Chapitre d’ouvrage

3. La belle époque de la République

Pages 56 à 78

Citer ce chapitre


  • Néraudau, J.-P.
(2000). 3. La belle époque de la République. La Littérature latine (p. 56-78). Hachette Education. https://shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-56?lang=fr.

  • Néraudau, Jean-Pierre.
« 3. La belle époque de la République ». La Littérature latine, Hachette Education, 2000. p.56-78. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-56?lang=fr.

  • NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
2000. 3. La belle époque de la République. In :
  • NÉRAUDEAU, Jean-Pierre,
La Littérature latine. Vanves : Hachette Education. HU, p.56-78. URL : https://shs.cairn.info/la-litterature-latine--9782011453211-page-56?lang=fr.

Cicéron a situé la date fictive du De republica en 129, quelques jours avant la mort de Scipion Émilien, qui y tient le premier rôle à côté de son ami Laelius. Dans le Laelius, ou De amicitia, Laelius expose l’amitié qui le liait à Scipion qui vient de mourir. Enfin, dans le Cato maior, ou De senectute, Caton, quelques jours avant sa mort, disserte sur la vieillesse devant Scipion Émilien et Laelius. Cicéron a choisi pour porte-parole les hommes qu’il admirait le plus et qui avaient vécu à une époque qui lui semblait l’âge d’or de la République. Scipion Émilien était né en 185. Fils de Paul-Émile, vainqueur en 168 du roi Persée de Macédoine, il avait été adopté par le fils de Scipion l’Africain, et il réunissait dans son nouveau nom les prestiges des deux familles. C’est lui le maître d’œuvre de cette belle époque dont l’apogée se situe dans les années 160. Il avait réuni autour de lui un groupe d’amis et de protégés qui constituaient une sorte de « cercle » où se rencontraient Térence, Pacuvius, plus tard Lucilius et Sempronius Asellion, autant de noms attachés à des œuvres littéraires novatrices.
Le Grec Polybe fut reçu aussi dans le « cercle ». Il avait participé à la Ligue achéenne qui s’était constituée pour présenter aux Romains une image unifiée de la Grèce. Devenus suspects au Sénat, certains de ses membres avaient été amenés à Rome comme otages, en 167. Polybe en était. Il mit à profit son exil doré pour écrire, en grec, une Histoire qui devait élucider la question d’actualité : « comment et grâce à quel gouvernement l’État romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée, et cela en moins de cinquante-trois ans …


Date de mise en ligne : 04/07/2024

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