9. L’université impossible
Pages 399 à 433
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- CHARLE, Christophe,
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- Charle, C.
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Notes
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[1]
« Le baccalauréat, qui est le grade préalable réglementaire, ne représente que la garantie de la formation de l’esprit résultant de la culture secondaire, mais nullement le bagage nécessaire pour suivre les études de la Faculté. Cela d’autant plus que l’on peut s’inscrire régulièrement à la Faculté des sciences, quelles que soient les séries de baccalauréat dont on ait subi les épreuves. Or les séries A et B et la philosophie ne représentent que des connaissances scientifiques extrêmement limitées et élémentaires », M. Caullery, « Les réformes à faire dans les facultés des sciences », RIE, 1920, t. 74, p. 58.
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[2]
Pour le détail des débats, cf. J.-B. Piobetta, Le Baccalauréat, Paris, Baillière, 1937, notamment p. 162 et s. L’enquête, lancée en 1885 par le ministre de l’Instruction publique, A. Fallières, auprès du personnel de l’enseignement supérieur, montre qu’il existe, dans le corps enseignant du supérieur, une majorité de traditionalistes attachés à cette fonction qui donne, notamment en province, un rôle social important. En revanche, la faculté des sciences de Paris est très en pointe pour une réforme profonde : cf. AN, AJ 16* 5122 : lors de la séance du conseil de faculté du 25 avril 1885, où est élaborée la réponse à cette enquête, certains professeurs de la Sorbonne scientifique demandent l’entrée dans les jurys des docteurs et maîtres de conférences ou les professeurs du secondaire (p. 62), solution qui n’entre en vigueur qu’en 1902.
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[3]
Cf. AN, AJ 16* 5124, 31 janvier 1899, p. 84 : pour le doyen Darboux, le baccalauréat représente une lourde charge pour les facultés, mais le supprimer serait une perte d’influence et un risque pour l’enseignement de l’État. Émile Duclaux se déclare pourtant partisan de la coupure avec les examens du secondaire ; pour Darboux, en revanche, cela ne ferait que renforcer l’oppression déjà trop grande des écoles spéciales sur les programmes du secondaire.
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[4]
J.-B. Piobetta, op. cit., p. 245.
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[5]
Cité dans AN, AJ 16* 4752, p. 136.
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[6]
Ibid., p. 138 : quatre professeurs refusent la coupure.
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[7]
AN, AJ 16* 5125, 9 juin 1921 : 114 pour les mathématiques, 179 pour la physique et la chimie ; 148 pour les naturalistes (p. 194).
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[8]
AN, AJ 16* 4755, 28 avril 1928, p. 3-4. L’office demandé est créé en 1930 à Paris et l’année suivante en province (J.-B. Piobetta, op. cit., p. 269).
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[9]
AN, AJ 16* 4758, p. 59 ; voici le détail des chiffres aux deux dates : grec : 120 et 561 ; latin : 163 et 659 ; français : 180 et 608 ; grammaire : 40 et 286 ; littérature classique : 96 et 603 ; morale et sociologie : 121 et 200 ; histoire moderne et contemporaine : 125 et 341 ; anglais : 101 et 298 ; allemand : 23 et 99.
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[10]
Données tirées des tableaux fournis par D. Pestre, Physique et Physiciens en France, op. cit., tableaux 1.3, 1.4, 1.5 et 1.8, p. 19-26.
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[11]
Annales UP, XIII, 1938 p. 140-144, et XIV, 1939, p. 331.
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[12]
Ibid., p. 60.
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[13]
Ibid., p. 61.
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[14]
Les chiffres cités sont donnés dans le Rapport annuel du doyen, faculté des lettres, Annales UP, X, 1935, sept.-oct., p. 392. Les diverses fractions du public étudiant s’équilibrent donc puisqu’il y a à peu près autant de candidats à des diplômes non professionnels que d’étudiants en vue de grades d’enseignement. La frontière entre ces publics correspond en grande partie à l’origine nationale (Français/étrangers) et/ou au sexe.
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[15]
AN, AJ 16* 4758, 25 mars 1939, p. 112-113.
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[16]
AN, AJ 16* 4750, rapport de Lanson sur l’organisation des études, 20 avril 1907, p. 44.
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[17]
Ibid., p. 45-46.
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[18]
Ibid., p. 46.
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[19]
Ibid., p. 44-45.
