Chapitre 8 : Prosodie du français laurentien en milieu minoritaire : le corpus Windsor
Pages 159 à 178
Citer ce chapitre
- KAMINSKAÏA, Svetlana
- et POIRÉ, François,
- Sous la direction de SIMON, Anne Catherine,
- Kaminskaïa, Svetlana.
- et al.
- Kaminskaïa, S.
- et Poiré, F.
- Sous la direction de A. Simon
https://doi.org/10.3917/dbu.cathe.2012.01.0159
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- Kaminskaïa, S.
- et Poiré, F.
- Sous la direction de A. Simon
- Kaminskaïa, Svetlana.
- et al.
- KAMINSKAÏA, Svetlana
- et POIRÉ, François,
- Sous la direction de SIMON, Anne Catherine,
https://doi.org/10.3917/dbu.cathe.2012.01.0159
Notes
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[1]
Cette relative uniformité du français laurentien n’exclut nullement la variation rencontrée dans toute communauté (Béniak & Mougeon 1989).
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[2]
Windsor étant la ville jumelle de Detroit aux États-Unis, l’industrie automobile y est omniprésente.
-
[3]
Pour une description détaillée du niveau segmental du franco-ontarien, voir Thomas (1986).
-
[4]
Dans Jun & Fougeron (1995) ainsi que dans plusieurs études ultérieures inspirées de cet article, les tons sont représentés de la manière suivante, avec les tons L (anglais Low) et H (anglais High) : L H L H*, les diacritiques i (initial) et * (accent tonique) distinguant les points d’association au texte. Dans ce chapitre, nous utilisons plutôt une version française de cette notation.
-
[5]
Poiré & Kaminskaïa (2007) divisent les contours en formes courtes et longues en fonction de la présence ou de l’absence du ton b initial. En moyenne, 1,45 syllabe différencie les SA portant les formes courtes des longues. De plus, 79,9 % des contours de forme longue de tout le corpus sont réalisés sur des SA débutant par au moins un mot clitique tandis que 58,5 % des formes courtes sont dans des SA commençant par un mot plein.
-
[6]
Ni de la variété champenoise en suivant Kaminskaïa (2005).
-
[7]
Seules les syllabes avec coda non sonante ont été analysées, étant donné l’effet possible des consonnes nasales et liquides et des glissantes sur le timing du ton H (Welby & Loevenbruck 2006).
La région de Windsor dans le sud-ouest de l’Ontario constitue un des plus vieux peuplements de langue française au Canada. Les colons et militaires venant de la vallée du St-Laurent y ont en effet fondé le fort Pont-Chartrain ainsi qu’une petite colonie en 1702 dans ce qui était alors connu sous le nom de la région du détroit. De nos jours, cette communauté francophone minoritaire conserve toujours sa langue, en particulier en milieu rural et agricole, mais parvient difficilement à la transmettre aux nouvelles générations qui subissent l’influence quotidienne de la langue anglaise. Cette situation constitue la norme pour la très grande majorité des communautés francophones ontariennes. En fait, seules quelques petites municipalités du nord ontarien et le long de la frontière avec le Québec accueillent une population majoritairement francophone. Dans ce chapitre, nous proposons une description des systèmes accentuel et intonatif de la variété en contact intense avec l’anglais. Cette description est développée principalement par les auteurs dans une série d’études publiées depuis une dizaine d’années. Au cœur de ces études se trouvent le corpus Windsor du projet Phonologie du Français Contemporain (Poiré 2009) ainsi que d’autres enquêtes servant de base de comparaison. La lecture du texte ainsi que les deux styles de conversation ont été mis à contribution selon les études en question.
Après une brève présentation de la variété qui met l’emphase sur les similitudes phonologiques avec le français laurentien tel que parlé ailleurs au Canada, nous décrivons le modèle métrique-autosegmental, cadre théorique dans lequel nos études ont été conduites…
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