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Chapitre 14. Le départ des occupants et les désillusions après la libération

Pages 268 à 282

Citer ce chapitre


  • Nivet, P.
(2014). Chapitre 14. Le départ des occupants et les désillusions après la libération. La France occupée (1914-1918) (p. 268-282). Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-268?lang=fr.

  • Nivet, Philippe.
« Chapitre 14. Le départ des occupants et les désillusions après la libération ». La France occupée (1914-1918) Armand Colin, 2014. p.268-282. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-268?lang=fr.

  • NIVET, Philippe,
2014. Chapitre 14. Le départ des occupants et les désillusions après la libération. In : La France occupée (1914-1918) Paris : Armand Colin. Hors collection, p.268-282. URL : https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-268?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Ernst Jünger, Orages d’acier, dans Journaux de guerre, I, 1914-1918, Paris, Gallimard, La Pléiade, 2008, p. 114.
  • [2]
    Cité dans Le Figaro du 30 mars 1917.
  • [3]
    François Vedrine, « La filière betteravo-sucrière dans la Grande Guerre : ampleur et responsabilités d’un désastre » dans L’Aisne envahie, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne, Mémoires, t. LII, 2007, p. 285.
  • [4]
    Rapport du commissaire spécial d’Évian n° 5528 du 5 octobre 1918, AD de Haute-Savoie 4 M 519.
  • [5]
    Voir par exemple le témoignage de Fernand Demeulenaere, op. cit., p. 101 et sq.
  • [6]
    Compte rendu de l’inspection faite le 18 septembre 1918 à Mons par le Comité national de secours et d’alimentation, Arch. nat. F 23/13 et Paul Faider, Les Évacuations de citoyens français vers la ville de Mons, Mons [s.d., 1919 ?], 92 p.
  • [7]
    Rapport de Madame Macquart, institutrice à Dun-sur-Meuse, publié par Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 110.
  • [8]
    Journal officiel, débats du Sénat, 27 mars 1919, p. 352.
  • [9]
    PV de la commission municipale de Charleville, AM de Charleville, 5 H 41, 23 octobre 1918.
  • [10]
    Francis Pigeon, art. cit., p. 236.
  • [11]
    René Wibaux, op. cit., p. 263.
  • [12]
    Pierre Pierrard, art. cit., p. 59.
  • [13]
    Camille Fauchart, op. cit., p. 73.
  • [14]
    PV de la commission municipale de Charleville, AM de Charleville, 5 H 41, 11 novembre 1918.
  • [15]
    Copie de Marie-Hélène Catteau, école de filles de Tourcoing (BDIC F ∆ 1126/5 B 720), cité par Manon Pignot, op. cit., p. 389.
  • [16]
    Teddy Hoockins, La Délivrance de Lille, collection « Patrie », F. Rouff, 1919, p. 22.
  • [17]
    Mme Eugène Delayahe-Thery, op. cit., p. 344.
  • [18]
    SHAT 16 N 1462, rapport du 16 novembre 1918, cité dans Jean-Yves Le Naour, « Les désillusions de la libération d’après le contrôle postal civil de Lille (octobre 1918-mars 1919) », Revue du Nord, n° 325, avril-juin 1998, p. 393-404 (p. 394).
  • [19]
    René Wibaux, op. cit., p. 269 et p. 272.
  • [20]
    Gazette des Ardennes, 9 décembre 1916. Ce monument a été élevé à la mémoire des soldats des deux camps morts pour leur patrie. Réalisé par l’architecte allemand Wilhelm Wandschneider, c’est une imitation d’un temple grec, avec une façade à quatre colonnes d’ordre dorique. Sur les marches du monument, deux piédestaux portent chacun une statue en bronze représentant deux guerriers, statues signées Geg Lauchhammer W. Wandschneider fec 1915. Le monument existe toujours et a été inscrit aux monuments historiques en 2000.
  • [21]
    Occupations…, op. cit., p. 14.
  • [22]
    Marielle Hennequin, Les Sculptures, gravures et dessins réalisés durant la Première Guerre mondiale dans les carrières de l’Aisne, mémoire de master I sous la direction de Philippe Nivet, université de Picardie, septembre 2008, p. 95-97.
  • [23]
