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1. Le banquet gaulois

Pages 29 à 46

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  • Har-Peled, M.
  • et Nadjari, D.
(2019). 1. Le banquet gaulois. Le Complexe du cochon : Faut-il manger du jambon pour être français ? (p. 29-46). Hermann. https://shs.cairn.info/le-complexe-du-cochon--9782705696443-page-29?lang=fr.

  • Har-Peled, Misgav.
  • et al.
« 1. Le banquet gaulois ». Le Complexe du cochon Faut-il manger du jambon pour être français ? Hermann, 2019. p.29-46. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-complexe-du-cochon--9782705696443-page-29?lang=fr.

  • HAR-PELED, Misgav
  • et NADJARI, David,
2019. 1. Le banquet gaulois. In : Le Complexe du cochon Faut-il manger du jambon pour être français ? Paris : Hermann. Hors collection, p.29-46. URL : https://shs.cairn.info/le-complexe-du-cochon--9782705696443-page-29?lang=fr.

Notes

  • [1]
    « L’Arène de France », France 2, 15/03/2007.
  • [2]
    « Solidarité Des Français Odile Bonnivard sur Radio Courtoisie », Dailymotion, 02/12/2012, <http://www.dailymotion.com/video/xvjpc4_solidarite-des-francais-odile-bonnivard-sur-radio-courtoisie_news>.
  • [3]
  • [4]
    « Odile Bonnivard candidate MNR », Le Parisien, 06/11/2000.
  • [5]
    La soupe au cochon n’est pas sans rappeler les œuvres de charité lancées par des militants du FN une quinzaine d’années auparavant. En dépit de leur caractère résolument xénophobe, les précédentes initiatives (dont celle de Fraternité française en 1988, puis celle du pasteur Blanchard en 1996), réservées aux seuls « Français », n’insistaient cependant guère sur le contenu des repas et n’utilisaient pas le porc comme critère de sélection des bénéficiaires. Voir notamment David Dufresne, « Le pasteur qui voue sa charité au FN. Jean-Pierre Blanchard lance une soupe populaire lepéniste à la gare Saint-Lazare », Libération, 25/10/1996.
  • [6]
    « Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité : rapport annuel 2005 », Paris, La Documentation française, 2006, p. 39.
  • [7]
    Julie Cloris, « La soupe d’extrême droite chassée de la gare de l’Est », Le Parisien, 24/08/2004.
  • [8]
    Les pouvoirs publics locaux font preuve d’une certaine méfiance envers ce qu’ils considèrent comme une opération clairement xénophobe. « Polémique autour d’une soupe au porc à Nice », LCI, TF1, 22/12/2005. « La “soupe au cochon” de Nice interdite », Libération, 20/01/2007.
  • [9]
    Le mouvement dépasse les frontières de l’hexagone. Des comités identiques émergent Outre-Quiévrain à Charleroi, Bruxelles, puis Anvers, suite à l’appel de Renaissance Sociale en Wallonie et d’Antwerpse Solidariteit en pays flamand. Voir « Bilan 2005-2006, projet 2006-2007 », 12/11/2006, <http://renaissancesociale.over-blog.com/article-4521583.html>.
  • [10]
    Elle déclare pourtant, selon le Financial Times, militer au sein du Bloc identitaire, « Pig soup off menu for Paris homeless », Financial Times, 07/01/2007.
  • [11]
    « “Soupe au cochon” : comment un rassemblement illégal peut-il encore avoir lieu ? », Huffington Post, 2010.
  • [12]
    « L’observatoire de l’extrémisme dénonce Fraction Hexagone », Libération, 07/12/1996.
  • [13]
    « Ligne politique du Bloc Identitaire », <http://www.bloc-identitaire.com/bloc-identitaire/ligne-politique>. Voir également Gérald Pichon, Sale Blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas…, Paris, Idées, 2013.
  • [14]
    Sur le glissement du discours pro-arabe de l’extrême droite à un discours hostile envers les Arabes, voir Stéphane François et Nicolas Lebourg, Histoire de la haine identitaire. Mutations et diffusions de l’altérophobie, Valenciennes, PUV, 2016, p. 135-152.
  • [15]
    « Une soupe populaire servie par l’extrême droite », Le Parisien, 15/05/2004.
  • [16]
    Le rapport Stasi (déc. 2003), et le rapport Obin, publié en toute discrétion en juin 2004, font remonter le désarroi des chefs d’établissement face à la montée de ces nouvelles revendications communautaires. Voir Bernard Stasi, « Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité dans la République. Rapport au président de la République », Paris, 2003 ; « Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires », rapport présenté par Jean-Pierre Obin, Paris, 2004 ; « La laïcité dans les services publics », rapport du groupe de travail présidé par André Rossinot, Paris, 2006.
  • [17]
    Jacqueline Coignard, « À Évry, le maire contre le Franprix halal », Libération, 09/12/2002.Voir aussi « Le Franprix halal ferme ses portes », Libération, 23/12/2002. « M. Valls n’exclut pas un nouvel arrêté de fermeture pour le Franprix halal d’Évry », Le Monde, 28/02/2003.
  • [18]
