Chapitre d’ouvrage

En mémoire de Claude Esteban

Pages 258 à 260

Citer ce chapitre


  • Canavaggio, J.
(2014). En mémoire de Claude Esteban. Dans
  • Sous la direction de X. Bruel,
  • P. Giraud,
  • A. Guillaume-Alonso,
  • C. Jouishomme
Le Travail du visible : Claude Esteban et les arts plastiques (p. 258-260). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.bruel.2014.01.0258.

  • Canavaggio, Jean.
« En mémoire de Claude Esteban ». Le Travail du visible Claude Esteban et les arts plastiques, Hermann, 2014. p.258-260. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-travail-du-visible--9782705683641-page-258?lang=fr.

  • CANAVAGGIO, Jean,
2014. En mémoire de Claude Esteban. In :
  • Sous la direction de BRUEL, Xavier,
  • GIRAUD, Paul-Henri,
  • GUILLAUME-ALONSO, Araceli,
  • JOUISHOMME, Christine,
Le Travail du visible Claude Esteban et les arts plastiques. Paris : Hermann. Hors collection, p.258-260. DOI : 10.3917/herm.bruel.2014.01.0258. URL : https://shs.cairn.info/le-travail-du-visible--9782705683641-page-258?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.bruel.2014.01.0258


Si j’ai accepté l’honneur de contribuer à cet ouvrage, c’est parce que je suis l’un de ceux dont la première rencontre avec Claude Esteban remonte le plus loin dans le temps. D’autres l’ont sans doute connu plus intimement ; mais je ne crois pas que nous soyons nombreux à nous prévaloir d’une amitié de plus d’un demi-siècle, et ce que je voudrais simplement marquer, en guise de témoignage, ce sont quelques jalons de ce parcours brutalement interrompu en 2006.
C’est à l’automne 1953 que j’ai fait la connaissance de Claude. Je venais d’entrer en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, où il m’avait précédé d’un an. Nous faisions partie du petit groupe d’hispanisants qui, toutes années réunies, suivaient l’enseignement de Pierre Darmangeat. Claude n’envisageait pas alors de se consacrer aux lettres espagnoles. Il se voulait historien et, une fois entré rue d’Ulm, il boucla sa licence d’histoire avant de changer d’orientation. Mais ce goût de l’Espagne lui venait de ses origines, dont il parlera plus tard admirablement dans Le partage des mots. Le choix qu’il avait fait de l’espagnol, en entrant en hypokhâgne, ne fut pas étranger à son succès au concours : Marcel Bataillon, qui siégeait pour la dernière fois au jury, remarqua ce candidat qui, au bout d’un an, abandonna pour les études hispaniques l’histoire et surtout la géographie, qu’il ne prisait guère. Entre temps, je l’avais rejoint et, après avoir obtenu notre licence, nous nous retrouvâmes l’un et l’autre à Madrid pour entreprendre notre diplôme d’études supérieures…


Date de mise en ligne : 06/01/2026

https://doi.org/10.3917/herm.bruel.2014.01.0258

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