La personne de l’église
Pages 479 à 486
Citer ce chapitre
- IOGNA-PRAT, Dominique,
- Iogna-Prat, Dominique.
- Iogna-Prat, D.
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- Iogna-Prat, D.
- Iogna-Prat, Dominique.
- IOGNA-PRAT, Dominique,
À l’amorce de cette troisième partie consacrée à la « monumentalisation de l’Église » entre 1040 et 1200, nous avons noté l’apparition, dans la seconde moitié du xie siècle, du type iconographique de la Mater Ecclesia dans un cadre architecturé [fig. 8 ; ill. 17] destiné à faire de l’église le siège (sedes) de l’Église en lui donnant la visibilité d’une instance de pouvoir. Au terme de notre étude du discours clérical en matière monumentale à l’époque de la Réforme de l’Église (récits de construction et de consécration d’églises ; collections canoniques systématiques ; Sommes liturgiques et sacramentelles), les conditions qui ont présidé au choix de ce type iconographique apparaissent plus clairement, nous permettant de mieux comprendre quelles nécessités ont amené l’institution ecclésiale à s’imposer dans le paysage social sous la forme non seulement de l’église, mais également d’aires consacrées, articulées à l’église (cimetière, sauveté, domaines ecclésiastiques) et constitutives d’un espace spécifiquement chrétien.
Les clercs grégoriens ont pour projet d’ensemble de construire une société chrétienne. Pour être de l’Église, il convient d’être dans l’église ; il est nécessaire de passer par le bâtiment de pierre pour accéder au Temple spirituel. Mais être dans suppose que l’on puisse aussi être en dehors. Il y a les chrétiens, pierres vivantes de la communauté sacramentelle qu’est l’Église, et il y a les autres. Une attestation claire du fossé établi entre membres du corps d…
Date de mise en ligne : 23/09/2022
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