Chapitre d’ouvrage

Le roman indien de langue anglaise

Discussion : Christophe Jaffrelot

Pages 79 à 97

Citer ce chapitre


  • Tadié, A.
(2007). Le roman indien de langue anglaise. Dans
  • M. Smouts
La situation postcoloniale : Les postcolonial studies dans le débat français (p. 79-97). Presses de Sciences Po. https://doi.org/10.3917/scpo.smout.2007.01.0079.

  • Tadié, Alexis.
« Le roman indien de langue anglaise ». La situation postcoloniale Les postcolonial studies dans le débat français, Presses de Sciences Po, 2007. p.79-97. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-situation-postcoloniale--9782724610406-page-79?lang=fr.

  • TADIÉ, Alexis,
2007. Le roman indien de langue anglaise. In :
  • SMOUTS, Marie-Claude,
La situation postcoloniale Les postcolonial studies dans le débat français. Paris : Presses de Sciences Po. Références, p.79-97. DOI : 10.3917/scpo.smout.2007.01.0079. URL : https://shs.cairn.info/la-situation-postcoloniale--9782724610406-page-79?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/scpo.smout.2007.01.0079


Notes

  • [16]
    William Dalrymple, « The Lost Sub-Continent », The Guardian, 13 août 2005.
  • [17]
    Gautam Kaltami, Londonstani, Londres, Fourth Estate, 2006. Tous les titres de romans sont donnés dans le texte en français, lorsqu’il en existe une traduction, en anglais lorsque la traduction n’est pas encore parue. On indique en note le titre original des ouvrages mentionnés en traduction.
  • [18]
    Amitav Ghosh, Les Feux du Bengale [traduction Christiane Besse], Paris, Seuil, 1990 [éd. originale, The Circle of Reason, New York (N. Y.), Viking, 1986].
  • [19]
    Salman Rushdie, Les Enfants de minuit [traduction Jean Guiloineau], Paris, Stock, 1983 [éd. originale, Midnight’s Children, Londres, Cape, 1981].
  • [20]
    Amitav Ghosh, Lignes d’ombre [traduction Christiane Besse], Paris, Seuil, 1992 [éd. originale, The Shadow Lines, Delhi, Ravi Dayal, 1988].
  • [21]
    Rohinton Mistry, L’Équilibre du monde [traduction Françoise Adelstein], Paris, Albin Michel, 1998 [éd. originale, A Fine Balance, Londres, Faber and Faber, 1995].
  • [22]
    Arundhati Roy, Le Dieu des petits riens [traduction Claude Demanuelli], Paris, Gallimard, 1998 [éd. originale, The God of Small Things, Londres, Flamingo, 1997].
  • [23]
    Salman Rushdie, Les Versets sataniques [traduction A. Nasier], Paris, Christian Bourgois, 1989 [éd. originale, The Satanic Verses, Londres, Viking, 1988].
  • [24]
    Nadeem Aslam, La Cité des amants perdus [traduction Claude Demanuelli], Paris Seuil, 2006 [éd. originale, Maps for Lost Lovers, Londres, Faber & Faber, 2004].
  • [25]
    Monica Ali, Sept mers et treize rivières [traduction Isabelle Maillet], Paris, Seuil, 2006 [éd. originale, Brick Lane, Londres, Doubleday, 2003].
  • [26]
    Au demeurant, on retrouve le même débat autour du cinéma, les films de jeunes auteurs indiens en anglais étant jugés négativement par une partie de la critique (Hyderabad Blues de Nagesh Kukunoor en 1998, etc.).
  • [27]
    Vikram Seth, Un garçon convenable [traduction Françoise Adelstain], Paris, Grasset, 1995 [éd.originale, A Suitable Boy, Londres, Phoenix, 1993].
  • [28]
    Parmi ces récits de vie, on mentionnera encore Meatless Days de la critique Sara Suleri (Chicago (Ill.), University of Chicago Press, 1987).
  • [29]
    On citera par exemple de Nirad Chaudhuri, La Route de l’Angleterre, Paris, Noir sur Blanc, 2007 [éd.originale, A Passage to England, Basingstoke, Macmillan, 1959] ; de Salman Rusdhie, Le Sourire du jaguar [traduction Anne Rabinovitch], Paris, Stock, 1987 [éd. originale, The Jaguar Smile, Londres, Pan, 1987] ; de Vikram Seth, Le Lac du ciel. Voyage du Sin-K’iang au Tibet [traduction Alexandre Kalda], Paris, Grasset, 1996 [éd.originale, From Heaven Lake. Travels Through Sinkiang and Tibet, Chatto and Windus, 1983] ; d’Amitav Ghosh, Un infidèle en Égypte [traduction Christiane Besse], Paris, Seuil, 1993 [éd. originale, In An Antique Land, Delhi, Davi Dayal, 1992], même si la complexité de ce dernier récit excède la forme du récit de voyage.
  • [30]
    Salman Rusdhie et Elizabeth West, The Vintage Book of Indian Writing. 1947-1997, Londres, Vintage, 1997.
  • [31]
    Amit Chaudhuri (ed.), The Picador Book of Modern Indian Literature, Londres, Picador, 2001.
  • [32]
    Voir Cécile Léonard, Salman Rushdie et la création littéraire, thèse, Université Paris VII, 2006, pour une analyse poussée de ces anthologies.
  • [33]
    Ainsi, en 2006, le Booker Prize va à Kiran Desai pour The Inheritance of Loss, Londres, Hamish Hamilton, 2006.
  • [34]
    Aijaz Ahmad, In Theory, Londres, Verso, 1992, p. 243- 244 : « One of my arguments here is that we cannot posit a theoretical unity or coherence of an “Indian” literature by assembling its history in terms of adjacent but discrete histories of India’s major language-literatures. A “national” literature, in other words, has to be more than the sum of its regional constituent parts, if we are to speak of its unity theoretically. »
  • [35]
    Mukul Kesavan, Retour sur image [traduction Dominique Vitalyos], Paris, Picquier, 1999 [éd. originale, Looking Through Glass, Londres, Chatto and Windus, 1995].
  • [36]
    Dans son roman, Shalimar le clown [traduction Christophe Claro], Paris, Plon, 2005 [éd. originale, Shalimar the Clown, Londres, Cape, 2005], Salman Rushdie situe la partie centrale sur fond de destruction du paradis du Cachemire en proie aux fondamentalistes et talibans de toutes sortes.
  • [37]
    Partha Chatterjee, The Nation and its Fragments, op. cit.
  • [38]
    Cet essai est repris dans Dipesh Chakrabarty, Provincializing Europe, op. cit.
  • [39]
    Amit Chaudhuri, « In the Waiting-Room of History », London Review of Books, 26 (12), 24 juin 2004.
  • [40]
    Voir Robert J. C. Young, Postcolonialism. An Historical Introduction, Oxford, Blackwell, 2001.
  • [41]
    Gayatri Spivak propose une critique très ferme de ce phénomène en ce qui concerne les archives de l’Inde, et la détermination de ce pays dans les archives coloniales britanniques, suggérant que la catégorie « Inde » se construit à partir de l’effet de réel généré par ce qui est fondamentalement une fiction. Voir Gayatri Spivak, A Critique of Postcolonial Reason, op. cit., p. 203.
  • [42]
    Arjun Appadurai, Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation [traduction Françoise Bouillot], Paris, Payot, 2001.
  • [43]
    Amitav Ghosh, Le Pays des marées [traduction Christiane Besse], Paris, Robert Laffont, 2006 [éd. originale, The Hungry Tide, Londres, HarperCollins, 2004].
  • [44]
    V. Geeta Kapur, dans Frederic Jameson et Masao Miyoshi (eds), The Cultures of Globalization, Durham (N. C.), Duke University Press, 1998, p. 201.

