaldaïque par Jean de Pauly, avant-propos par Edmond Fleg, Paris, Rieder, 1925, 1927 (le livre fut réédité : La Cabbale : pages classées du Zohar, traduit par Jean de Pauly, préface par Edmond Fleg, Paris, Éditions du Chant nouveau, 1946). Fleg écrit dans son introduction : « Je ne prétends point, en publiant ce volume, initier le lecteur à tous les mystères de la Cabbale, ce dont je serais d’ailleurs fort empêché. Je désire simplement mettre et présenter en ordre quelques-unes des pages les plus belles du Zohar, afin de donner une première idée de la mystique juive à ceux qui n’en connaissent encore rien. »
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[9]
Paul Vulliaud, Traduction intégrale du Siphra di-Tzêniutha, le Livre secret. Ouvrage essentiel du Sepher Ha-Zohar comprenant deux versions : l’une littérale, l’autre paraphrasée, avec notes critiques et commentaires initiatiques ; augmentée d’une préface contenant l’historique de la traduction française du Zohar par Jean de Pauly, avec une appréciation motivée sur l’esprit de ladite traduction, et de nouvelles considérations sur l’antiquité du Zohar, Paris, E. Nourry, 1930. La traduction est précédée d’une longue introduction qui, entre autres, retrace d’une manière critique la genèse du travail de De Pauly.
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[10]
Le rabbin Isidore Loeb pouvait ainsi déclarer dans la Revue des études juives (V, 1882, p. 128-129) : « La Cabbale est relativement moderne, elle n’a jamais acquis dans le judaïsme une autorité sérieuse et, quoique très populaire dans certains cercles ou à certaines époques, son action sur le judaïsme a été à peu près nulle et ne s’est portée que sur des objets de nulle importance. » Cette appréciation négative s’inscrit dans divers courants, notamment rabbinique et rationaliste, qui rejetaient la Kabbale comme ne faisant pas partie intégrante du judaïsme.
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[11]
Adolphe Franck, La Kabbale ou la Philosophie religieuse des Hébreux, Paris, Hachette, 1843 ; rééd. 1892.
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[12]
Moshe Idel, La Cabale, nouvelles perspectives, traduite par Charles Mopsik, Paris, Cerf, 1998, p. 37.
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[13]
Adolphe Franck, La Kabbale ou la Philosophie religieuse des Hébreux, op. cit., 1892, p. 35.
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[14]
Le Zohar. Le Livre de la splendeur, extraits choisis et présentés par Gershom Scholem, traduits de l’anglais par Édith Ochs, Paris, Seuil, 1980. Parmi une œuvre abondante et fondamentale, mentionnons Les Grands Courants de la mystique juive, traduit par M.-M. Davy, Paris, Payot, 1983 ; La Kabbale, une introduction, origines, thèmes et biographies, préface par Joseph Dan, traducteurs multiples, Paris, Cerf, 1998.
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[15]
On trouve de nombreux extraits du Zohar traduits en anglais dans Isaiah Tishby, Mishnat ha-Zohar, édité et traduit par Y. F. Lachower et I. Tishby, Jérusalem, Mossad Bialik, 2 vol., 1949-1961 (traduction anglaise : The Wisdom of the Zohar : Anthology of Texts, édité par F. Lachower et I. Tishby, textes choisis et commentés par I. Tishby, traduits par D. Goldstein, Oxford, Oxford University Press for The Littman Library, 3 vol., 1989).
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[16]
Georges Vajda, Recherches sur la philosophie et la Kabbale dans la pensée juive du Moyen Âge, Paris-La Haye, Mouton, 1962.
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[17]
Paul Fenton, Sêfer Yesîrâh, ou Le Livre de la Création. Exposé de cosmogonie hébraïque ancienne, Paris, Rivages, coll. « Rivages-poche », 2002 ; Juda ibn Malka, La Consolation de l’expatrié spirituel, traduit de l’hébreu par Paul Fenton, précédé de Georges Vajda, Les Commentaire du Sefer Yesîrâh, Paris, Éditions de l’éclat, 2008.
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[18]
Le Zohar, traduit de l’araméen, introduction et notes par Charles Mopsik, Lagrasse, Verdier, 7 vol., 1981-2000 (Genèse : t. I à IV ; le livre de Ruth ; Cantique des cantiques ; Lamentations). Charles Mopsik a créé la collection « Les dix paroles » dans laquelle de nombreux textes de la tradition juive ont été édités, dont, entre autres, Le Palmier de Débora de Moïse Cordovéro, édition, traduction, introduction et commentaires de Charles Mopsik, Lagrasse, Verdier, 1985.
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[19]
Charles Mopsik, Les Grands Textes de la cabale, les rites qui font Dieu, Lagrasse, Verdier, 1993.
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[20]
Daniel C. Matt, Nathan Wolski et Joel Hecker (éd. et trad.), The Zohar : Pritzker Edition, 12 vol., Stanford, Stanford University Press, 2004-2016.
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[21]
Yehuda Liebes, « How the Zohar Was Written », Studies in the Zohar, traduit par Arnold Schwartz, Stephanie Nakache et Penina Peli, Albany, State University of New York Press, 1992, p. 88.
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[22]
Abraham Aboulafia, Lumière de l’intellect (‘Or ha-Sekhel), texte hébreu édité, traduit et présenté par Michaël Sebban, Paris, Éditions de l’éclat, 2021.
Ces dernières décennies, nombre de traductions et commentaires de textes de la tradition rabbinique ont été édités. Une bibliographie exhaustive montrerait qu’on peut trouver à présent en langue française une grande diversité de ces textes. La multiplication des traductions et des éditions critiques témoigne de l’évolution du contexte général. Longtemps confiné dans une sorte de ghetto culturel, uniquement accessible aux savants, hébraïsants et amateurs éclairés, ce corpus de textes juifs est aujourd’hui devenu plus facile à consulter, lire et étudier. Il est considéré comme un patrimoine textuel fondamental, une contribution majeure à la culture, principalement européenne, de même qu’il témoigne d’une meilleure connaissance et reconnaissance du domaine des études juives au sein des sciences humaines.
Le Sefer Ha-Zohar, par contre, le texte majeur des traditions mystiques juives, est resté longtemps dans l’ombre ; il continue à être associé au secret, à des mystères et arcanes impénétrables. Beaucoup de gens l’évoquent, aiment à en discuter et gloser sur les énigmes qu’il renferme, mais peu l’ont lu et ont analysé sa langue – l’araméen médiéval –, son organisation interne et la structure des traités. Il demeure encore, dans sa matérialité complexe, très largement méconnu, voire inconnu, ou bien étudié dans des cercles restreints de spécialistes et des petits cénacles d’initiés. La Bible hébraïque, les Midrashim, les deux Talmuds de Babylone et de Jérusalem, certes encore dans une faible mesure, semblent, grâce à des traductions récentes, plus approchables et consultables…
Date de mise en ligne : 27/05/2026
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