Chapitre 4. Paulin de Milan. Une première crise de la mémoire ambrosienne (397-430)
Pages 55 à 65
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- BOUCHERON, Patrick,
- Boucheron, Patrick.
- Boucheron, P.
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Notes
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[1]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 1, 1.
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[2]
Ibid., 56, 1.
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[3]
Jacques de Voragine, La Légende dorée, op. cit., p. 301.
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[4]
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d’auteur ?, Paris, Éd. de Minuit, 2010.
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[5]
Augustin, De Gratia Christi et de peccato originali, II, 3.8.26 (PL 44, 386-389.397). Voir sur ce point l’introduction de Marco Navoni à la Vita di Sant’Ambrogio, op. cit., p. 26.
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[6]
Outre Émile Lamirande, « La datation de la “Vita Ambrosii” de Paulin de Milan », Revue d’études augustiniennes, 27, 1981, p. 44-55, pour un status quaestionis complet et des précisions sur les différentes orientations, voir Elena Zocca, « La “Vita Ambrosii” alla luce dei rapporti fra Paolino, Agostino e Ambrogio », in Nec timeo mori. Atti del Congresso internazionale di studi ambrosiani nel XVI centenario della morte di sant’Ambrogio, Milan, Vita e Pensiero, 1998, p. 803-826 : p. 804-810 mais aussi, comme pour tout sujet de datation, Giuseppe Visonà, Cronologia ambrosiana, op. cit., p. 139-140.
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[7]
Je suis ici Stéphane Gioanni, « Augustin, Paulin, Ennode et les origines de la mémoire d’Ambroise (ve-vie siècles) ». « Une nouvelle fondation de l’Église de Milan ? », in Patrick Boucheron et Stéphane Gioanni (dir.), La Mémoire d’Ambroise de Milan. Usages politiques d’une autorité patristique en Italie (ve-xviiie siècle), Paris-Rome, Publications de la Sorbonne-Publications de l’École française de Rome, 2015, p. 235-252.
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[8]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 54, 1 : (… tunc Murano episcopo detrahenti sancto viro rettuli…) et 55, 1 (Unde hortor et obsecro omnem hominem, qui hunc librum legerit, ut imitetur vitam viri, laudet Dei gratiam et declinet detrahentium linguas…).
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[9]
Ibid., 1, 3.
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[10]
Ibid., 2, 2.
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[11]
Ibid., 53, 1.
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[12]
Peter Brown, À travers un trou d’aiguille, op. cit., p. 146.
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[13]
Yvon Thébert, « À propos du “triomphe du christianisme” », Dialogues d’histoire ancienne, 14, 1988, p. 277-345 : p. 325. Pour une analyse de cette prise de position historiographique et de sa postérité en grande partie empêchée, je me permets de renvoyer à Patrick Boucheron, « Le génie de l’athéisme », Afrique & Histoire, 3, 2005, p. 103-120.
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[14]
Éric Rebillard et Claire Sotinel (dir.), Les Frontières du profane dans l’Antiquité tardive, Rome, École française de Rome, CEFR, 480, 2010.
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[15]
Pierre-Emmanuel Dauzat, Les Pères de leur Mère. Essai sur l’esprit de contradiction des Pères de l’Église, Paris, Albin Michel, 2001.
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[16]
Ambroise, De officiis, 3, 36.
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[17]
Jean-Marie Salamito, Les Virtuoses et la Multitude. Aspects sociaux de la controverse entre Augustin et les pélagiens, Grenoble, Jérôme Millon, 2005.
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[18]
Robert Markus, Au risque du christianisme. L’émergence du modèle chrétien (ive-vie siècle) (éd. or. 1990), trad. franç., Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2012, p. 77.
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[19]
Elena Zocca, « La “Vita Ambrosii” alla luce dei rapporti fra Paolino… », op. cit., p. 807-810.
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[20]
Excellent panorama d’ensemble dans Stéphane Gioanni, « Les Vies de saints latines composées en Italie de la Paix constantinienne au milieu du vie siècle », in Guy Philippart (dir.), Hagiographies, V, Turnhout, Brepols, « Corpus Christianorum. Hagiographies », 5, 2010, p. 361-436.
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[21]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 1, 1.
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[22]
Jean-Pierre Mazières et Nadine Plazanet-Siarri (éd. et trad.), Trois Vies par trois témoins : Cyprien, Ambroise, Augustin, Paris, Migne, 1994. Voir aussi Christine Mohrmann (éd.), Vita di Cipriano. Vita di Ambrogio. Vita di Agostino, Rome-Milan, Mondadori, 1975.
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[23]
Stéphane Gioanni, « Les Vies de saints latines composées en Italie… », op. cit., p. 398-407.
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[24]
Camille Gerzaguet, « Pouvoir épiscopal et luttes d’influence : Ambroise de Milan, le “parrain” des évêques d’Italie du Nord ? », Revue des études tardo-antiques, 3, Supplément 1, 2014, p. 219-240.
