Chapitre 9 : Regard sur la prosodie du français d'Afrique à la lumière de la L1 des locuteurs
- Par Guri Bordal
- et Chantal Lyche
Pages 179 à 198
Citer ce chapitre
- BORDAL, Guri
- et LYCHE, Chantal,
- Sous la direction de SIMON, Anne Catherine,
- Bordal, Guri.
- et al.
- Bordal, G.
- et Lyche, C.
- Sous la direction de A. Simon
https://doi.org/10.3917/dbu.cathe.2012.01.0179
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- Bordal, G.
- et Lyche, C.
- Sous la direction de A. Simon
- Bordal, Guri.
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- BORDAL, Guri
- et LYCHE, Chantal,
- Sous la direction de SIMON, Anne Catherine,
https://doi.org/10.3917/dbu.cathe.2012.01.0179
Notes
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[1]
Le sango dispose d’une orthographe officielle et peut s’utiliser dans certains types de communication écrite, comme par exemple la publicité Diki-Kidiri (1977).
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[2]
Ces critères de sélection sont venus s’ajouter aux critères d’âge (trois tranches d’âge) et de sexe (parité hommes-femmes) en vigueur dans le protocole PFC (Durand & Lyche 2003). Le niveau d’études a également été pris en compte dans l’enquête PFC-Bangui sans que cette variable ne semble avoir un impact sur les données.
-
[3]
Les enregistrements sont disponibles sur le site du projet : www.projet-pfc.net. Les locuteurs de Bangui sont dénommés par leur code de locuteur : rcaxx1.
-
[4]
Les codes des locuteurs correspondent aux codes dans la base de données PFC.
-
[5]
Pour une vue d’ensemble des problèmes rencontrés ainsi qu’une description précise de la procédure suivie lors de la correction manuelle des fichiers, voir Bordal (2012).
-
[6]
Ce logiciel a été conçu pour la détection de proéminences dans le français spontané (Avanzi, Lacheret-Dujour & Victorri 2008).
-
[7]
Voir Lacheret-Dujour & Beaugendre (1999) pour une discussion.
-
[8]
Ce cadre permet à notre avis de mieux appréhender la comparaison des systèmes en vigueur, mais il n’est pas essentiel à notre démonstration. Rappelons que dans la théorie métrico-segmentale les langues diffèrent en fonction de leur inventaire d’unités et de leur hiérarchie de constituants prosodiques (le mot prosodique, le syntagme accentuel et le syntagme intonatif étant les constituants les plus fréquents). La courbe intonative d’un énoncé est composée d’une suite de tons H et B dont certains (tons lexicaux dont la fonction est généralement distinctive) sont attribués au niveau du mot prosodique. Les autres, tons post-lexicaux, embrassent un domaine plus large, à savoir le syntagme accentuel et le syntagme intonatif. Ils assument des fonctions diverses, notamment la démarcation des constituants prosodiques.
-
[9]
B* représente un nombre indéterminé de tons B.
-
[10]
Si l’on observe un lien entre un schwa potentiel et un ton B, tout comme entre un mot de structure CVC et un ton H, on ne peut néanmoins conclure à l’influence directe du poids prosodique du mot sur la structure tonale, comme l’indique la paire un vs on.
-
[11]
Cf. Bordal (2012 : 167 et suiv.) pour une justification.
-
[12]
Une situation quelque peu similaire se retrouve en baoulé, langue tonale parlée en Côte d’Ivoire, par exemple (Leben & Ahoua 1997), où le phénomène de upsweep définit un mot prosodique plus large que le strict mot lexical.
-
[13]
Cette classification ne fait pas l’objet d’un consensus. Cf. à ce sujet Nicolaï (1981).
-
[14]
« Les formes du songhay septentrional du groupe nomade sont affectées d’un fort accent d’intensité, qualitativement identique à celui de la [sic] tamacheq. »
-
[15]
Cf. Nicolaï (1981 : 208 et suiv.).
-
[16]
Le rôle central joué par le mot prosodique dans toutes les variétés de français d’Afrique influence certainement un ensemble de processus d’élision courants en français dans la parole spontanée. Cf. Lyche (à paraître) pour un traitement du maintien de la particule négative ne dans les français d’Afrique.
Le français parlé en Afrique subsaharienne évolue dans un contexte de contact de langues, la société africaine se caractérisant par un multilinguisme et un plurilinguisme étendus. Il convient alors de parler non pas d’un français mais de français au pluriel afin de souligner l’existence d’une pluralité de situations dues à la cohabitation du français avec une grande diversité de langues locales, une pluralité de types de contact, de pratiques de la langue. Si les français d’Afrique présentent tous une nature quelque peu hybride, comment expliquer alors qu’à première vue, un locuteur non africain du français ait tendance à les regrouper sous le terme générique de « français africain » ? Il est fort probable que ce locuteur ne soit pas plus sensible aux particularités locales africaines qu’il ne l’est par exemple aux particularités hexagonales s’il est originaire de la France métropolitaine (Woehrling & Boula de Mareüil 2006), mais certains traits doivent être plus pertinents que d’autres..…
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