Chapitre 6. Discours brésiliens sur le monde
- Par Hervé Théry
Pages 163 à 195
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Notes
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[1]
Celso Amorim, « Une nouvelle politique étrangère, fondée sur l’intégration sud-américaine », Le Monde du 31/08/2010.
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[2]
Voir, pour le compléter, le documentaire de Kakie Roubaud, 2010, Le monde selon Brasília, diffusé sur Arte et dans lequel l’auteur de ce livre ajoute son modeste contrepoint aux propos du ministre. Disponible sur : www.youtube.com/watch?v=MrEHoUbSe14
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[3]
Selon Chris Smith (Nordregio, Sweden), qui a fait en 2010 une synthèse de la vision du monde de la diplomatie brésilienne dans le cadre du programme de recherche Eurobroadmap.
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[5]
Le passage qui suit reprend des extraits de l’article de Théry H. et Costa W. M. da, 2012, « Quatre-vingts ans de géopolitique au Brésil : de la géographie militaire à une pensée stratégique nationale », Hérodote, n° 146-147, 3-4, p. 253-276.
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[6]
L’équipe comprenait Neli Aparecida de Mello-Théry (coord.), Andrea Cavicchioli, Fernanda Padovesi Fonseca, Alfredo Pereira de Queiroz Filho, Sidnei Raimundo et Hervé Théry (USP), Aldomar Ruckert (UFRGS), Eustogio Dantas (UFC), Pery Teixeira (UFAM).
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[7]
Les principales sont Londres, Paris, New York, Madrid, Sydney, Barcelone, Tokyo, Buenos Aires, Rome, Berlin, Lisbonne, Amsterdam, Toronto, Milan, Montréal, Los Angeles, Vancouver, Miami, Venise et Santiago.
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[8]
La liste des villes les plus souvent citées se compose de New York, Pékin, Tokyo, Bagdad, Mexico, Buenos Aires, Bogotá, Caracas, Kaboul, Moscou, La Paz, Paris, Londres, Lima, Washington, New Delhi, Jérusalem, Berlin, Quito et Asunción.
Alors que le pays a longtemps été largement autocentré, et passablement complexé, le Brésil s’ouvre petit à petit à un monde dans lequel il occupe une nouvelle place. Mais la façon dont les Brésiliens perçoivent le monde n’est pas encore bien définie. La majeure partie de la population ne regarde guère au-delà de ses frontières, et même l’opinion la plus informée n’a pas conscience de l’importance que prend le pays dans le panorama mondial. Comment cette situation peut-elle évoluer ? Il sera intéressant de l’observer dans les années à venir, à mesure que s’affirme la nouvelle position du pays. Encore faut-il pour cela qu’il s’y intéresse.
Le Brésil est un pays essentiellement autocentré, l’immense majorité des Brésiliens s’intéressent peu au reste du monde, à ce qui se passe là fora (« au dehors »). On peut le comprendre si l’on pense que la plupart d’entre eux n’ont jamais voyagé à l’étranger : les habitants des deux principaux foyers de peuplement du pays vivent soit à près de 2 000 kilomètres de la frontière la plus proche (pour les grandes villes du Sudeste comme São Paulo et Rio de Janeiro), soit à plus de 4 000 kilomètres (pour celles du Nordeste, Recife ou Fortaleza). La presse ne les y aide guère : elle parle peu de l’étranger et ne compare que très rarement le Brésil à d’autres pays, sauf pour dire qu’il est le plus grand ou le meilleur, ou parfois le plus mauvais au monde, par exemple en matière de pression fiscale (ce qui est manifestement faux, mais la rigueur statistique n’est visiblement pas le fort des journalistes brésiliens)…
Date de mise en ligne : 16/05/2022
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