    Alexandre del Valle, Le totalitarisme islamiste : à l’assaut des démocraties, Paris, Éditions des Syrtes, 2002, p. 211-215. Voir aussi Jean-Claude Rolinat, Quand l’islam frappe à la porte : l’islam, l’islamisation et l’islamisme de A a Z, Paris, Dualpha, 2003, p. 93.
  • [19]
    Alain Sanders, Le Porc clandestin. Une nouvelle traversée de Paris, Paris, Éditions de Paris, 2004.
  • [20]
    Un article du site d’extrême droite Racines charnelles explique que « les Gaulois d’aujourd’hui connaissent bien le sanglier, cet animal au tempérament combatif qui prolifère dans toutes nos forêts, des Pyrénées au Rhin, en montagne comme en plaine » (« Le sanglier, symbole de la culture européenne », 12/10/2010, <http://racinescharnelles.blogspot.mx/2010/10/le-sanglier.html>).
  • [21]
    « Sous le signe du sanglier », 22/05/2003, <http://www.bloc-identitaire.com/actualite/12/sous-signe-sanglier>. La même explication se répète dans Vardon-Raybaud, Eléments pour une contre-culture identitaire, Nice, Idées, 2011, p. 219.
  • [22]
    Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons : manifeste de la Résistance européenne, Paris, De l’AEncre, 2001.
  • [23]
    Camille Baillargeon, « La soupe populaire a-t-elle un arrière-goût amer ? origines et charité chrétienne », Analyse de l’HOES 62 (2009), note 24.
  • [24]
    La devise originale des mouvements antiracistes était à l’époque : « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’immigrés ! » La vidéo du février 2006 est postée sur YouTube et relayée sur le site de Bruno Gollnisch, cadre historique du FN : « La soupe au cochon », 28/11/2013, <https://www.youtube.com/watch?v=_xLsACc7xls> ; « La traditionnelle soupe au cochon », 23/02/2006, <http://gollnisch.com/2006/02/23/la-traditionnelle-soupe-au-cochon>. Bruno Gollnisch, « Soupe au cochon : une scandaleuse interdiction », 07/01/2007, <http://gollnisch.com/2007/01/07/soupe-au-cochon-une-scandaleuse-interdiction/>.
  • [25]
    « L’Arène de France », France 2, 15/03/2007. L’image qu’Astérix popularisa du Gaulois, celle d’un chasseur de sanglier, est très largement exagérée. Voir aussi Patrice Méniel, « Porc et sanglier en Gaule septentrionale, entre archéozoologie et imaginaire collectif », Munibe, Sociedad de Ciencias Aranzadi, 57, 1 (2006), p. 463-468.
  • [26]
    René Goscinny, René Goscinny raconte les secrets d’Astérix, Paris, Le cherche midi, 2014, p. 44.
  • [27]
    Rouvière, Astérix, ou la parodie des identités, Paris, Flammarion, 2008, p. 122-129.
  • [28]
    Boris Thiolay, « Droit de réponse », L’Express, 14/02/2005.
  • [29]
    Frédéric Dieu, « La “soupe au porc” et le juge des référés du Conseil d’État de France : la validité de l’interdiction d’une manifestation discriminatoire du fait de sa nature même », Conseil d’État de France, réf., 5/01/2007, Revue trimestrielle de droits de l’homme 71 (2007), p. 885-908.
  • [30]
    Anne-Aurélie Morell, « Soupe au cochon identitaire, interdiction salutaire », 20/11/2007, <http://www.med-in-marseille.info/Soupe-aucochon-identitaire.html>.
  • [31]
    Bien que la couverture médiatique de la soupe au cochon soit relativement faible, la distribution de soupes au cochon a été en 2007 le thème d’un épisode de la saison 11 de la série télévisée policière PJ, intitulé « Les Bonnes Intentions ». En 2014, la soupe au cochon est représentée dans le film Un Français réalisé par Diastème qui raconte l’histoire d’un identitaire repenti.
  • [32]
    Bruno Gollnisch est l’un des premiers cadres du FN à s’intéresser à ce phénomène et à participer à certains rassemblements. On le voit haranguer la troupe des bénévoles de l’association SDF en février 2006 lorsque le préfet de Paris suspend temporairement la distribution de soupe. <https://gollnisch.com/2006/02/23/la-traditionnelle-soupe-au-cochon/>.
  • [33]
    Voir « Jean-Marie Le Pen parc Astérix élections européennes », 05/06/2009, <https://www.youtube.com/watch?v=CXK2wrDiJnM>.
  • [34]
    Selon Le Parisien, les soupes reprennent discrètement peu de temps après devant la gare Montparnasse avec une certaine indulgence des forces de l’ordre. « Cette soupe populaire est illégale », Le Parisien, 15/11/2010.
  • [35]
    « Une soupe populaire servie par l’extrême droite », Le Parisien, 15/05/2004.
  • [36]
    Propos d’un militant sur la chaîne YouTube du Bloc identitaire : « Soupe européenne du 13/04/2006 », 09/12/2008, <https://www.youtube.com/watch?v=XObhIJyoQ2I>.
  • [37]
    Guillaume Faye, La colonisation de l’Europe : discours vrai sur l’immigration et l’islam, Paris, Éditions de l’Æncre, 2000, p. 194.
  • [38]
    La chanson de Serge Gainsbourg, « Un violon, un jambon » (1965), évoque également le vieux proverbe « au fromage et jambon, cognoit-on voisin et compagnon ».

