Débats et controverses
L’affiche rouge (5 janvier 1871)
- Par Michel Cordillot
Pages 421 à 423
Citer ce chapitre
- CORDILLOT, Michel,
- Cordillot, Michel.
- Cordillot, M.
Citer ce chapitre
- Cordillot, M.
- Cordillot, Michel.
- CORDILLOT, Michel,
Dans l’imaginaire populaire, l’« Affiche rouge » du 5 janvier 1871 (en fait la deuxième du nom après celle du 15 septembre) a souvent pris une dimension symbolique très forte, à la fois du fait de sa couleur (mythifiée, car le papier est en réalité rose foncé) et surtout de sa conclusion prophétique : « Place au peuple ! Place à la Commune ! »
Pourtant, les historiens continuent de s’interroger avec Jacques Rougerie sur sa signification ainsi que sur sa portée réelle.
Pour tenter de démêler ce qui s’est passé, il faut commencer par se pencher sur le contexte. La situation à Paris est en passe de devenir catastrophique pour les classes populaires qui souffrent de la faim et du froid, tandis qu’aucune solution ne semble se dessiner sur le plan militaire. Considérablement affaibli à la suite de l’échec de la « journée » du 31 octobre et des élections qui ont suivi, le mouvement révolutionnaire est de nouveau en train de reprendre de la vigueur. Si elle est essentiellement l’œuvre d’Internationaux, l’« Affiche rouge » n’émane pas officiellement de l’AIT, mais de la Délégation des vingt arrondissements, nouvelle appellation du Comité central des vingt arrondissements. Lors de la réunion tenue le 30 décembre, il a été arrêté à la demande des militants du Ve arrondissement le principe d’une réunion au cours de laquelle serait dressée la liste, arrondissement par arrondissement, des membres de la future Commune dont l’urgence de la situation commande la mise en place sans délai afin de remplacer un gouvernement de la Défense nationale qui se refuse à agir vigoureusement…
Date de mise en ligne : 03/10/2025
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
20,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €