Le geste du serment
- Par Agnès Schreiner
Pages 169 à 173
Citer ce chapitre
- SCHREINER, Agnès,
- Edité par VERDIER, Raymond,
- Schreiner, Agnès.
- Schreiner, A.
- Edité par R. Verdier
https://doi.org/10.3917/cnrs.verdi.1992.02.0169
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- Schreiner, A.
- Edité par R. Verdier
- Schreiner, Agnès.
- SCHREINER, Agnès,
- Edité par VERDIER, Raymond,
https://doi.org/10.3917/cnrs.verdi.1992.02.0169
Notes
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[1]
E.J. ANNEVELDT, « De devaluatie van de eed », Nederlands juristenblad, 13 juni 1981, afl. 24, p. 626 : « Zodoende wordt de eedsaflegging iets wat er nu eenmaal bijhoort maar als zinledig wordt ervaren. »
-
[2]
Id. : « (...) eedsafleggingen zijn verworden tot rituele handelingen, waarvan de goede zin tenminste discutabel is. »
-
[3]
Id. : « Daardoor (door de herhaling) verliest het ritueel van de beediging veel van de beoogde indrukwekkendheid. » ANNEVELD dit que de même cela est dû aux formules verbeuses et archaïques (omslachtige en ouderwetse eedsformulieren).
-
[4]
Th. M. de Jongh, « Eedsgebaar en eedsformulier », Weekblad voor Privaat- en Notarieel Recht (WPNR), nr 5482 en 5483 (1979), p. 370 noot 52 : « Nee, Edelachtbare : één God, één vinger ! »
-
[5]
Aux Pays-Bas j’ai trouvé deux recherches faites respectivement par un notaire et par un juge. Cf. DE JONGH, op. cit. et G. OVERDIEP, Ons eedsgebaar, Quint Gouda, Arnhem, 1986.
-
[6]
DE JONGH, op. cit.
-
[7]
OVERDIEP, op. cit., p. 43-45. Cette conclusion est faite très prudemment, car son auteur ne put se référer qu’aux deux sources vieux-catholiques :L.C. VALCKENAER, Dissertatio philologica, de ritibus in iurando a veteribus, Hebrais maxime et Graecis, observatis, 1735 ; Jacobus Lydius, Dissertatio philologico-theologica de juramento, 1698.
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[8]
OVERDIEP, ibid.
-
[9]
A. GARAPON, L’âne portant des reliques. Essai sur le rituel judiciaire, Paris, Centurion, 1985, p. 113.
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[10]
GARAPON, id., p. 114.
-
[11]
DE JONGH, op. cit., p. 371 : « dat het gebaar van de opgeheven hand bij de zwerende een verwijzing is naar de hemel, bedoeld om de mens ten overstaan van wie de eed wordt afgelegd de zekerheid te geven, dat de ander een goddelijke getuige van zijn waarheid bij zich heeft. »
-
[12]
Cf. DE JONGH, ibid.
-
[13]
G.E. LAGERWAARD, « Het eedsbegrip », Algemeen Politieblad, 26 maart 1977 (nr. 7), p. 156 : « Er steekt intussen iets immoreels in de eed. Hij is de erkenning van het leugenachtige karakter van de mensenwereld en is een uiterste poging hier iets tegen te doen. De eedsaflegging behoort eigenlijk niet nodig te zijn, maar wordt door velen als uiterste middel van waarachtigheidsgarantie onvermijdelijk geacht. Dat et o.a. vanwege dit immorele karakter van de eed ook bedenkingen tegen zijn toepassing zijn gerezen, zal niemand verbazen. »
Cela fait plus d’un siècle que l’on parle de serment aux Pays-Bas. On ne tend pas à l’abolition du serment. On veut le garder et même accroître sa garantie mais on discute sur son essence.
A la fin du siècle dernier la situation assez hypocrite dans laquelle une personne sans religion était obligée de jurer en prononçant la formule « ainsi Dieu tout-puissant me soit en aide » devint patente. Cette obligation générale rendait le serment insignifiant et lui faisait perdre sa valeur. On trouva la solution par l’insertion d’alternatives, c’est-à-dire la promesse et la déclaration, dans le système des lois en 1916 et des équivalents en 1971. De cette façon, le serment fut sauvé aux yeux des religieux.
Actuellement c’est la prestation répétitive du serment qui fait craindre le risque « que la prestation du serment soit en train de devenir une chose habituelle et qu’on la voie comme une chose insignifiante ». On redoute un effet de dévaluation venant de ce serment répété. Les prestations du serment « ont dégénéré jusqu’à devenir des actions rituelles, dont le bon sens serait discutable ». L’abolition de l’obligation de jurer pour des gens qui le font fréquemment, c’est-à-dire les témoins-experts, devrait résoudre ce problème.
Devrons-nous constater que l’on veut abolir le serment, mais non le rituel ? Cette constatation paraît être tout à fait simple, mais elle ne l’est pas. Un auteur qui est préoccupé par la dérive du serment vers l’action rituelle, apparaît aussi comme le défenseur du rituel…
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