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Chapitre 3 - Les actes de délinquance ou la tentation de se rendre visible

Pages 71 à 116

Citer ce chapitre


  • Canonge, X.
(2014). Chapitre 3 - Les actes de délinquance ou la tentation de se rendre visible. Le regard de travers : Adolescence et délinquance (p. 71-116). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.canon.2014.01.0071.

  • Canonge, Xavier.
« Chapitre 3 - Les actes de délinquance ou la tentation de se rendre visible ». Le regard de travers Adolescence et délinquance, Armand Colin, 2014. p.71-116. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-regard-de-travers--9782200282233-page-71?lang=fr.

  • CANONGE, Xavier,
2014. Chapitre 3 - Les actes de délinquance ou la tentation de se rendre visible. In :
  • CANONGE, Xavier
  • et PEDINIELLI, Jean-Louis,
Le regard de travers Adolescence et délinquance. Paris : Armand Colin. Collection U, p.71-116. DOI : 10.3917/arco.canon.2014.01.0071. URL : https://shs.cairn.info/le-regard-de-travers--9782200282233-page-71?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.canon.2014.01.0071


Notes

  • [1]
    Nous choisissons le pluriel car nous distinguons lois sociales et Loi Symbolique. Nous développerons ce propos dans le chapitre « Les deux lois ».
  • [2]
    Nous entendons l’ensemble des savoirs techniques d’identification et de contrôle des individus : ADN, portait robot, internet, etc.
  • [3]
    La formulation de ces trois temps se réfère à la conclusion du texte « Le temps logique et l’assertion de certitude anticipée » (1945) dans les Écrits.
  • [4]
    Consentir même dans la contrainte à n’être que ça nous renvoie à ce que nous évoquions plus haut concernant la résolution de l’énigme de l’identité dans le premier chapitre. Ce consentement est donc jouissance, car il s’oppose au manque en refusant ce qui échappe au langage.

Poursuivons avec une étude plus approfondie de la fonction du délit. Dans tous les cas cliniques sur lesquels nous appuyons notre raisonnement, l’acte de délinquance inaugure la rencontre avec les adolescents. Contrairement à des actes « connus » de la littérature psychanalytique, introduits par Freud (1905, 1920b) et relus par Lacan (1962-1963), ceux que nous traitons ici sont interdits par la loi. Leur caractère illégal implique une intervention de la justice. Lorsqu’il s’agit d’un délit, le droit s’en empare le premier et, selon sa logique, en fait un objet juridique. Pour conserver notre spécificité, nous devons donc aller au-delà. Aussi, nous ne considérerons pas seulement l’acte comme une mauvaise intégration des normes et des lois sociales. Nous l’appréhenderons comme un phénomène psychique qui traduit une position inconsciente du sujet. La relation entre l’acte délictueux et l’inconscient étant relevée, deux particularités importantes se manifestent : la première est que le délit interroge les lois par la transgression et la seconde est de rendre son auteur visible. La part du visible et de l’image attire tout particulièrement notre attention.
Poursuivons avec la vignette clinique de Kévin.
Kévin est un adolescent de 14 ans placé dans un centre éducatif pour donner suite à de nombreux vols. Il repère le début de ses conduites délinquantes à son entrée dans l’adolescence, dès le collège. Il révèle avoir grandi dans un petit village où la même enseignante a suivi sa scolarité depuis le cours préparatoire jusqu’au CM2. Le jeune homme s…


Date de mise en ligne : 09/03/2016

https://doi.org/10.3917/arco.canon.2014.01.0071

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