14. Une tentative de classification des théories portant sur la croyance magique
- Par Pascal Sanchez
Pages 585 à 611
Citer ce chapitre
- SANCHEZ, Pascal,
- Sanchez, Pascal.
- Sanchez, P.
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Notes
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[1]
E. E. Evans-Pritchard, Des théories sur la religion des primitifs, traduction de l’anglais par M. Matignon, Paris, Petite Bibliothèque Payot, 2001.
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[2]
Pierre Bonte, Michel Izard, « Evolutionnisme », in Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie, Paris, P.U.F., 2000, pp. 269-272.
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[3]
Raymond Boudon, François Bourricaud, « Fonctionnalisme », in Dictionnaire critique de la sociologie, Paris, P.U.F., 2002, p. 265.
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[4]
Marc Augé (dir.), La construction du monde, Paris, François Maspéro, 1974, p. 62.
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[5]
Ibid., p. 66.
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[6]
Ibid., p. 66.
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[7]
Robin Horton, « Tradition and Modernity Revisited », in Martin Hollis and Steven Lukes, Rationality and Relativism, Cambridge, Massachusetts, The MIT Press, 1989, pp. 201-260. Article repris dans Robin Horton, Patterns of thought in Africa and The West, essays on magic, religion and science, Cambridge, Cambridge Universtity Press, 1995, pp. 301-346. Steven Lukes, « Relativism in its Place », in Martin Hollis and Steven Lukes, Rationality and Relativism, Cambridge, Massachusetts, The MIT Press, 1989, pp. 261-305. Dan Sperber, « Apparently Irrational beliefs », in Martin Hollis and Steven Lukes, Rationality and Relativism, Cambridge, Massachusetts, The MIT Press, 1989, pp. 149-180. John Skorupski, Symbol and Theory, Cambridge, Cambridge University Press, 1986. Brian Morris, Anthropological studies of religion, an introductory text, Cambridge, Cambridge University Press, 1996.
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[8]
John Skorupski, op. cit., p. 12.
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[9]
Brian Morris, op. cit., p. 91.
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[10]
John Skorupski, op. cit., p. 12.
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[11]
John Skorupski, op. cit., p. 55.
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[12]
Dan Sperber, « Apparently Irrational Beliefs », op. cit., p. 153.
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[13]
Ibid., p. 149.
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[14]
Ibid., p. 152.
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[15]
Dan Sperber, « Apparently Irrational Beliefs », op. cit., p. 150.
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[16]
Ibid., pp. 153-157.
-
[17]
Richard A. Shweder, « Anthropology’s romantic rebellion against the enlightenment, or there’s more to thinking than reason and evidence », in Richard A. Shweder and Robert A. Levine (eds.), Culture theory, essays on Mind, Self, and Emotion, Cambridge, Cambridge University Press, 1995, pp. 27-66.
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[18]
Par développementalisme, Richard A. Schweder fait référence aux théories selon lesquelles les ressources cognitives et les valeurs d’un individu ou d’un groupe dépendent du degré de developpement auquel ils sont parvenus.
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[19]
Richard A. Shweder, « Anthropology’s romantic rebellion against the enlightenment, or there’s more to thinking than reason and evidence », op. cit., p. 59.
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[20]
L’anthropologie de Lévi-Strauss est-elle davantage caractérisée par l’universalisme rationalisant de la philosophie des Lumières ou par l’esprit relativiste de l’anthropologie symbolique ? Bronislaw Malinowski a-t-il penché plutôt vers les explications rationalistes ou plutôt vers des conceptions irrationalistes ? Peut-on, à nouveau, associer Horton à Frazer et à Tylor ? Autant d’interrogations que la matrice de Richard A. Schweder ne permet pas de trancher de manière évidente.
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[21]
Voir en particulier le chapitre 11 de ce travail.
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[22]
L’importance de cette opposition centrale a été soulignée en particulier par Robin Horton dans « Lévy-Bruhl, Durkheim and the Scientific Revolution », in Robin Horton et Ruth Finnegan (eds.), Modes of Thought, London, Faber & Faber, 1973, pp. 249-305.
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[23]
Voir en particulier les chapitres 3 et 8 de ce travail.
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[24]
Voir en particulier le chapitre 8, section 7 de ce travail.
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[25]
Bronislaw Malinowski, Magic, Science and Religion and other essays, Prospect Heights, Waveland Press, 1992.