Le 10 février 2004, les députés de l’Assemblée nationale votent à une écrasante majorité (494 voix pour, 36 contre) la loi sur la restriction du port des signes religieux à l’école. Ce consensus, assez rare pour être relevé, dénote une volonté de clore définitivement une polémique qui empoisonne la République depuis quinze ans : celle du voile islamique dans les institutions scolaires. Mais alors que les parlementaires se félicitent de cette courageuse sanctuarisation de l’école, un nouveau phénomène apparaît sur les trottoirs parisiens.
En janvier 2004, une mystérieuse association nommée « Solidarité Des Français » lance une campagne de charité originale dans le quartier de la gare de l’Est à Paris. Se réappropriant manifestement l’acronyme SDF, l’association déclare vouloir venir en aide aux plus démunis en leur distribuant des « soupes au cochon ». Cette initiative peut sembler à première vue généreuse. Mais en insistant lourdement sur l’aliment de base de cette soupe – le cochon –, l’association affiche implicitement sa volonté d’ignorer, voire de transgresser les interdits alimentaires juifs et musulmans, et d’opérer sous couvert de charité un tri de la population nécessiteuse selon un critère ethno-religieux.La distribution de soupe est publiquement justifiée dans des termes très prosaïques et bienveillants : « c’est un aliment […] qui n’est pas cher, qui est énergétique. Pour des gens qui sont dans la rue, c’est tout à fait recommandé, et en plus de ça c’est un aliment qui fait partie de notre tradition gastronomiqu…


Date de mise en ligne : 18/02/2025

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