18. Migrations transsahariennes et ensemble eurafricain
Pages 411 à 426
Citer ce chapitre
- SAN MARCO, Philippe,
- BENSAÂD, Ali,
- San Marco, Philippe.
- San Marco, P.
- A. Bensaâd
https://doi.org/10.3917/kart.bensa.2009.01.0411
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- San Marco, P.
- A. Bensaâd
- San Marco, Philippe.
- SAN MARCO, Philippe,
- BENSAÂD, Ali,
https://doi.org/10.3917/kart.bensa.2009.01.0411
L’Europe et l’Afrique constituent sur le plan géopolitique un ensemble cohérent allant de la latitude 30° Est à 20° Ouest. Il est donc relativement étroit et bien défini à l’ouest par l’océan Atlantique et à l’est par l’océan Indien.
La mer Méditerranée est à la fois petite et facile à franchir par de nombreux détroits.
Le Sahara est, lui, une vraie mer intérieure, mais il a toujours été traversé au cours des siècles, que ce soit pour le commerce de l’or ou celui des esclaves.
Par contre, la zone de peuplement nord-africaine a longtemps été limitée à sa bordure Nord correspondant à la frontière sud des empires romain et ottoman.
C’est un ensemble géopolitique au sein duquel les échanges de tous ordres sont très anciens.
Dans sa partie africaine, les frontières sont à la fois artificielles et récentes. Elles se franchissent d’ailleurs d’autant plus facilement que pour l’essentiel d’entre elles il n’y a pas ou peu de bornage. C’est précisément le cas du Sahara, dont les frontières sont héritées de la colonisation. Il est largement algérien car la colonisation française s’y est faite principalement du nord vers le sud. Mais, à l’époque, d’autres administrateurs français souhaitaient faire remonter les frontières à partir de l’Afrique de l’Ouest. C’est finalement un arbitrage entre ministères français qui dessina à l’époque les frontières actuelles que rien n’imposait naturellement. L’Algérie s’en trouve ainsi l’héritière, ce qui, paradoxalement, explique largement sa crispation sur la question du Sahara espagnol…
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