Introduction
- Par Misgav Har-Peled
- et David Nadjari
Pages 5 à 25
Citer ce chapitre
- HAR-PELED, Misgav
- et NADJARI, David,
- Har-Peled, Misgav.
- et al.
- Har-Peled, M.
- et Nadjari, D.
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Notes
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[1]
Les faits auxquels nous faisons allusion dans ces pages étant tous antérieurs au 1er juin 2018, date à laquelle le Front national a adopté le nom de « Rassemblement national », nous avons choisi de conserver l’appellation « FN ».
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[2]
Giovanni Busino, « La place de la métaphore en sociologie », Revue européenne des sciences sociales [en ligne], XLI-126 (2003), <http://ress.revues.org/53>.
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[3]
Zygmunt Bauman, Liquid Modernity, Cambridge, Polity Press, 2000, p. 101. Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques, Paris, Plon, 1955, p. 464.
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[4]
L’expression vient de Michel Pastoureau, Le cochon, histoire d’un cousin mal aimé, Paris, Gallimard, 2009.
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[5]
Ernest Chesneau, Peintres et statuaires romantiques…, Paris, Charavay, 1880, p. 142. La paternité de cet aphorisme est souvent indûment attribuée à Charles Monselet.
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[6]
L’anglais opère cette même distinction pour le bœuf (cow/beef ) et le mouton (sheep/mutton).
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[7]
Voir Claude Fischler, « Alimentation, cuisine et identité : l’identification des aliments et l’identité du mangeur », dans Identité alimentaire et altérité culturelle. Actes du colloque de Neuchâtel, 12-13 novembre 1984, Neuchâtel, Institut d’ethnologie, 1985, p. 176.
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[8]
Misgav Har-Peled, « The Pig as a Problem : Greeks, Romans and Jewish Pork Avoidance » (Le cochon comme problème : grecques, romains et l’interdit juif du porc), thèse de doctorat à l’EHESS, Paris, 2011, p. 265.
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[9]
Ainsi, déjà au ive ou au ve siècle de notre ère, l’article 5 du Canon apostolique exhortait les chrétiens à manger du porc. Voir Charles Joseph Hefle, Histoire des conciles d’après les documents originaux, tome i, vol. 2, Paris, 1907, p. 1076. Har-Peled, The Pig, p. 254.
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[10]
Jonathan Boyarin, « Le porc en dieu Pôros », Penser/Rêver 7 (2005), p. 151-176.
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[11]
Claudine Fabre-Vassas, La bête singulière : les juifs, les chrétiens et le cochon, Paris, Gallimard, 1993.
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[12]
Les noëls bourguignons de Bernard de La Monnoye (Gui-Barôzai), éd. F. Fertiault, Paris, Lavigne, 1858, p. 114-117. La même idée est exprimée par le poème de Rouyer cité par Alexandre Dumas, Le grand dictionnaire de cuisine, Paris, A. Lemerre, 1873, p. 440-441.
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[13]
Voir David M. Freidenreich, Foreigners and Their Food. Constructing Otherness in Jewish, Christian, and Islamic Law, Berkeley, University of California Press, 2011.
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[14]
Voltaire [1768], Épître à l’auteur du livre des Trois imposteurs dans Œuvres complètes de Voltaire, Paris, Garnier, 1877-1885, t. 10, p. 402-405.
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[15]
En effet, Voltaire critiqua vivement le séparatisme de la table juive et l’interdit du porc en particulier. Voir : Pierre Birnbaum, La République et le cochon, Paris, Seuil, 2013, p. 31-38.
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[16]
Ibid.
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[17]
Ibid., p. 144.
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[18]
Ibid., p. 151.
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[19]
Dominique Schnapper, Qu’est-ce que l’intégration ?, Paris, Gallimard, 2007.
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[20]
Cette expression est empruntée à l’historien de l’immigration Gérard Noiriel, Le creuset français : histoire de l’immigration, xixe-xxe siècle, Paris, Seuil, Points, 1988.
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[21]
Voir par exemple l’article « cochon » dans Le grand dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas (1873, p. 436-448).
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[22]
Jocelyne Streiff-Fenart « Éléments de réflexion pour une définition de la notion d’intégration », Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 43, 1 (1987), p. 61-66, p. 61.
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[23]
HCI (Haut Conseil à l’intégration), L’intégration à la française, Paris, 10/08/1993, p. 8. Cité par Virginie Guiraudon, « L’intégration des immigrés ou la politique de l’esquive. Réformer sans changer de modèle ? », dans La France en mutation 1980-2005, éd. P. D. Culpepper, P. A. Hall et B. Palier, Paris, Presses de la FNSP, 2006, p. 265-299, p. 276.
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[24]
En 1992, la sociologue Dominique Schnapper expliquait déjà qu’à peine est-il né, « que l’on n’y croit plus ». Dominique Schnapper, « Le “modèle républicain” français est-il en crise ? », Écarts d’identité 63 (1992), p. 11-12, p. 11.
Rien ne va plus au pays des rillettes du Mans, de l’andouille de Vire et de la saucisse de Morteau ! La France, cette vieille nation qui se rêve toujours en phare mondial de la gastronomie et du savoir-vivre assiste, un brin inquiète, à un drôle de spectacle. Voilà que le ton monte autour d’un des ingrédients incontournables de sa cuisine nationale : le cochon ! Dans toutes les provinces de France, si fières de leurs spécialités culinaires, il ne se passe pas une semaine sans que celui-ci ne provoque ici ou là un malentendu, une escarmouche, une chamaillerie. Un jour, c’est le maire d’une bourgade de province qui tente de négocier avec des parents d’élèves musulmans la présence de jambon au menu de la cantine ; un autre, c’est l’étalage de cochonnailles lors d’une réunion publique qui plonge tous les participants dans l’embarras ; ou encore, c’est un scandale qui éclate au visage d’un fabricant de bonbons sur la composition aussi gélatineuse que malencontreuse de ses friandises. Rien de bien grave pourrait-on observer, pas de quoi s’alarmer. Il s’agit là du cours banal des choses dans une société de plus en plus diversifiée. Mais il n’en fallait pas plus à l’extrême droite pour semer la zizanie. À l’affût d’un nouveau prétexte pour stigmatiser les citoyens musulmans, les adeptes du « choc des civilisations » et du « grand remplacement » ont décidé d’ériger ces petits tracas alimentaires du quotidien en enjeux existentiels de premier ordre ! Le porc, incarnation des traditions françaises éternelles, serait en danger, il faut immédiatement sonner l’alarme et combattre de toute urgence les envahisseurs qui ont décidé de l’éliminer …
Date de mise en ligne : 18/02/2025
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