2. Les seconds fondateurs
Pages 38 à 55
Citer ce chapitre
- NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
- NÉRAUDEAU, Jean-Pierre,
- Néraudau, Jean-Pierre.
- Néraudau, J.-P.
Citer ce chapitre
- Néraudau, J.-P.
- Néraudau, Jean-Pierre.
- NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
- NÉRAUDEAU, Jean-Pierre,
Cette seconde génération s’ordonne, comme la précédente, autour de trois grands noms qui fondent à nouveau les genres fondés par leurs prédécesseurs. La puissance romaine, jadis, a été fondée par Énée, puis par Romulus et, au cours des siècles, par des hommes providentiels, Camille, Auguste et d’autres. L’histoire littéraire procède de la même façon et, après les auteurs qui ont posé ses bases, elle reconnaît ceux qui bâtissent des édifices durables.
La nécessité de définir une relation à l’hellénisme qui permette d’en capter les agréments, sans adultérer l’identité romaine, revêt, après la deuxième guerre punique, une nouvelle urgence. Libérés de la menace carthaginoise, les Romains regardent vers la Grèce continentale et orientale, et leur regard est captivé par le cumul des richesses et des grâces. Mais une partie de la Grèce est alors gouvernée par des rois. Voilà donc la République captivée par des monarchies. Deux siècles plus tard, elle s’effondrera dans les bras d’Auguste, fondateur du régime impérial. Le processus historique qui conduit à la monarchie est amorcé dès la fin du IIIe siècle. Les œuvres des poètes de la seconde fondation témoignent d’une tension entre deux forces contraires, une fascination pour la Grèce et une résistance de la latinité. On jugera de son intensité en confrontant Ennius et Caton l’Ancien.Révérons-le, dit Quintilien, comme ces saintes clairières que l’âge a consacrées, dans lesquelles les chênes antiques et majestueux ont moins de beauté que de valeur religieus…
Date de mise en ligne : 04/07/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
18,99 €