Chapitre 12. Obama et le congrès
Un chantier inachevé
Pages 289 à 316
Citer ce chapitre
- RUDALEVIGE, Andrew,
- RICHOMME, Olivier
- et MICHELOT, Vincent,
- Rudalevige, Andrew.
- Rudalevige, A.
- O. Richomme
- et V. Michelot
https://doi.org/10.3917/scpo.richo.2012.01.0289
Citer ce chapitre
- Rudalevige, A.
- O. Richomme
- et V. Michelot
- Rudalevige, Andrew.
- RUDALEVIGE, Andrew,
- RICHOMME, Olivier
- et MICHELOT, Vincent,
https://doi.org/10.3917/scpo.richo.2012.01.0289
Notes
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[*]
Cet article a été traduit par Alix Meyer.
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[1]
Discours du 3 janvier 2008, cité par Richard Wolffe dans Renegade : The Making of a President, New York (N. Y.), Three Rivers Press 2010, p. 102. Pour une étude très utile du caractère hautement contingent de la victoire d’Obama, voir, par exemple, le chapitre 4 de l’ouvrage.
-
[2]
Ce chiffre ne devient officiel qu’en juillet 2009, au terme d’une longue procédure de recomptage des voix dans l’élection sénatoriale au Minnesota qui confirme la victoire du démocrate Al Franken face au sortant, le républicain Norm Coleman.
-
[3]
Gallup, « State of the States : Political Party Affiliation », 28 janvier 2009. Il s’agit de l’Idaho, de l’Utah, du Wyoming et de l’Alaska. Le Nebraska « penche pour les républicains ». 29 États sont considérés comme « solidement démocrates » et 6 autres comme « penchant pour les démocrates », 10 États restant classés comme « compétitifs ». Voir www.gallup.com/poll/114016/state-states-political-party-affiliation.aspx, visité pour la dernière fois le 1er février 2011.
-
[4]
Barbara Sinclair, « Doing Big Things : Obama and the 111th Congress », dans Bert Rockman, Andrew Rudalevige et Colin Campbell (eds), The Obama Presidency : Appraisals and Prospects, Washington (D. C.), C. Q. Press, 2011.
-
[5]
Lisa Lerer et Laura Litvan, « No Congress Since ’60s Makes as Much Law as 111th Affecting Most Americans », Bloomberg.com, 22 décembre 2009 (www.bloomberg.com/news/2010-12-22/no-congress-since-1960s-makes-most-laws-for-americans-as-111th.html, visité pour la dernière fois le 31 janvier 2011).
-
[6]
Voir Andrew Rudalevige, « The Executive Branch and the Legislative Process », dans Joel Aberbach et Mark Peterson (eds), The Executive Branch, New York (N. Y.), Oxford University Press, 2005.
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[7]
Le 111e Congrès a voté 342 lois, alors que le 110e en a voté 460.
-
[8]
Barbara Sinclair, « Doing Big Things : Obama and the 111th Congress », op. cit.
-
[9]
Gary Jacobson, A Divider, Not a Uniter : George W. Bush and the American People, New York (N. Y.), Longman, 2007.
-
[10]
Pour plus de détails, voir Barbara Sinclair, « Living (and Dying ?) by the Sword : George W. Bush as Legislative Leader », dans Colin Campbell, Bert A. Rockman et Andrew Rudalevige (eds), The George W. Bush Legacy, Washington (D. C.), C. Q. Press, 2008 ; Andrew Rudalevige, « Diminishing Returns : George W. Bush and Congress, 2001-08 », dans Robert Maranto, Tom Lansford et Jeremy Johnson (eds), Judging Bush, Stanford (Calif.), Stanford University Press, 2009 ; James A. Thurber (ed.), Rivals for Power : Presidential-Congressional Relations, Lanham (Md.), Rowman & Littlefield, 2009 ; et John E. Owens, « Bush’s Congressional Legacy and Congress’ Bush Legacy », dans Iwan Morgan et Philip John Davies, Assessing George W. Bush’s Legacy : The Right Man ?, Londres, Palgrave Macmillan, 2010.
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[11]
Andrew Rudalevige, « Diminishing Returns… », op. cit., p. 108.
-
[12]
En 2006, George Bush l’a emporté avec 90 % des votes à la Chambre des représentants sur lesquels il a pris position. En 2007, ce chiffre n’était plus que de 10 %. Le président n’a pas changé, le parti majoritaire si.
-
[13]
« Remarks by the President after Meeting with House Republican Caucus », Office of the White House Press Secretary, 27 janvier 2009 (www.whitehouse.gov/the-press-office/remarks-president-after-meeting-with-house-republican-caucus-12709, consulté le 26 mai 2011).