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[26]
Cette présentation ne prétend pas reprendre ici toutes les théories qui ont fait l’objet d’une discussion. Elle se contente de signaler la place qu’occupent certaines théories anthropologiques et sociologiques majeures de la croyance magique. En outre, les productions des historiens ne peuvent être entièrement rattachées à ce découpage issu de la triade de Frazer. Au fur et à mesure de notre présentation, des précisions seront données quant à la position de certaines thèses défendues par des historiens relatives à la persécution des sorcières.
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[27]
Ceux qui ont été notamment influencés par l’œuvre d’Evans-Pritchard, en particulier Keith Thomas et Alan Macfarlane. Voir, à ce sujet, chapitre 5, section 3.
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[28]
Voir Dan Sperber, « Apparently Irrational Beliefs », op. cit., p. 161.
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[29]
Les historiens qui, comme Jean Delumeau, insistent sur les mécanismes de la peur comme facteurs explicatifs de la persécution des sorcières, partagent des orientations méthodologiques proches des théories continuistes et irrationnalistes, dans la mesure où la peur est un sentiment universel qui échappe à l’emprise de la raison.
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[30]
La thèse de l’acculturation défendue par Muchembled est une illustration, en histoire, de la théorie rationaliste et discontinuiste. L’historien fait ici référence à une logique générale d’ordre politique – l’imposition de normes par l’élite – qui se déploie indépendamment de la conscience des acteurs. Dans ce cadre, les croyances ne sont que les reflets d’enjeux plus fondamentaux secouant la sphère politique.
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[31]
Sur ce point, voir les développements critiques à l’encontre de la thèse symboliste proposés par I. C Jarvie et Joseph Agassi, « The problem of the Rationality of Magic », in Bryan R. Wilson (ed), Rationality, Oxford, Basil Blackwell, 1986, pp. 172-193.
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[32]
Steven Lukes a recensé plusieurs sens à l’expression « croyances irrationnelles ». Une représentation magique peut être déclarée irrationnelle si elle est manifestement entachée d’erreurs de raisonnement, de paralogismes, si elle est frappée d’inconséquence au regard de certaines prémisses, si elle est truffée de propositions ad hoc, si elle est dénuée de preuves empiriques suffisantes… Steven Lukes, « Some problems about rationality », in Brian R. Wilson (ed.), Rationality, Oxford, Basil Blackwell, 1986, p. 207.
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[33]
Voir Ernest Gellner, « Concepts and society », in Brian R. Wilson (ed), Rationality, Oxford, Basil Blackwell, 1986, pp. 18-49. Robin Horton, « Lévy-Bruhl, Durkheim and the Scientific Revolution », in Ruth Finnegan and Robin Horton (eds.), Modes of thought, essays on thinking in western and non-western societies, London, Faber & Faber, 1973, pp. 249-305. Raymond Boudon, Etudes sur les sociologues classiques II, Paris, collection Quadrige P.U.F., 2000, pp. 63-123.
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[34]
Emile Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, op. cit., pp. 12-28.
De nombreux textes, on l’a vu, ayant des statuts différents, se sont penchés sur les croyances magiques ; certains se sont contentés de décrire des rites et des représentations, d’autres ont essayé de proposer des théories sur la signification des croyances magiques, sur ce qu’elles sont et sur les raisons de leur variation dans le temps et dans l’espace. En revanche, peu de textes ont été consacrés à rassembler les différents points de vue sur les croyances magiques en un tableau synthétique en vue de surmonter la masse des écrits, en vue d’indiquer en quoi les arguments utilisés convergeaient, au bout du compte, vers quelques principes explicatifs sans cesse repris et répétés. Ces quelques tentatives se sont de plus limitées à exhiber des critères externes de classement des théories sans véritablement plonger dans les ressorts explicatifs de ces théories. Quelques axes peu explicites (théories psychologiques/sociologiques, théories fonctionnalistes/évolutionnistes, théories symbolistes/intellectualistes) ont été promus au rang de critères de classement à partir le plus souvent de découpages institutionnels ou intellectuels préexistants : opposition sociologie/psychologie, opposition fonctionnalisme/évolutionnisme.
Il peut apparaître légitime, à ce stade de la discussion, de se poser toutefois une question : quel intérêt y a-t-il à classer des théories, à les distribuer autour de quelques axes ? N’est-ce pas accomplir un geste d’entomologiste en archivant en quelque sorte des objets morts …
Date de mise en ligne : 13/05/2015
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