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[20]
Ibid., p. 47-48. Lanson propose un semestre du 1er novembre au 1er mars et un autre du 1er mars au 1er juillet avec un total de 80 leçons au lieu des 3 heures hebdomadaires en vigueur de novembre à juillet avec quatre combinaisons différentes possibles de cours, conférences et enseignements de laboratoire (p. 49). Le 11 mai 1907, lors de la discussion du rapport, quelques réserves sont émises, notamment par Charles-Victor Langlois, qui trouve que Lanson surcharge les professeurs.
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[21]
AN, AJ 16* 4757, 13 mars 1937, p. 137.
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[22]
AN, AJ 16* 4758, 3 juin 1938, p. 61.
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[23]
AN, AJ 16* 1794, p. 233 et s.
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[24]
AN, AJ 16* 1796, p. 228 ; lors du conseil du 3 février 1897, Ducrocq se plaint de la lourdeur du service des examens qui durent de 8 heures du matin à 6 heures du soir. Il demande qu’on emploie des agrégés démissionnaires payés avec la retenue de ceux qui sont dispensés d’examens ; il réclame aussi des agrégés supplémentaires du fait de la multiplication des doctorats. Cf. aussi AN, AJ 16* 1797, conseil du 21 novembre 1901, p. 167, et 25 février 1902, p.179.
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[25]
En 1905, on se plaint que certains partent avant la fin et que d’autres arrivent après la rentrée, ce qui surcharge les autres (AN, AJ 16* 1797, p. 412). L’année suivante, on déplore que « certains professeurs abusent de la faculté de s’excuser trop souvent et au dernier moment » (AN, AJ 16* 1798, p. 9).
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[26]
AN, AJ 16* 1797, p. 243.
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[27]
D’après Statistique de l’enseignement supérieur, Paris, Imprimerie nationale, 1899, p. 21, et « Rapport du doyen de la faculté de droit de Paris pour 1936-37 », dans Annales UP, XIII, 1938, p. 34 : pourcentage calculé en fonction des chiffres nationaux donnés par Fritz K. Ringer, Education and Society in Modern Europe, Bloomington, Indiana U. P., 1979, tableau xi, p. 335.
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[28]
AN, AJ 16* 1798, 11 mars 1908, p. 133.
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[29]
Cf. AN, AJ 16* 1801, p. 19 : « Par un privilège qui malheureusement n’est pas réciproque, la Faculté de droit est appelée à participer aux examens des autres Facultés, notamment de la Faculté des lettres. Cette obligation résulte de textes formels, elle a toujours été acceptée. On n’aperçoit pas les moyens légaux par lesquels on pourrait aujourd’hui s’y soustraire. C’est encore une charge à laquelle il faut se résigner. Elle est d’ailleurs relativement légère. Dans la tâche ardue qui nous incombe, il faut que chacun de nous mérite des éloges, non seulement par la valeur scientifique, mais aussi par la discipline avec laquelle il accepte toutes les obligations de sa fonction. »
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[30]
AN, AJ 16* 1798, 13 juillet 1910, p. 276.
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[31]
Ibid.
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[32]
Ibid., p. 277.
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[33]
Ibid., p. 278.
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[34]
Ibid. Le rapporteur est Albert Tissier .
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[35]
Il y a 11 965 étudiants à la faculté de droit de Paris en 1934-1935, soit la taille d’une grosse université actuelle.
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[36]
AN, AJ 16* 1801, p. 142.
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[37]
AN, AJ 16* 1801, p. 284. L’année suivante, lors de la séance du 4 novembre 1931, Wahl se plaint que les examinateurs adjoints sont trop bienveillants et souvent examinent en dehors de leur spécialité (ibid., p. 399). Niboyet signale l’augmentation du nombre des fraudeurs aux compositions écrites.
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[38]
Cf. Abraham Flexner, Universities : American, English, German, Oxford, Oxford U. P., 1930, et Hartmut Titze, Der Akademiker-Zyklus, Goettingen, Vandenhoeck et Ruprecht, 1990.
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[39]
« Examens et concours occupent chez nous le devant de la scène. Et ils pèsent d’un poids très lourd sur tout notre travail. Poids difficile à décliner : probablement parce que le Français moyen, égalitaire en principe, garde toujours une sainte horreur de l’arbitraire » (C. Bouglé, « La conception française de l’Université », Annales UP, VII, 1932, p. 333-358, ici p. 343).
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[40]
Cf. M. Caullery, « Les réformes à faire dans les facultés des sciences », RIE, 1920, t. 74, p. 49. Au même moment, toute une série de livres, articles et documents paraissent sur le même thème. D. Pestre en donne une liste (op. cit., p. 268, note 76). Cette campagne concerne surtout la recherche scientifique. Seul le texte de Caullery s’attache en même temps aux problèmes universitaires.
