1. Molière et la comédie de L’Avare
- Par Denis Collin,
- Caroline Andriot-Saillant,
- Dominique Ginestet,
- Didier Guilliomet
- et Christophe Miqueu
Pages 17 à 32
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- COLLIN, Denis,
- ANDRIOT-SAILLANT, Caroline,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier
- et MIQUEU, Christophe,
- COLLIN, Denis,
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- COLLIN, Bernard,
- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- MIQUEU, Christophe
- et GUILLIOMET, D.,
- Collin, Denis.,
- et al.
- Collin, D.,
- Andriot-Saillant, C.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.
- et Miqueu, C.
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- Collin, D.,
- Andriot-Saillant, C.,
- Ginestet, D.,
- Guilliomet, D.
- et Miqueu, C.
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- GUILLIOMET, Didier
- et MIQUEU, Christophe,
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- GINESTET, Dominique,
- GUILLIOMET, Didier,
- MIQUEU, Christophe
- et GUILLIOMET, D.,
Notes
-
[1]
Jacques Scherer, « L’Avare : un carrefour d’étrangetés » in Comédie française n° 177, juin 1989.
-
[2]
Pour les indications biographiques, nous nous référons entre autres à Alfred Simon, Molière par lui-même, éd. du Seuil, coll. « Ecrivains de toujours », 1957.
-
[3]
Cité par Georges Couton in Molière, Œuvres complètes II, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1971, p. 1383.
-
[4]
Sur ces questions, voir Jacques Scherer, La Dramaturgie classique en France, éd. Nizet, nouvelle édition, 2001.
-
[5]
Cf. Stoyan Tzoneff, L’Homme d’argent au théâtre français jusqu’à la Révolution, GAP, 1934.
-
[6]
Cité par Stoyan Tzoneff, op. cit.
-
[7]
Idem.
-
[8]
Conflit qui opposa la France à l’Espagne en 1667-1668, et dont l’enjeu était la couronne des Pays-Bas.
Pour Anne et Jean-François
« Un nœud d’étrangetés,un assemblage de paroxysmes, et une explosion des limites » : telle est la définition que Jacques Scherer, un spécialiste de l’esthétique classique, donne de L’Avare de Molière. Assurément la pièce a surpris les contemporains de Molière, ne les a pas autant amusés que l’auteur l’escomptait peut-être, et nous laisse aujourd’hui un sentiment mêlé d’ironie grinçante. C’est que la caricature est féroce, mais le lieu du tragique n’est pas situé dans le personnage d’Harpagon, dont la folie de posséder est toujours source de quiproquos et de malentendus irrésistibles. Le ridicule du vieillard amoureux n’a pas non plus perdu de sa force comique. Mais sa folie détruit les relations dans lesquelles les autres personnages s’inscrivent, elle annule la place qui leur revient et donne sens à leur être-au-monde, comme la société et les relations affectives peuvent donner sens à l’existence. Car l’amour pour l’argent réifie les êtres vivants. L’Avare est donc une comédie de caractère, celle de « l’avaricieux », et une tragédie des liens régis par un désir d’argent devenu fou. Telle est la lecture du poète romantique allemand Goethe :Jean-Baptiste Poquelin naît le 15 janvier 1622 dans la « maison des singes », rue Saint-Honoré à Paris. Il est le fils de Jean Poquelin, riche marchand tapissier qui, en 1631, achètera la charge de « tapissier ordinaire du Roi », ce qui lui vaudra le titre honorifique d’Écuyer et 337 livres de gages par an. La Fontaine est né l’année précédente et Pascal naîtra l’année suivante…
Date de mise en ligne : 24/09/2025
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