23. La Mémoire du génocide chez les Arméniens de Turquie
- Par Hira Kaynar
Pages 307 à 315
Citer ce chapitre
- KAYNAR, Hira,
- Par le CONSEIL SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL POUR L’ÉTUDE DU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS, ,
- Kaynar, Hira.
- Kaynar, H.
- Par le . Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens
https://doi.org/10.3917/arco.ecker.2015.02.0307
Citer ce chapitre
- Kaynar, H.
- Par le . Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des Arméniens
- Kaynar, Hira.
- KAYNAR, Hira,
- Par le CONSEIL SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL POUR L’ÉTUDE DU GÉNOCIDE DES ARMÉNIENS, ,
https://doi.org/10.3917/arco.ecker.2015.02.0307
Notes
-
[1]
Taner Akçam, « Genèse d’une histoire officielle, le tabou du génocide Arménien hante la société turque », in Le Monde Diplomatique, Juillet 2001, p. 20-21.
-
[2]
En turc, « la coupure ».
-
[3]
Lapierre N., Le Silence de la mémoire. À la recherche des Juifs de Plock, éditions Plon 1989.
-
[4]
Guy Barbichon, « La plénitude du négatif remarque de méthode sur le traitement du complément », Revue européenne des sciences sociales [En ligne], XXXIX-120 | 2001, mis en ligne le 15 décembre 2009, p. 240.
-
[5]
Daniel Bertaux, L’Enquête et ses méthodes : Le récit de vie, Armand Colin, 2010.
-
[6]
Paul Ricœur, Temps et récit 3, Paris, Seuil, coll. « Points », 1985, p. 443.
-
[7]
Pierre Bourdieu, « L’illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 62/63, 1986.
-
[8]
Toutefois, je tiens à souligner les limites de ce concept « d’entrepreneurs de mémoire », les acteurs qui ont un capital culturel, jouissant d’une visibilité, ont la capacité de construire un discours historique, qui s’émanent pourtant du groupe.
-
[9]
Enzo Traverso, Geçmisi Kullanma Kilavuzu : Tarih, Bellek, Politika, Versus, 2009, p. 44-45.
Dans cette présentation que j’ai choisi d’intituler « La Mémoire du Génocide chez les Arméniens de Turquie » j’essaierai de montrer comment dans le cadre étatique et social, les violences, les discriminations, les tabous et les mensonges peuvent jouer sur la mémoire d’un peuple massacré.
Comme le nécessite chaque concept, celui de mémoire du génocide nécessite des outils d’analyses; ici je la verrai selon trois axes principaux; 1) la construction et la transmission de la mémoire du génocide, 2) la construction de l’identité autour de la mémoire du génocide, 3) l’usage mémoriel du génocide.
En suivant les travaux de Maurice Halbwachs, j’insisterai d’une part sur le lien existant entre l’identité collective et la mémoire collective, d’autre part sur la distinction entre la mémoire collective et la connaissance historique, en soulignant le caractère anhistorique de la mémoire collective. J’insisterai sur les préoccupations actuelles qui ont amené la mémoire du génocide arménien en Turquie car certaines d’entre elles déterminent ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. La mémoire collective réduit en effet « les événements à des archétypes mythiques », refusant par là de prendre conscience du passage du temps et acceptant une présence continue de l’événement. On montrera « la fabrication et l’utilisation » de la mémoire collective dans des différentes conjonctures importantes en Turquie.Cette recherche de longue haleine se fonde sur une étude sociologique, sa méthodologie qualitative se justifie par une ambition qui mène à des témoignages plus profonds, plus intimes, ce qui paraît impossible avec la méthode quantitative…
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