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[25]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 25, 1.
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[26]
Ibid., 30, 2.
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[27]
Ibid., 16, 1.
-
[28]
Voir sur ce point Aline Rousselle, Croire et guérir. La foi en Gaule dans l’Antiquité tardive, Paris, Fayard, 1990. Sur les vertus thérapeutiques de la parole ambrosienne, il existe des études plus spécifiques, notamment Raffaella Passarella, Ambrogio e la medicina. Le parole e i concetti, Milan, LED Edizioni Universitarie, 2009.
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[29]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 1, 1.
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[30]
Stéphane Gioanni, « Augustin, Paulin, Ennode… » op. cit., p. 241.
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[31]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 35, 1.
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[32]
Ibid., 43, 1.
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[33]
Jean-Rémy Palanque, « La “Vita Ambrosii” de Paulin. Étude critique », Revue des sciences religieuses, 4, 1924, p. 26-42 et p. 401-420.
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[34]
Antoon Bastiaensen, « Paulin de Milan et le culte des martyrs chez saint Ambroise », in Ambrosius episcopus. Atti del Congresso internazionale di studi ambrosiani nel XVI centenario della elevazione di Sant’Ambrogio alla cattedra episcopale (Milano, dicembre 1974), Milan, Vita e Pensiero, « Studia patristica mediolanensia », 6, 1976, vol. 1.
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[35]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 33, 1.
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[36]
Ibid., 47, 1.
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[37]
Ibid., 42, 1.
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[38]
Jean-Rémy Palanque, « La “Vita Ambrosii” de Paulin… », op. cit., p. 406.
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[39]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 55, 1.
-
[40]
Glen Bowersock, Le Mentir vrai dans l’Antiquité. La littérature païenne et les Évangiles (éd. or. 1994), trad. franç., Paris, Bayard, 2007.
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[41]
Alain Boureau, L’Événement sans fin. Récit et christianisme au Moyen Âge, Paris, Les Belles Lettres, 1993.
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[42]
Emanuele Coccia, « “Qu’est-ce que la vérité” (Jean 18, 38). Le christianisme ancien et l’institution de la vérité », in Paolo Napoli (dir.), Aux origines des cultures juridiques européennes. Yan Thomas entre droit et sciences sociales, Rome, École française de Rome, CEFR, 480, 2013, p. 207-230.
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[43]
Roland Barthes, « Réponses » (entretien avec Jean Thibaudeau paru dans Tel quel à l’automne 1971, repris dans Roland Barthes, Œuvres complètes, t. 3, Éric Marty (éd.), 1968-1971, Paris, Éd. du Seuil, 2002, p. 1023-1044 : p. 1023), cité par Tiphaine Samoyault, Roland Barthes, Paris, Éd. du Seuil, 2015, p. 35-36.
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[44]
Ibid., p. 36 (citant Roland Barthes, Sade, Fourier, Loyola, Paris, Éd. du Seuil, 1971, rééd. dans Œuvres complètes, op. cit., t. 3, p. 705.
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[45]
Paulin de Milan, Vita Ambrosii, 48, 1.
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[46]
Jacques de Voragine, La Légende dorée, op. cit., p. 307.
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[47]
Possidius, Vita Augustini, 18, 9.
Nous approchons donc de ce bloc faillé qu’est le souvenir d’Ambroise, cherchant à comprendre ce qui peut mettre une vie en pièces, pour faire miroiter face au souvenir des éclats d’existence. Mais nous approchons aussi de cette Vita Ambrosii qui est donc la source initiale, et quasiment unique, de la vie d’Ambroise. Quels en sont les premiers mots ? Hortaris, venerabilis pater Augustinis… « Tu me demandes, vénéré père Augustin, à moi aussi de retracer la vie du très bienheureux Ambroise, évêque de l’église de Milan. » C’est une exhortation, davantage qu’une invitation : le nom d’Augustin est projeté en avant du texte, il en est le dédicataire et le commanditaire, c’est vers lui qu’avance cette vie d’Ambroise, à sa rencontre. Mais il la clôt également, par une prière : « Je supplie votre béatitude, vénérable Augustin, de daigner prier pour moi, Paulin, humble pécheur. » Par une inversion complète du relief de leurs vies respectives, qui exprime combien fut rapide l’érosion différentielle des mémoires, Augustin est bien le père du texte, celui dont procède la vie d’Ambroise.
Mais qui est ce humillimo peccatore Paulino ? La littérature ecclésiastique du ve siècle cite deux Paulin : Paulinus episcopus et Paulinus diaconus. Le premier est appelé saint Paulin de Nole, Aquitain établi en Campanie où il devient évêque, ami de Sulpice Sévère ; ce n’est évidemment pas de lui qu’il s’agit, même si la tradition médiévale a pu les confondre (c’est le cas notamment de Jacques de Voragin…
Date de mise en ligne : 27/09/2022
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