En contrepoint. L’espace migratoire méditerranéen et ses enjeux
Pages 427 à 437
Citer ce chapitre
- WIHTOL DE WENDEN, Catherine,
- BENSAÂD, Ali,
- Wihtol de Wenden, Catherine.
- Wihtol de Wenden, C.
- A. Bensaâd
https://doi.org/10.3917/kart.bensa.2009.01.0427
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- Wihtol de Wenden, C.
- A. Bensaâd
- Wihtol de Wenden, Catherine.
- WIHTOL DE WENDEN, Catherine,
- BENSAÂD, Ali,
https://doi.org/10.3917/kart.bensa.2009.01.0427
Notes
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[1]
Philippe Fargues, « Immigration : écoutons ce que nos voisins du sud ont à nous dire », in Med. 2006, L’année 2005 dans l’espace euro-méditerranéen, p. 221-224, IE Med/CIDOB, Barcelone, 2006.
-
[2]
Catherine Wihtol de Wenden, Faut-il ouvrir les frontières ?, Paris, Presses de Sciences Po, 1999 et Atlas des migrations dans le monde, Paris, Autrement, 2005.
-
[3]
Thomas Lacroix, Les associations marocaines de développement, Paris, Presses de Sciences-Po, 2005. Voir aussi Alexis Borev, « 10 ans de partenariat : bilan “mitigé” », et Catherine Wihtol de Wenden « Questions migratoires », in dossier « Euro-Méditerranée. Enjeux et défis », Après-demain, avril-septembre 2006.
-
[4]
Sylvain Brouard, Vincent Tiberj, Français comme les autres, Paris, Presses de Sciences-Po, 2005. Voir aussi Catherine Wihtol de Wenden, « L’intégration des populations de culture musulmane en France. Trente ans d’évolution », in Mohammed Arkoun (dir.), Histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen Age à nos jours, Paris, Albin Michel, 2006, p. 800-821.
Gibraltar, Melilla et Ceuta, Lampedusa, les îles Canaries : ces portes de l’Europe où affluent des clandestins africains subsahariens donnent l’image d’une Europe assiégée qui peine à contrôler ses frontières sur la rive nord de la Méditerranée, tout en persistant à afficher la fermeture, tandis qu’au sud elle cherche à associer les pays de transit parfois devenus pays d’immigration au contrôle des flux en en faisant les garde-frontières de la forteresse Europe.
Depuis ces cinq dernières années, l’Europe est devenue le premier pôle d’immigration du monde, avec trois millions d’entrées nettes en 2005 contre 1,2 million aux États-Unis et au Canada et un stock de près de trente millions d’immigrés dont une majorité de non communautaires sur son territoire. À l’exception de quatre pays (Pologne, pays baltes), tous les États de l’Union européenne sont des pays d’immigration et ont un solde migratoire positif (plus d’entrées que de sorties). En l’espace de quinze ans, les pays d’Europe du Sud et les Balkans, de pays d’émigration qu’ils étaient jusqu’au milieu des années 1980 sont devenus des pays d’immigration, y compris la Roumanie, un phénomène qui s’étend aux portes de l’Europe, du Maghreb à la Turquie devenus aussi régions d’immigration et de transit.
Mais la Méditerranée, lieu de passage, est aussi une ligne de fracture politique, économique, démographique, sociale, culturelle : démocraties au nord, régimes non démocratiques au sud, vieillissement de la population au nord alors qu’au sud 50 % de la population a moins de vingt-cinq ans, États providences au nord contre précarité au sud, revenu national brut de un à cinq et parfois de un à dix entre le sud et le nord, culture musulmane au sud et culture chrétienne laïcisée au nord…
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