Chapitre d’ouvrage

La communication des primates et le langage de l’homme

Pages 165 à 182

Citer ce chapitre


  • Vauclair, J.
(2002). La communication des primates et le langage de l’homme. Dans
  • D. Rousseau
  • et M. Morvan
Le Code (p. 165-182). Odile Jacob. https://doi.org/10.3917/oj.rouss.2002.01.0165.

  • Vauclair, Jacques.
« La communication des primates et le langage de l’homme ». Le Code, Odile Jacob, 2002. p.165-182. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-code--9782738111296-page-165?lang=fr.

  • VAUCLAIR, Jacques,
2002. La communication des primates et le langage de l’homme. In :
  • ROUSSEAU, Dominique
  • et MORVAN, Michel,
Le Code. Paris : Odile Jacob. Le Temps des savoirs, p.165-182. DOI : 10.3917/oj.rouss.2002.01.0165. URL : https://shs.cairn.info/le-code--9782738111296-page-165?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/oj.rouss.2002.01.0165


Tous les animaux sociaux, qu’ils soient insectes, oiseaux ou mammifères possèdent des systèmes de communication qui sont régulés par des codes. Il faut rappeler ici l’exemple célèbre des abeilles mellifères qui communiquent aux congénères des informations sur la nature, la direction et la distance d’une source de nectar. Von Frisch (1967) a montré à travers d’élégantes expériences que ces informations sont transmises par les exploratrices aux butineuses à l’aide d’une danse. Au cours d’une telle danse, l’abeille exécute des mouvements sur la surface verticale des rayons de miel. La forme de la danse reproduit un « 8 » au milieu duquel l’abeille frétille de manière intensive. L’information sur la direction est donnée par l’angle que forme l’axe de la danse avec la verticale, plus précisément l’angle de déviation par rapport à la direction du soleil est transposé en grandeur égale par rapport à la direction de la pesanteur. L’information sur la distance est fournie, à la fois, par la fréquence des oscillations de l’abdomen et par des émissions sonores (Wenner, 1964). Si les abeilles utilisent un code de signaux analogiques précis, cela ne signifie pas que la présence de ce code, aussi sophistiqué soit-il, suffise à assimiler ce type d’échanges à ceux du langage articulé humain. Comme l’a indiqué von Glaserfeld (1977), seule une abeille qui communiquerait distance et direction à propos de la nourriture, alors qu’elle ne viendrait pas de cette source ou qu’elle ne s’y rendrait pas, utiliserait des signaux de communication ressemblant à ceux du langage humain…


Date de mise en ligne : 22/12/2021

https://doi.org/10.3917/oj.rouss.2002.01.0165

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

14,99 €

266 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

18 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?