Le point sur
L’AIT durant le premier Siège
- Par Michel Cordillot
Pages 417 à 420
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- CORDILLOT, Michel,
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- Cordillot, M.
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Du 4 septembre 1870, date de la proclamation de la République, jusqu’au 19 septembre, jour où la capitale totalement encerclée se retrouve coupée du reste de la France, les Internationaux parisiens se sont totalement investis dans l’effort de Défense nationale en procédant à la mise en place du Comité central des vingt arrondissements. Mais avec le Siège, c’est pour eux une période sombre qui commence.
L’entrevue de Ferrières entre Jules Favre et Bismarck (19-20 septembre) donne naissance aux premiers soupçons quant à la volonté réelle du gouvernement provisoire de poursuivre la lutte. On voit en réaction l’attitude du Comité central commencer à évoluer. Le 8 octobre, il appelle à manifester pour imposer la tenue rapide d’élections municipales. Mais faute d’avoir été sérieusement préparée, la manifestation ne reçoit pas le soutien populaire escompté et débouche sur un échec. Le Comité central semble dès lors hésiter entre deux lignes de conduite : faut-il continuer d’accorder au gouvernement un soutien exigeant, ou faut-il au contraire adopter une posture de défiance ? C’est le moment que choisissent les Internationaux, qui en ont jusque-là été les principaux animateurs, pour prendre leur distance par rapport à l’action purement politique. Considérant qu’ils n’ont de toute façon plus rien à gagner à ajourner la question sociale, ils préfèrent se concentrer désormais sur la réorganisation de leurs propres forces.
Est-ce parce que se dessinent au même moment les prémisses d’une crise interne …
Date de mise en ligne : 03/10/2025
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