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[41]
Lors d’une conférence à la Sorbonne, le 6 novembre 1919, Charles Andler avait exposé un programme assez similaire proposant de remplacer les facultés cloisonnées par des instituts de type interdisciplinaire (« La rénovation présente des universités allemandes et des universités françaises », in L’Humanisme travailliste. Essais de pédagogie sociale, Paris, Bibliothèque de « La Civilisation française », 1927, p. 133-144). Une tentative partielle d’application sera réalisée dans la nouvelle université de Strasbourg recréée après la guerre (cf. John E. Craig, Scholarship and Nation Building. The Universities of Strasbourg and Alsatian Society, 1870-1939, Chicago, Londres, The University of Chicago Press, 1984).
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[42]
Ibid., p. 56 (souligné par l’auteur).
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[43]
Ibid. Le passage de Liard a été cité au chap. 1, p. 46. L’image qu’a Caullery en tête est celle du campus à l’américaine qu’il a personnellement connu lors de son voyage aux États-Unis en 1916 (cf. chap. 8); il parle d’« une série de constructions légères disséminées dans un parc ».
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[44]
M. Caullery, art. cit., p. 51.
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[45]
Cf. S. Rials, Administration et Organisation 1910-1930, Paris, Beauchesne, 1977 ; et pour des textes d’époque sur les universités : A. Audollent, « Y a-t-il lieu de “spécialiser” et de “moderniser” nos universités provinciales ? », RIE, 1926, t. 80, p. 129-136.
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[46]
« Il conviendrait donc de restreindre aussi peu que possible la liberté des directeurs de façon qu’ils puissent choisir et congédier ou retenir les personnes suivant leurs aptitudes et leur bonne volonté » (p. 65). Ce sera la pratique souple du CNRS à ses débuts.
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[47]
La question est évoquée à deux reprises dans l’article cité, p. 44 (échange de professeurs et accueil de chercheurs étrangers) et p. 53 (assouplissement des règles pour l’accès des étudiants étrangers). C’est l’une des originalités du CNRS par rapport aux universités classiques.
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[48]
Ibid., p. 59-60.
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[49]
Ibid., p. 55.
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[50]
Harry W. Paul, From Knowledge to Power, op. cit., et D. Pestre, Physique et Physiciens en France, op. cit.
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[51]
Et encore celle-ci ne suffirait pas si les mêmes règles s’appliquent au plan local à des facultés différentes. C’est l’éclatement, après 1968, des facultés et des universités formelles remplacées par des « universités » en fait beaucoup plus homogènes au plan disciplinaire, malgré le discours interdisciplinaire affiché, qui permet une organisation fondée sur la spécificité de chaque science.
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[52]
Ch. Andler, « La rénovation présente des universités allemandes et des universités françaises », art. cit., p. 123.
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[53]
AN, AJ 16* 1801, 7 mars 1932 : résumant les débats, Edgar Allix affirme que la plupart des membres sont hostiles parce qu’« ils appréhendent 1° de créer ainsi un précédent en admettant les primaires à passer dans le supérieur ; 2° de voir abaisser un jour les barrières de sauvegarde si ce projet est voté ». La proposition est rejetée par 17 voix contre 8 (p. 422). Le 24 janvier 1935, le doyen fait adopter un vœu contre les étudiants étrangers qui obtiennent la licence française pour pouvoir s’établir et surtout contre la dispense de scolarité jugée abusive donnée par le ministère à trois étudiants allemands : « quels que soient les devoirs d’hospitalité auxquels notre pays ne doit pas se dérober, ils ne vont pas jusqu’à exiger que des étrangers soient avantagés par rapport aux nationaux » (AN, AJ 16* 1802, p. 74).
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[54]
Cf., par exemple, « Faculté des lettres. Rapport annuel du doyen », Annales UP, X, 1935, p. 386 : « Il convient donc de continuer à avertir, par tous les moyens, les jeunes gens que les carrières qui dépendent du ministère de l’Éducation nationale sont extrêmement encombrées et qu’il est très dangereux de s’y engager sans une forte préparation antérieure. »
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[55]
Cf. AN, AJ 16* 1799, p. 466 : le 9 juillet 1919 est exposé, lors de l’assemblée des professeurs parisiens, un projet de création d’instituts spéciaux en prévision des nouveaux statuts des instituts d’université en gestation : Centre d’études économiques et statistiques ; Institut de sciences pénales ; Institut de sciences administratives et financières ; Institut de législation comparée ; Institut de sciences historiques.
