Chapitre d’ouvrage

L’inconscient et la Bête

Pages 9 à 24

Citer ce chapitre


  • Lempert, B.
(2009). L’inconscient et la Bête. Le Tueur sur un canapé jaune : Les rêves et la mémoire traumatique (p. 9-24). Le Seuil. https://shs.cairn.info/le-tueur-sur-un-canape-jaune-les-reves-et-la-memoire-traumatique--9782020940153-page-9?lang=fr.

  • Lempert, Bernard.
« L’inconscient et la Bête ». Le Tueur sur un canapé jaune Les rêves et la mémoire traumatique, Le Seuil, 2009. p.9-24. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-tueur-sur-un-canape-jaune-les-reves-et-la-memoire-traumatique--9782020940153-page-9?lang=fr.

  • LEMPERT, Bernard,
2009. L’inconscient et la Bête. In : Le Tueur sur un canapé jaune Les rêves et la mémoire traumatique. Paris : Le Seuil. La Couleur des idées, p.9-24. URL : https://shs.cairn.info/le-tueur-sur-un-canape-jaune-les-reves-et-la-memoire-traumatique--9782020940153-page-9?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Charlotte Beradt, Rêver sous le IIIe Reich, traduit de l’allemand par Pierre Saint-Germain, Paris, Payot, 2002.
  • [2]
    Ibid., p. 37.
  • [3]
    Ibid., p. 37-38.
  • [4]
    Ibid., p. 38-39.
  • [5]
    Ibid., p. 51.
  • [6]
    Ibid., p. 52.
  • [7]
    Ibid., p. 74.

Voici ce qu’on peut lire sur la quatrième de couverture du livre de Charlotte Beradt, Rêver sous le IIIe Reich :
« Selon Walter Benjamin, rendre compte d’une époque, c’est aussi rendre compte de ses rêves. Charlotte Beradt (1901-1986), opposante de la première heure au régime hitlérien, conçut dans une volonté de résistance une étrange entreprise, comme si elle avait voulu appliquer le principe benjaminien. De 1933 à 1939, elle décida de recueillir les rêves de femmes et d’hommes ordinaires afin de mesurer combien le nouveau régime “malmenait les âmes”. Convaincue de ce que ce matériel serait riche d’enseignements sur les affects et les motifs des êtres qui subissent l’insertion dans le mécanisme totalitaire, elle rassembla trois cents rêves. Ce n’est qu’en 1966, longtemps après son propre exil, qu’elle décida de tirer une œuvre de cette curieuse expérience. »
Les rêves cités et commentés par Charlotte Beradt se déroulent entièrement dans la sphère du traumatisme. La raison en est évidente : la mise en place d’un régime totalitaire fait que la réalité tout entière devient traumatique. Dans le totalitarisme, le réel est comme un immense trauma ; et la réciproque va de soi : dans ce monde-là, le trauma, c’est le réel. Mais ces rêves ne s’inscrivent pas dans une mémoire, puisqu’ils sont contemporains de la violence à laquelle ils s’affrontent – qu’ils expriment de la résistance, ou qu’ils manifestent toutes les étapes allant du compromis à la compromission, jusqu’à la soumission, ou bien qu’ils traduisent une tension puissante entre ces deux mouvements contradictoires…


Date de mise en ligne : 16/09/2022

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