8. Pour un monde citoyen
- Par José Bové
- et François Dufour
Pages 193 à 224
Citer ce chapitre
- BOVÉ, José
- et DUFOUR, François,
- Bové, José.
- et al.
- Bové, J.
- et Dufour, F.
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- Bové, J.
- et Dufour, F.
- Bové, José.
- et al.
- BOVÉ, José
- et DUFOUR, François,
Notes
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[43]
L’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), promu en 1997 par l’OCDE et les États-Unis, visait à libéraliser les investissements par-delà les frontières. Son adoption a été mise en échec par la large mobilisation des réseaux européens.
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[44]
Créée en 1986 à Cairns (Australie), ce groupe réunit quatorze pays exportateurs de produits agricoles et textiles (dont le Canada, l’Argentine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande) partisans de la libéralisation du commerce mondial.
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[45]
Créé en 1947, l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) a été remplacé le 1er janvier 1995 par l’Organisation mondiale du commerce, à la suite des accords de Marrakech.
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[46]
Selon laquelle tout accord préférentiel accordé à un pays doit automatiquement être étendu à tous les autres.
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[47]
Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.
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[48]
Le Codex alimentarius, créé en 1962 par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation) et l’OMS (Organisation mondiale de la santé), établit les normes et directives « dans le but de protéger la santé des consommateurs et d’assurer la loyauté des pratiques suivies dans le commerce des produits alimentaires ».
-
[49]
La CPE regroupe dix-huit organisations syndicales des différents pays européens.
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[50]
Rapport 1999 du Programme des Nations unies pour le développement.
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[51]
Pour les spécialistes : conditionnalité et plafonnement/modulation du soutien par l’établissement d’un quantum de production par actif agricole et par le plafonnement des aides directes quand il y en a.
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[52]
Ce projet prend pour nom Global Citizen Initiative.
L’accélération des échanges commerciaux depuis la chute du Mur de Berlin a provoqué une concentration planétaire des grandes entreprises. Cette véritable course de poids lourds n’épargne pas l’agriculture. L’avènement des biotechnologies a accéléré le phénomène. Une poignée de firmes agrochimiques transnationales tiennent entre leurs mains l’amont du marché alimentaire mondial. Leur pendant agroalimentaire, le marché aval. Comment définissez-vous la mondialisation ?
F.D. ? Je préférerais parler de « globalisation » plutôt que de « mondialisation », mais ce dernier mot est passé dans le langage comme symbole de tous les maux provoqués par la libéralisation effrénée des échanges. La mondialisation, c’est donc la volonté des libéraux de pouvoir disposer de la planète comme d’un vaste domaine commercial complètement déréglementé, non encadré, permettant d’échanger des marchandises sans retenue et sans référence à une dimension sociale, territoriale ou éthique. C’est une volonté hégémonique du commerce consistant à vouloir tout dévorer.
J.B. ? Les relations internationales sont fonction des techniques du moment, et du lieu dans lequel on s’inscrit. Sous l’Empire romain, le monde se résumait au Bassin méditerranéen. Puis il s’est élargi, au fil des découvertes des autres continents, jusqu’à la planète entière, créant une autre vision du monde, avec des échanges et des appropriations des espaces au profit du « centre » colonial, centre autodéclaré. C’est le rapport que va entretenir longtemps la vieille Europe, terre des découvreurs, avec les Amériques, les Caraïbes, l’Afrique, l’Océanie et, pour partie, l’Asie…
Date de mise en ligne : 02/04/2013
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