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[56]
AN, AJ 16* 4754, 21 janvier 1928, p. 281-282.
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[57]
Cf. Olivier Dumoulin, Profession « historien », 1919-1939, un « métier » en crise, thèse de 3e cycle dactyl., EHESS, 1983 ; Brigitte Mazon, Fondations américaines et Sciences sociales. Aux origines de la Vle section de l’École pratique des hautes études, Paris, Éd. du Cerf, 1988 ; Jean-François Picard, La République des savants, la recherche française et le CNRS, Paris, Flammarion, 1990. Stratégie assez payante au demeurant puisqu’un cinquième des crédits de recherche décidés en 1936 va aux sciences humaines (Harry Paul, op. cit., p. 344).
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[58]
D’après D. Pestre, en sciences physiques, les trois quarts des crédits de la Caisse nationale des sciences vont aux Parisiens à la fin des années 1930 (op. cit., p. 100) et ils obtiennent deux à trois fois plus de postes (p. 71). Dans son rapport de 1920, Caullery déplorait pourtant les dotations très inégales des universités de Paris et de province en matière de bibliothèque.
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[59]
Le pluriel s’impose maintenant puisque certains « cloutiers » commencent à pénétrer dans l’enseignement supérieur à cette époque.
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[60]
L. Febvre a été battu par R. Guyot en 1926 pour une maîtrise de conférence d’histoire contemporaine à la faculté des lettres de Paris.
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[61]
Lettre datée 7 décembre 1929, in Archives du Collège de France, publiée dans C. Charle (en collaboration avec Christine Delangle), « La campagne électorale de Lucien Febvre au Collège de France (1929-1932), lettres à Edmond Faral », Histoire de l’éducation, n° 34, juin 1987, p. 46-69, ici p. 51.
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[62]
Frédéric Lefèvre, Une heure avec, Paris, NRF, 1925, p. 271 et 276.
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[63]
En 1920 encore, L. Herr, dans une lettre à celui-ci, donnait du Collège de France cette image un peu dépréciée de refuge des érudits sans public : « Le grave défaut du Collège de France, tu le sais comme moi, c’est la rupture fatale de contact avec les jeunes gens. Tu te créeras un public, mais il sera d’amateurs, de quelques spécialistes, de badauds et d’étrangers. Sera-ce un champ d’action véritable – nul ne peut le prévoir », in Correspondance…, op. cit., p.182-183. Pourtant, cinq ans plus tard, c’est Lucien Herr lui-même qui, devant l’épuisement physique d’Andler, lié à ses tâches pédagogiques, organisera l’élection de celui-ci dans l’établissement qu’il jugeait naguère trop fermé.
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[64]
La vogue des missions de recherche et d’enseignement à l’étranger, étudiée au chapitre 8, est l’une d’entre elles.
Ainsi, malgré l’unification formelle du statut des professeurs au sein des nouvelles universités, les options de ceux-ci au sein de chaque faculté ou leurs relations opposées au champ du pouvoir et au monde extérieur contribuent à accroître les divergences internes aux institutions réformées. La logique sociale dominante, mise en évidence derrière chaque adaptation du « modèle allemand » à la réalité française, n’étouffe pas cependant une réflexion critique continue de la part de ceux qui ne reconnaissent pas leur université dans l’édifice peu à peu construit au fil des deux dernières décennies du xixe siècle. Au-delà des imputations faciles au politique, à l’État ou aux circonstances (par exemple, la crise budgétaire de l’entre-deux-guerres), il reste à dégager les contradictions principales du nouveau système universitaire français et à déterminer comment on a cherché à les résoudre et quelles sont les raisons de cet échec qui implique une sortie du système.
Au point de départ de la critique des réformateurs se trouvait l’incompatibilité entre les tâches de certification et d’enseignement liées au système de concours et d’examens français et la vocation à la recherche de l’enseignement supérieur rénové. Or cette question reste centrale tout au long de la Troisième République, malgré la création des conférences pour spécialistes, l’augmentation des effectifs enseignants, la renaissance des universités provinciales et d’instituts de recherche au sein des universités. Les plaintes, au-delà du rituel, peuvent s’appuyer sur des faits irréfutables, notamment à Paris, où se concentre le plus gros de la tâche mais aussi, contradictoirement, les enseignants cooptés en fonction de leur vocation de chercheur qui souffrent donc le plus de cette dégradation tendancielle de leurs conditions de travail…
Date de mise en ligne : 27/09/2022
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