Chapitre d’ouvrage

Aliamet

Pages 71 à 90

Citer ce chapitre


  • Balbo, G.
(2025). Aliamet. Le dessin : La psychanalyse à l'ouvrage (p. 71-90). Hermann. https://shs.cairn.info/le-dessin--9791037043818-page-71?lang=fr.

  • Balbo, Gabriel.
« Aliamet ». Le dessin La psychanalyse à l'ouvrage, Hermann, 2025. p.71-90. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-dessin--9791037043818-page-71?lang=fr.

  • BALBO, Gabriel,
2025. Aliamet. In : Le dessin La psychanalyse à l'ouvrage. Paris : Hermann. Hermann psychanalyse, p.71-90. URL : https://shs.cairn.info/le-dessin--9791037043818-page-71?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Alphonse de Lamartine, « Milly ou la terre natale », Harmonies poétiques et religieuses.

En psychanalyse avec un enfant, le temps du premier dessin est fondamental. C’est au sens littéral, le temps de l’Urbild. Ce premier dessin, quelle que soit son apparence formelle, donne à voir la première image que le sujet a pu avoir de lui-même, celle qui lui a permis d’acquérir en l’anticipant, à partir du contour corporel le plus primaire du moi, une certaine maîtrise de ses possibilités psychiques et motrices, grâce à laquelle il peut ensuite désirer, et dans une mesure qui le particularise, offrir son corps au discours de l’autre. Je m’attarde donc toujours à ce premier dessin.
Aliamet dessine essentiellement des maisons. Trois temps forts en ponctuent le rythme, et donnent leur cadence, d’une part au devenir du sujet dans la cure, d’autre part mais en étroite liaison avec le discours qu’y formulent la parole et le dessin, à l’advenir du sujet pour lui-même.
Le premier dessin d’Aliamet représente ce qu’il déclare être une maison ; et c’en est une, puisqu’il le dit ; il en décrit d’ailleurs comme suit, les parties constituantes. Le toit, bipolaire, dessine en noir comme la lettre M. Cette lettre est la première de son patronyme ; elle redouble aussi par ses deux jambages accentués la lettre A, première de son prénom. Elle m’évoque également, le Parnasse avec ses deux faîtes, aux pieds desquels se déroulent les vicissitudes de l’Œdipe, de Sophocle. Sous ce toit ou sur lui, de sommaires tuiles rouges paraissent tomber sur un corps de logis, dont le grossier pourtour noir encadre, sur fond bleuté, un semblant de couloir central autour duquel se distribuent, contre toute apparence, un certain nombre de pièces ; l’ensemble, dessiné en vert, donne plutôt à penser, à une feuille verte avec sa tige…


Date de mise en ligne : 11/07/2025

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