Chapitre 2. Les Trois Destins Scolaires Des Enfants D’ouvriers
Pages 45 à 74
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- POULLAOUEC, Tristan,
- Poullaouec, Tristan.
- Poullaouec, T.
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Notes
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[1]
Les panels de suivi des élèves dans le secondaire constituent les meilleures enquêtes statistiques disponibles pour donner à voir ces inégalités scolaires ainsi que les transformations des parcours scolaires depuis les années 1960. Sauf mention contraire, ce sont ces sources que j’exploite ici : le panel de l’INED pour la cohorte de 1962 et ceux du ministère de l’Éducation nationale pour les suivantes.
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[2]
Cf. Tristan Poullaouec et Claire Lemêtre, « Retours sur la seconde explosion scolaire », introduction et coordination du dossier, Revue française de pédagogie, n° 167, 2009.
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[3]
La question étant ouverte, chaque élève pouvait indiquer plusieurs éléments dans sa réponse. Cf. Christine Leroy-Audouin et Céline Piquée, « Ce que déclarent les élèves de l’école élémentaire et pourquoi », Éducation et sociétés, n° 13, 2004.
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[4]
Institut de recherche sur l’éducation.
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[5]
Cf. Philippe Joutard et Claude Thélot, Réussir l’école, Le Seuil, Paris, 1999. La comparaison avec les données de la cohorte d’élèves entrés en sixième en 1995 est délicate à mener en raison de la transformation des brevets de technicien en bacs professionnels et de modalités de calcul légèrement différentes.
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[6]
Cf. Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, Les Héritiers, Éditions de Minuit, Paris, 1964, p. 13, 134 et 135.
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[7]
Cf. Stéphane Beaud, 80 % au bac… et après ?, op. cit.
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[8]
Cf. Richard Hoggart, La Culture du pauvre…, op. cit.
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[9]
Cf. Jean-Pierre Terrail, Destins ouvriers. La fin d’une classe ?, PUF, Paris, 1990.
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[10]
Cf. Cédric Hugrée, L’Échappée belle ? Sociologie des mobilités scolaires et sociales des nouvelles générations populaires diplômées (1970-2005), thèse de doctorat en cours, université de Nantes.
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[11]
Jean-Pierre Terrail, « De quelques histoires de transfuges », Les Cahiers du LASA, université de Caen, n° 2, 1984,repris dans Destins ouvriers. La fin d’une classe ?, op. cit.
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[12]
Cf. Élisabeth Bautier et Jean-Yves Rochex, « Apprendre : des malentendus qui font la différence », in Jérôme Deauvieau et Jean-Pierre Terrail (sous la direction de), Les Sociologues, l’école et la transmission des savoirs, La Dispute, Paris, 2007.
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[13]
Après un parcours comparable, les enfants de cadres préfèrent quant à eux souvent ces classes préparatoires aux premiers cycles universitaires : une fois sur deux parmi les garçons, trois fois sur dix parmi les filles. Ces proportions ne dépassent pas 20 % parmi les fils d’ouvriers et 10 % parmi les filles d’ouvriers. Cf. Sylvie Lemaire, « Que deviennent les bacheliers après leur bac ? », Note d’information, n° 98.05, ministère de l’Éducation nationale, 1998.
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[14]
Cf. Sylvie Lemaire, « Les facteurs de réussite dans les deux premières années de l’enseignement supérieur », Note d’information, n° 00.25, ministère de l’Éducation nationale, 2000.
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[15]
Cf. Viviane Isambert-Jamati, « Quelques rappels de l’émergence de l’échec scolaire comme “problème social” dans les milieux pédagogiques français », in Éric Plaisance (sous la direction de), « L’Échec scolaire » : nouveaux débats, nouvelles approches sociologiques, CNRS, Paris, 1985.
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[16]
Cf. Jean-Paul Caille, « Qui sort sans qualification du système éducatif ? », Éducation et formations, n° 57, 2000.
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[17]
Ibidem.
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[18]
Remplaçant les SES (sections d’enseignement spécialisé) créées en 1967, les SEGPA scolarisent depuis 1996 environ 100 000 élèves jusqu’en troisième. En 2007, 42 % de leurs parents sont ouvriers et 28 % sont sans activité ou au chômage sans avoir jamais travaillé. Cf. Repères et références statistiques, ministère de l’Éducation nationale, 2008.
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[19]
Cf. Suvani Vugdalic, « Les acquis des élèves entrant en section d’éducation spécialisée et en section d’enseignement général et professionnel adapté », Éducation et formations, n° 51, 1997.
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[20]
Cf. Mathias Millet et Daniel Thin, Ruptures scolaires. L’école à l’épreuve de la question sociale, PUF, Paris, 2005.
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[21]
Cf. Sylvain Broccolichi et Brigitte Larguèze, « Les sorties sans qualification moins de cinq ans après l’entrée au collège », Éducation et formations, n° 48, 1996.
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[22]
Mathias Millet et Daniel Thin, Ruptures scolaires, op. cit.
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[23]
Selon l’expression de l’historien Gérard Noiriel. Cf. Les Ouvriers dans la société française, Le Seuil, Paris, 1986.
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[24]
Cf. Patrice Pelpel et Vincent Troger, Histoire de l’enseignement technique, Hachette, Paris, 1993.
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[25]
Cf. Jean-Paul Caille, « Le vécu des phases d’orientation en fin de troisième et de seconde », Éducation et formations, n° 72, 2005.
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[26]
Cf. Caroline Coudrin, « Parcours des élèves après un BEP ou un CAP », Éducation et formations, n° 75, 2007.
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[27]
Cf. Séverine Misset, « Proximité professionnelle et distance scolaire. Les jeunes ouvriers qualifiés et leurs trajectoires », Revue française de pédagogie, n° 167, 2009 ; Henri Eckert, Avoir vingt ans à l’usine, La Dispute, Paris, 2006.
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[28]
Cf. Stéphane Beaud, « Les “bacs pro”. La “désouvriérisation” du lycée professionnel », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 114, 1996.
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[29]
Cf. Sylvie Lemaire, « Le devenir des bacheliers professionnels », Éducation et formations, n° 75, 2007.
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[30]
Cf. Sylvie Lemaire, « Les bacheliers technologiques dans l’enseignement supérieur », Éducation et formations, n° 67, 2004.
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[31]
Cf. Stéphane Beaud, 80 % au bac…, op. cit.
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[32]
Cf. Laurence Ould-Ferhat et Jean-Pierre Terrail, « Mobilisations et démobilisations », in Jean-Pierre Terrail (sous la direction de), L’École en France. Crise, pratiques, perspectives, La Dispute, Paris, 2005.
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[33]
Cf. Sylvie Lemaire, « Les bacheliers technologiques dans l’enseignement supérieur », article cité.
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[34]
Cf. INED, « Population » et l’enseignement, op. cit.
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[35]
Cf. Marcel Crahay, Peut-on lutter contre l’échec scolaire ?, De Boeck, Bruxelles, 1996.
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[36]
Cf. Christian Baudelot et Roger Establet, L’École capitaliste en France, Maspéro, Paris, 1971, et L’École primaire divise…, Maspéro, Paris, 1975.
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[37]
Cf. Marie Duru-Bellat, Jean-Pierre Jarousse et Alain Mingat, « Les scolarités de la maternelle au lycée », Revue française de sociologie, vol. XXXIV, 1993.
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[38]
Cf. Marie Duru-Bellat, Le Fonctionnement de l’orientation, Delachaux et Niestlé, Lausanne, 1988.
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[39]
Cf. Thierry Rocher, « Lire, écrire, compter : les performances des élèves de CM2 à vingt ans d’intervalle 1987-2007 », Note d’information, n° 08.38, ministère de l’Éducation nationale, 2008.
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[40]
Cf. Bernard Lahire, Culture écrite et inégalités scolaires, PUL, Lyon, 1993.
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[41]
D’autres ouvrages interrogent précisément ce que l’école primaire et ses enseignants font des difficultés rencontrées par leurs élèves. Cf. Jean-Pierre Terrail, De l’inégalité scolaire, La Dispute, Paris, 2002, et Stéphane Bonnéry, Comprendre l’échec scolaire, La Dispute, Paris, 2007.
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[42]
Cf. Sylvie Lemaire, Véronique Guyon et Fabrice Murat, « Un élève sur deux entrés en sixième en 1995 fait des études dix ans plus tard », INSEE Première, n° 1158, 2007.
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[43]
Cf. Sylvie Lemaire, « Le devenir des bacheliers : parcours après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1989 », Note d’information, n° 06.01, ministère de l’Éducation nationale, 2006.
Chargée d’espoirs dans les familles ouvrières, la prolongation des études s’y avère souvent décevante. Les résultats scolaires des enfants sont rarement à la hauteur des attentes des parents. Comparée à celle des générations précédentes, la scolarité des enfants d’ouvriers a cependant bien progressé depuis les années 1960. Cette ambivalence de l’école unique se traduit dans la diversification des parcours scolaires, des plus difficiles aux mieux réussis en passant par toute une gamme de trajectoires intermédiaires. Cette diversification se joue largement dès l’enseignement primaire : l’étude des trois grandes destinées scolaires des enfants d’ouvriers souligne les effets décisifs des premiers apprentissages de la culture écrite. À ces parcours différenciés correspondent également des motivations contrastées.L’immense majorité des ouvriers espèrent aujourd’hui que leurs enfants obtiennent un baccalauréat. D’après l’enquête Éducation et famille, réalisée par l’INSEE en 2003, s’agissant d’élèves scolarisés dans le secondaire, 42 % des parents ouvriers pensent alors à un bac général, 28 % à un bac dont ils ne précisent pas la filière, 20 % à un bac professionnel et 10 % à un bac technologique. L’écart est cependant très grand entre ces ambitions des parents et la réalité des parcours des enfants. Parmi les élèves entrés en sixième en 1995, à peine plus de la moitié des enfants d’ouvriers ont accédé à un bac et moins d’un sur cinq à un bac général. En effet, 18 % sont sortis de l’enseignement secondaire sans aucun diplôme et 8 % avec le seul brevet des collèges…
Date de mise en ligne : 30/01/2025
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