-
[14]
Le discours peut être consulté dans son intégralité à cette adresse : www.americanrhetoric.com/speeches/convention2004/barackobama2004dnc.htm, consulté le 26 mai 2011.
-
[15]
Épigramme de son roman, Tancred (Benjamin Disraeli, Tancred Or the New Crusade, Londres, Henry Colburn Publisher, 1847).
-
[16]
Bruce Smith, « Graham Censured by Charleston County GOP », The State, 12 novembre 2009.
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[17]
Jeff Winkler, « McConnell “Skeptical” About Obama’s Centrist Rhetoric Ahead of State of the Union », The Daily Caller, 25 janvier 2011 (www.dailycaller.com/).
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[18]
Le sénateur du Vermont, Bernie Sanders, un allié fiable, et le sénateur du Connecticut, Joe Lieberman dont le soutien est plus sporadique.
-
[19]
Entre août et janvier, le siège de Kennedy est occupé temporairement par Paul Kirk, démocrate nommé par le gouverneur du Massachusetts. La loi de cet État requiert cependant qu’une élection soit organisée aussi rapidement que possible pour élire la personne qui remplacera le défunt pour le reste de son mandat. Kirk ne s’est pas présenté à cette élection.
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[20]
Il faut préciser que la figure 3 sous-estime le nombre total de filibusters car toutes les tentatives ne font pas l’objet d’une motion de clôture. Le schéma montre cependant bien la multiplication du recours au filibuster depuis 1945.
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[21]
« A big [expletive deleted] deal ». Pour retrouver la remarque dans son intégralité, Richard Adams, « Barack Obama’s Landmark Health Reforms Marred by Biden’s Gaffe », The Guardian, 23 mars 2010 (www.guardian.co.uk/).
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[22]
David Fahrenthold et al., « Stormy but Highly Productive 111th Congress Adjourns », Washington Post, 23 décembre 2010 (www.washingtonpost.com/).
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[23]
Juste avant les élections de 2008, plus de neuf Américains sur dix estiment que le pays est sur la mauvaise pente et George W. Bush termine son mandat avec une cote de popularité à 22 %. Pour une évaluation de sa présidence, le lecteur peut se référer aux diverses contributions dans l’ouvrage collectif dirigé par Colin Campbell, Bert Rockman et Andrew Rudalevige (eds), The George W. Bush Legacy, Washington (D. C.), C. Q. Press, 2007 ou encore celui de Iwan Morgan et Philip Davies (eds), Assessing George W. Bush’s Legacy, New York (N. Y.), Palgrave, 2010.
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[24]
Le taux de chômage descend juste sous la barre des 9 % pour atteindre 8,9 % en février 2011.
-
[25]
Rasmussen Consumer Index, 31 janvier 2011 (www.rasmussenreports.com/public_content/business/indexes/rasmussen_consumer_index/rasmussen_consumer_index, visité pour la dernière fois le 1er février 2011).
-
[26]
Gary Jacobson, « The Obama and Anti-Obama Coalitions », dans Bert Rockman, Andrew Rudalevige et Colin Campbell (eds), The Obama Presidency, Appraisals and Prosptecs, Washington (D. C.), C. Q. Press College, 2011.
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[27]
Note du traducteur : ces courtes sessions d’intérim sont plus connues sous le nom de « lame-duck sessions », littéralement sessions du canard boiteux, car elles sont souvent très peu productives du point de vue législatif. Contre toute attente, cette lame-duck de fin 2010 fut au contraire riche en législation importante.
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[28]
Carl Hulse, « With Tea Party in Mind, Republicans Have Change of Heart About Earmarks », New York Times, 16 novembre 2010 (www.nytimes.com/).
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[29]
Les ouvrages sur ce thème sont legion. Pour un tour d’horizon récent, voir Andrew Rudalevige, « Executive Branch and the Legislative Process », op. cit. Le lecteur peut aussi se référer à Jon Bond et Richard Fleisher, The President in the Legislative Arena, Chicago (Ill.), University of Chicago Press, 1990 ; Matthew J. Dickinson, « The President and Congress », dans Michael Nelson (ed.), The Presidency and the Political System, Washington (D. C.), C. Q. Press, 2009 ; George C. Edwards, The Strategic Presidency : Persuasion and Opportunity in Presidential Leadership, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 2009 ; Mark Peterson et Legislating Together, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1990 ; Brandon Rottinghaus, « The Presidency and Congress », dans Lori Cox Han (ed.), New Directions in the American Presidency, New York (N. Y.), Routledge, 2011.
