Conclusion
- Par Vincent Duclert
Pages 204 à 205
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- DUCLERT, Vincent,
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- Duclert, V.
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Notes
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[522]. Christian Topalov, « Dans les marges. Bernard Lepetit enseignant », Les Cahiers du CRH, n° 17 (revue.org). Voir aussi, du même, « Bernard Lepetit. In memoriam », Genèses. Sciences sociales, histoire, n° 23, 1996, p. 2-3.
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[2]
[523]. Voir Christophe Prochasson, L’empire des émotions. Les historiens dans la mêlée, op. cit.
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[3]
[524]. Cet extrait d’Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien a été choisi par Étienne Bloch pour illustrer une photographie de son père montrant une vue de sa chambre à Fougères ouvrant sur des arbres et un jardin (in Marc Bloch 1886-1944. Une biographie impossible, op. cit., p. 136).
« L’histoire est tout entière un art d’exécution », aimait à dire à ses étudiants Bernard Lepetit, rappelle Christian Topalov dans un texte d’hommage à l’historien[522]. Face à la mort qui renvoie définitivement les êtres dans le passé, les vivants s’arment pour l’avenir en conservant le meilleur des disparus. Pour les historiens, le meilleur apparaît comme la tradition vivante de la liberté de la recherche, de l’invention des concepts et des méthodes, de mise en question des certitudes pour conserver celles qui valent la peine de l’être. La pratique de l’histoire, son écriture, sa transmission, par la compétence qu’elles offrent, préparent l’avenir en assurant le présent. Il s’agit bien sûr d’avenir de l’histoire en tant que discipline, savoir, institution. Mais il s’agit aussi de l’histoire au sens de destin commun de l’humanité. L’imprévisibilité restera la règle, on le mesure chaque jour et même dans des domaines que les sociétés paraissaient parfaitement contrôler, ainsi de l’espace monétaire européen frappé en 2010 d’une crise dont l’Europe ne semble pouvoir se relever. L’imprévisibilité de l’avenir devient une épreuve indépassable lorsque la pensée rationnelle manque pour l’analyser, lorsque la société – ses historiens compris – bascule dans l’empire des émotions[523], lorsque la déraison égare les consciences.
Devant les risques de l’avenir, l’histoire peut agir lorsqu’elle-même construit son avenir. Lorsque les historiens se préoccupent de l’avenir de leur discipline, de leurs méthodes, de leurs sources, mais aussi de leurs étudiants…
Date de mise en ligne : 26/09/2025
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