Un échange récent dans les colonnes du quotidien anglais, The Guardian, opposait l’écrivain britannique domicilié en Inde, William Dalrymple, et l’écrivain indien domicilié en Angleterre, Pankaj Mishra. Dans un article intitulé « The Lost Sub-continent », Dalrymple déplore l’échec partiel d’une littérature indienne en langue anglaise à émerger dans les dix dernières années, en particulier en Inde. Depuis les textes du début des années 1990, la vitalité de cette littérature se serait émoussée, et aucune des étoiles des années 1980 et 1990, selon Dalrymple, ne connaîtrait aujourd’hui d’héritier. En outre, tous les grands écrivains (ce qu’il appelle la « A-list ») proviennent de la diaspora, et la vie littéraire en anglais, à l’intérieur de l’Inde, serait plus que calme. Dalrymple étend ce constat à d’autres genres que le roman, notant qu’à l’exception de quelques ouvrages, les genres non fictionnels sont presque complètement absents de la vie littéraire indienne (en anglais). L’enjeu serait, selon Dalrymple, de savoir si les passeurs de l’Inde, dans les années à venir, seront exclusivement issus de la diaspora. À cela, la réponse de Pankaj Mishra est courte et sèche : Dalrymple juge de la vitalité d’une littérature par les prix et les avances, ne dit rien des meilleurs écrivains qui vivent en Inde (dont il donne une liste) ; Dalrymple se livre à de regrettables généralisations au sujet des genres non romanesques.
Il ne s’agit pas ici de prendre parti, bien évidemment, mais plutôt de noter que le débat public qui opposait, il y a quelques années, les défenseurs de la littérature indienne de langue anglaise à ceux qui soulignaient la nécessité de prendre en compte la littérature en langue vernaculaire, semble s’être déplacé…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/scpo.smout.2007.01.0079

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