-
[30]
Paul C. Light, The President’s Agenda : Domestic Policy Choice from Kennedy to Clinton, Baltimore (Md.), Johns Hopkins University Press, 1999, p. 27.
-
[31]
Cf. « Cartographie idéologique du 112e Congrès » (http://ideologicalcartography.com/2010/11/05/introducing-the-112th-congress/, consulté le 26 mai 2011).
-
[32]
George C. Edwards, III, « Presidential Approval and Congressional Support », dans Edwards et William G. Howell (eds), The Oxford Handbook of the American Presidency, New York (N. Y.), Oxford University Press, 2009, p. 339.
-
[33]
Andrew Rudalevige, Managing the President’s Program, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 2002.
-
[34]
George C. Edwards, The Strategic Presidency, op. cit. Voir aussi comment il applique cette thèse aux débuts de l’Administration Obama dans son article « Strategic Assessments : Evaluating Opportunities and Strategies in the Obama Presidency », dans Bert Rockman, Andrew Rudalevige et Colin Campbell (eds), The Obama Presidency, op. cit.
-
[35]
Cité dans Andrew Rudalevige, Managing the President’s Program, Presidential Leadership and Legislative Policy Formulation, Princeton (N. J.), Princeton University Press, 2002, p. 43.
-
[36]
Voir John Harwood, « By Asking for Less, Obama May Reap More », New York Times, 14 mars 2011 (www.nytimes.com/).
-
[37]
Jeff Zeleny, « Obama Is Set to Shuffle His Staff », New York Times, 22 décembre 2010 (www.nytimes.com/).
-
[38]
Newt Gingrich, Winning the Future : A 21st Century Contract With America, Washington (D. C.), Regnery Publishing, 2005.
-
[39]
« The best tool I have besides persuasion is to veto », cité dans George W. Bush, « Remarks to Reporters », Office of the White House Press Secretary, 26 avril 2002. Sur le veto et son usage dans les négociations entre président et Congrès, l’ouvrage de référence est celui de Charles M. Cameron, Veto Bargaining : Presidents and the Politics of Negative Power, New York (N. Y.), Cambridge University Press, 2000.
-
[40]
Richard Wolffe, Revival, New York (N. Y.), Crown Books, 2010, p. 184.
-
[41]
Hamilton, dans sa première lettre sous son pseudonyme Pacificus à propos de la déclaration de neutralité de Washington en 1793.
-
[42]
Cette autorité fut reconnue par l’arrêt de la Cour suprême Massachusetts et al., v. EPA, 549 U. S. 497 en 2007.
-
[43]
John M. Broder, « At House EPA Hearing, Both Sides Claim Science », New York Times, 9 mars 2011 (www.nytimes.com/).
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[44]
Richard E. Neustadt, Presidential Power and the Modern Presidents, New York (N. Y.), Free Press, 1990, p. 156.
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[45]
« Remarks of the President in the State of the Union Address », Office of the White House Press Secretary, 25 janvier 2011.
À nouveau, la foule pleure à Grant Park. En 1968, les larmes étaient celles de la frustration et des gaz lacrymogènes lancés par la police de Chicago contre les manifestants opposés à la guerre du Vietnam, tandis que la convention d’un Parti démocrate au bord de l’implosion se réunissait quelques encablures de là. En novembre 2008, les pleurs et les chants de la foule qui emplissent le parc au bord du lac Michigan ne sont pas un signe de division, mais d’unité, ils ne reflètent pas de la colère, mais une joie pure teintée d’une certaine incrédulité. Barack Hussein Obama, ni noir, ni blanc, mais véritable outsider dont les origines vont du Kansas aux îles Hawaï en passant par l’Indonésie, New York et Chicago, vient d’être élu président des États-Unis. Il l’emporte dans vingt-huit États, et obtient le plus grand pourcentage de voix depuis les élections présidentielles de 1964. Pourtant, malgré le sentiment d’inévitabilité qu’inspire l’euphorie de cette nuit de novembre 2008, le résultat était tout sauf prévisible. L’Amérique vient de tourner une page décisive dans l’histoire trouble de ses relations raciales. Elle semble avoir pris au mot le même Obama qui déclarait dans l’Iowa presqu’un an auparavant : « c’est à cet instant précis que l’improbable a vaincu ce que Washington a toujours appelé l’inévitable ».
Les résultats du scrutin présidentiel s’accompagnent de victoires éclatantes aux élections au Congrès. Les démocrates récupèrent 29 nouveaux sièges à la Chambre des représentants en sus des 30 sièges qu’ils ont gagnés en 2006, s’offrant ainsi une majorité de 257 sièges sur 435. À la Chambre haute, huit nouveaux sénateurs viennent renforcer les rangs démocrates pour leur permettr…
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