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Voix singulières en quête de symphonie

Pages 101 à 113

Citer ce chapitre


  • Ksikes, D.
(2016). Voix singulières en quête de symphonie. Dans
  • F. Aït Mous
  • et D. Ksikes
Le tissu de nos singularités : Vivre ensemble au Maroc (p. 101-113). En toutes lettres. https://doi.org/10.3917/etl.aitmo.2016.01.0101.

  • Ksikes, Driss.
« Voix singulières en quête de symphonie ». Le tissu de nos singularités Vivre ensemble au Maroc, En toutes lettres, 2016. p.101-113. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-tissu-de-nos-singularites--9789954369913-page-101?lang=fr.

  • KSIKES, Driss,
2016. Voix singulières en quête de symphonie. In :
  • AÏT MOUS, Fadma
  • et KSIKES, Driss,
Le tissu de nos singularités Vivre ensemble au Maroc. Casablanca : En toutes lettres. Les Presses de l'université citoyenne, p.101-113. DOI : 10.3917/etl.aitmo.2016.01.0101. URL : https://shs.cairn.info/le-tissu-de-nos-singularites--9789954369913-page-101?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/etl.aitmo.2016.01.0101


Notes

  • [1]
    Expression lancée par le parti islamiste Parti de la justice et du développement (PJD), dès 2012, reprenant le vieux slogan de lfan lmoultazim (art strict) et relayée dès lors par des voix conservatrices.
  • [2]
    Jeune réalisateur et scénariste, auteur aussi du court métrage, Carcasse (2007).
  • [3]
    Rappeur condamné deux fois à la prison, relaxé en 2014. Pour plus de détails, lire sur le lien : http://telquel.ma/2012/02/22/mouad-l7a9ed-libre-lautre-notre-maroc-gagne_419
  • [4]
    Jeune rappeur condamné qui se dit « blacklisté » depuis sa sortie (voir TelQuel, N°699, p. 10).
  • [5]
    Écrite à partir d’un atelier collectif dirigé par Maha Sano et mise en scène par Naïma Zitane.
  • [6]
    Pièce de théâtre d’Eve Ensler, créée en 1996, qui connut un grand succès à Broadway, puis dans le monde entier.
  • [7]
    Robert Darnton, De la censure, Paris, Gallimard, 2014, p. 12.
  • [8]
    Publié initialement en 1973 en anglais, dans une traduction de Paul Bowles, puis en 1980 en français, traduit par Tahar Ben Jelloun, il sera interdit au Maroc entre 1983 et 2000.
  • [9]
    Publié en 1954, il a valu à son auteur une critique acerbe et un rejet de l’intelligentsia marocaine pour sa critique, en pleines luttes pour l’Indépendance, des archaïsmes de la société patriarcale.
  • [10]
    Walter Benjamin, « Problème de sociologie du langage », in Œuvres III, Paris, Gallimard, 2000, p. 43.
  • [11]
    Roland Barthes, Le bruissement de la langue, Paris, Seuil, 1993
  • [12]
    Poète et traducteur roumain de langue allemande (1920-1970).
  • [13]
    Extrait de sa correspondance avec son épouse, Gisèle de Lestrange, 2001 (référence ?).
  • [14]
    Terme générique qui désigne un court poème, dit tamawayt, timnadin ou taguezzoum avec la particularité d’être composé de deux vers.
  • [15]
    Milan Kundera, Le rideau, Paris, Gallimard, 2005.
  • [16]
    Ibid.
  • [17]
    Arles, Actes Sud, Papiers, 2013.
  • [18]
    Jeune Afrique, 30 mars 1994.
  • [19]
    Thèse de doctorat soutenue en 2004, sous le titre : L’oralité dans le théâtre contemporain : Herbert Achternbusch, Pierre Guyotat, Valère Novarina, Jon Fosse, Daniel Danis, Sarah Kane, non publiée.
  • [20]
    Mise en scène par Tayeb Saddiki en 1970 et reprise par Mohamed Zouheir en 2012.
  • [21]
    Transplantée (transposée ?) en darija, à partir de Maître Puntila et son valet Mati de Bertold Brecht, mise en scène par Abdelouahed Ouzri en 1988.
  • [22]
    Transplantée à partir d’En attendant Godot de Samuel Beckett, en 1984.
  • [23]
    Acteur, compositeur et chanteur.
  • [24]
    Adapté à partir d’un workshop réel.
  • [25]
    Concept forgé par Jacques Lacan.
  • [26]
    Abdelfattah Kilito, Je parle toutes les langues mais en arabe ; Arles, Actes Sud, 2013. Ce titre est adapté d’une expression de Franz Kafka : Je parle toutes les langues mais en yiddish.
  • [27]
    Auteur marocain (1917-2010).
  • [28]
    Toutes les citations sont extraites d’entretiens ou d’interventions des auteurs cités.
  • [29]
    Virginia Woolf, L’Art du Roman, préface d’Agnès Desarthe, traduction de l’anglais de Rose Celli, Signatures/Points, 2009, p. 12.
  • [30]
    Jacques Berthoud, Joseph Conrad : Au coeur de lœuvre ; Criterion 1992.
  • [31]
    Poète anglais romantique (1795-1821).
  • [32]
    John Keats, To J. H. Reynolds (19 février 1818) ; p. 232 (trad. Cit, p.58), in Jacques Rancière, Le fil perdu ; Ed. La fabrique, 2014.
  • [33]
    Titre original : A Confederacy of Dunces. Il a été publié onze ans après le suicide de l’auteur, en 1980.
  • [34]
    Journaliste et écrivain allemand (1884-1968)
  • [35]
    Initialement publié aux éditions Al Kalam en 1990 puis réédité en 2012 chez Verdier (Paris) et Dar Al Kitab (Casablanca).
  • [36]
    Ingénieur, journaliste, romancier (1946-2008), auteur de Demoiselles de Numidie (L’Aube, 1992), il est découvert par le critique Salim Jay qui permet la publication de ses œuvres de fiction à partir de 2006 aux éditions de La différence.
  • [37]
    N°554, Avril 2015.
  • [38]
    In Je parle toutes les langues mais en arabe, op. cit.

