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Présentation

Pages 33 à 37

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  • Boucheron, P.
(2019). Présentation. La Trace et l'aura : Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) (p. 33-37). Le Seuil. https://shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-33?lang=fr.

  • Boucheron, Patrick.
« Présentation ». La Trace et l'aura Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) Le Seuil, 2019. p.33-37. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-33?lang=fr.

  • BOUCHERON, Patrick,
2019. Présentation. In : La Trace et l'aura Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle) Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.33-37. URL : https://shs.cairn.info/la-trace-et-l-aura-vies-posthumes-d-ambroise-de-milan-ive-xvie-siecle--9782021310719-page-33?lang=fr.

Notes

  • [1]
    On sait que Francesco della Croce, primicerio du Dôme de Milan et ardent défenseur de la liturgie ambrosienne fut le dédicataire de cette œuvre : Mirella Ferrari, « Un bibliotecario milanese nel Quattrocento : Francesco della Croce », in Ricerche storiche sulla Chiesa ambrosiana, 10, Milan, NED, « Archivio ambrosiano », 42, 1981, p. 175-270 : p. 185-186.
  • [2]
    Enrico Cattaneo, « Lo studio delle opere di S. Ambrogio a Milano nei sec. xv-xvi », in Studi storici in memoria di Mons. Angelo Mercati, Milan, 1956, p. 147-161. Voir aussi Antonio Manfredi, « Vicende umanistiche di codivi vaticani con opere di sant’Ambrogio », Aevum, 72, 1998, p. 559-589.
  • [3]
    Felice Valsecchi (éd.), La vita di s. Ambrogio nella edizione milanese del 1492, Milan, Allegretti, 1974.
  • [4]
    D’après Jacques Dalarun et Lino Leonardi (dir.), Biblioteca Agiografica Italiana (BAI). Repertorio di testi e manoscritti, secoli xiii-xv, Florence, Edizioni del Galluzzo, 2003, vol. 2, p. 40-42.
  • [5]
    Giorgio Varanini et Guido Baldassarri (éd.), Racconti esemplari di predicatori del Due e Trecento, Rome, Salerno, « I Novillieri italiani », 4, 1993, p. 3-698 (p. 278-293 pour la Vie d’Ambroise).
  • [6]
    Jacques de Voragine, La Légende dorée, Alain Boureau (dir. et trad.) et Monique Goullet, Pascal Collomb, Laurence Moulinier et Stefano Mula (trad.), Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 504, 2004, p. 301. C’est seulement en racontant l’épisode de la pénitence infligée à Théodose que Jacques de Voragine s’écarte sensiblement du récit de Paulin, comme on le verra ultérieurement.
  • [7]
    Gabriele Banterle (éd.), Le fonti latine su Sant’Ambrogio, Rome, Città Nuova Editrice, « Opera omnia di sant’Ambrogio », Sussidi, 24-2, 1991.
  • [8]
    Ce manuscrit, qui a appartenu à l’humaniste Pierre Pithou (m. 1596), est conservé à la Bibliothèque nationale de France (sous la cote BnF lat. 1771) : Pierre-Patrick Verbraken, « Le manuscrit latin 1771 de la Bibliothèque nationale de Paris et ses sermons augustiniens », Revue bénédictine, 78, 1968, p. 67-81.
  • [9]
    Lellia Cracco Ruggini, « Sulla fortuna della “Vita Ambrosii” », Athenaeum, 51, 1963, p. 98-110 : p. 101-102.
  • [10]
    Jacques Derrida, La Dissémination, Paris, Éd. du Seuil, 1972.
  • [11]
    Voir notamment François Van Ortroy, « Les vies grecques de Saint Ambroise et leurs sources », in Ambrosiana. Scritti vari pubblicati nel XV Centenario della morte di Sant’Ambrogio, Milan, L. F. Cogliati, 1897, p. 1-37.
  • [12]
    Cesare Pasini, « La Vita premetafrastica di Sant’Ambrogio », Analecta Bollandiana, 101, 1983, p. 101-150.
  • [13]
    Monique Goullet, Écriture et Réécritures hagiographiques. Essai sur les réécritures de Vies de saints dans l’Occident latin médiéval (viiie-xiiie s.), Turnhout, Brepols, « Hagiologia », 4, 2005.
  • [14]
    Jacques Dalarun, La Malaventure de François d’Assise. Pour un usage historique des légendes franciscaines, Paris, Éditions franciscaines, 2002.

La Vie d’Ambroise de Pier Candido Decembrio, si elle a bien été rédigée en 1467 – après tout, nous ne la connaissons que par une source indirecte –, n’a laissé aucune trace. En 1474, c’est la Vita Ambrosii de Paulin de Milan qui est sortie des premières presses milanaises, l’imprimerie naissante s’emparant presque d’emblée de la mémoire ambrosienne. Le traité De officiis (Des devoirs) d’Ambroise est publié également en 1474, tandis qu’est mise en chantier la même année l’édition du missel et du bréviaire ambrosiens. Une nouvelle édition de la Vita paraît en 1477, puis à nouveau en 1488, suivie d’une traduction lombarde en 1492. Quant au dossier du volgarizzamento des vies d’Ambroise, c’est-à-dire de leur traduction en langue vulgaire, il est également très limité : les quelques versions de textes hagiographiques traduits en italien qui circulent à la fin du Moyen Âge reprennent la très fameuse Légende dorée de Jacques de Voragine (rédigée entre 1261 et 1266), notamment la traduction de Nicolò Malermi en véneto-toscan de 1474. Or Jacques de Voragine puise lui-même largement dans Paulin de Milan, dont il suit strictement le récit, se contentant de broder sur l’étymologie supposée du nom d’Ambroise, d’origine grecque : ambrosius est l’ambre (ambra) de Dieu (syos), saveur délicieuse et parfum de la nourriture des anges, de même qu’il est ambrosia, la nourriture des anges, et ambrosium, céleste rayon de miel.
Pourquoi les choses sont-elles parfois évidentes quand elles devraient être compliquées …


Date de mise en ligne : 27/09/2022

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