En mettant côte à côte les polémiques sur « l’art propre » au Maroc, qui ont pris de l’ampleur ces dernières années, je réalise à quel point la contestation du recours à la langue populaire est récurrente. En 2009, le film Casanegra de Noureddine Lakhmari est jugé, dans les réseaux sociaux, choquant à cause « des mots crus qu’on n’a pas l’habitude d’entendre » mais cela n’entrave pas outre mesure sa carrière dans les salles. La même année, le court métrage d’Ismaël El Iraki, Hrash, dont les mots trash sont considérés par quelques internautes comme « immoraux », se voit privé de visa d’exploitation pour une phrase impudente au sujet du Sahara.
En 2012, le rappeur Mouad Belghouat, alias El Haqed, est condamné une première fois à un an de prison, par un subterfuge judiciaire, et officieusement pour ses textes jugés politiquement incorrects et irrévérencieux. Deux ans plus tard, un autre rappeur, Mr Crazy subit le même sort pour « propos immoraux ». Dans la foulée, la pièce de théâtre, Dialy, version marocaine des Monologues du vagin, a été lâchement attaquée pour usage d’une langue intime impropre à partager hors de l’espace privé et, dans la foulée, privée de plusieurs représentations par mesures dites « prudentielles ». Enfin, en 2015, le long métrage de Nabil Ayouch, Ezzine Lli fik (Much loved), un docu-fiction sur la prostitution à Marrakech dont les rushs ont été piratés en ligne, est totalement interdit dans les salles marocaines, en partie, pour son usage excessif d’une « langue de putes » (sic)…


Date de mise en ligne : 20/07/2022

https://doi.org/10.3917/etl.aitmo.2016.01.0101

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