    Raymond Poincaré, Au service de la France, t. X « Victoire et armistice. 1918 », Paris, Plon, 1933, p. 389-394.
  • [24]
    Arch. nat., F/23/19.
  • [25]
    Cité par Jean-Yves Le Naour, art. cit., p. 395.
  • [26]
    Lors du débat au Sénat de février 1919, Paul Bersez indique qu’à Cambrai il n’y a de l’eau que chez un seul brasseur (Journal officiel, Débats du Sénat, 1919, p. 119).
  • [27]
    Le relevé des denrées reçues par chaque habitant de Cambrai du 15 décembre 1918 au 31 janvier 1919 montre la faiblesse du ravitaillement au cours de ce premier hiver de libération : par jour, 41 grammes de viande, 15 grammes de lard, 10 grammes de saindoux, 11 grammes de sucre, 9 grammes de café… (Journal officiel, Débats du Sénat, 1919, p. 119).
  • [28]
    Information donnée par Lebrun, ministre des Régions libérées, au Sénat le 14 février 1919, Journal officiel, p. 130.
  • [29]
    Albert Bosquet, op. cit., p. 176.
  • [30]
    Jean-Yves Le Naour, art. cit., p. 397.
  • [31]
    Finalement, le règlement définitif de la question est prévu par la loi du 11 février 1919. Aux termes de son article premier, le retrait des bons de monnaie était effectué par l’État pour le compte des collectivités émettrices et sous réserve de tout règlement à intervenir entre celles-ci et le Trésor. Les bons devaient être échangés, pour partie contre du numéraire, et pour le surplus contre des bons de la Défense nationale à échéance d’un an. L’article 2 prévoyait dans l’ouverture des écritures du Trésor un compte spécial intitulé : « Échange des bons de monnaie des régions envahies ». Un décret du 18 février 1919 arrête les mesures nécessaires à l’exécution de la loi. Tout échange portant sur une somme ne dépassant pas 5 000 francs était effectué en numéraire pour la totalité. Lorsque la somme dépassait 5 000 francs, la fraction comprise entre 5 000 et 20 000 francs était payée moitié en numéraire, moitié en bons de la Défense nationale. Au-dessus de 20 000 francs, la proportion était ¼ en numéraire et ¾ en bons de la Défense nationale. La loi n’autorisait le ministre des Finances à procéder au retrait des bons sur les ressources de la Trésorerie que jusqu’à concurrence de un milliard et demi de francs. Ce maximum est atteint en septembre 1920. Une loi votée le 31 mai 1921 autorise jusqu’à concurrence de 50 millions la reprise du retrait des bons de monnaie émis en pays envahi. Tous les bons de monnaie cessent d’être remboursables le 29 janvier 1924 (Albert Bosquet, op. cit., p. 180-186).
  • [32]
    Cité par Jean-Yves Le Naour, art. cit., p. 398.
  • [33]
    La Dépêche, 24 décembre 1918.
  • [34]
    Neville Lytton, Le GQG britannique, Paris, Flammarion, 1921, p. 252, cité dans P. Trochon, op. cit., p. 330.
  • [35]
    Cité par Jean-Yves Le Naour, art. cit., p. 403.
  • [36]
    Ibid., p. 402.
  • [37]
    Ibid., p. 403.
  • [38]
    AD des Ardennes, 5 U 471.

Les occupés qui n’ont pas bénéficié des rapatriements doivent attendre le départ des occupants, presque toujours accompagné de destructions et de déportations.
En 1917, le retrait allemand sur la ligne Hindenburg est précédé d’un exode massif d’environ 150 000 personnes et des destructions massives sont opérées. Il s’agit de transformer les régions proches de la ligne Hindenburg en « désert », de pratiquer la politique de la terre brûlée en prévision de l’avance ennemie, en détruisant routes, voies ferrées, ponts, habitations, clochers, monuments, usines… afin de ne rien laisser d’intact aux Français et de gêner les offensives futures. Ernst Jünger a décrit, dans Orages d’acier, cet épisode :
« Jusqu’à la ligne Siegfried, chaque village n’était plus qu’un monceau de ruines, chaque arbre abattu, chaque route minée, chaque puits empoisonné, chaque cours d’eau arrêté par des digues, chaque cave crevée à coups d’explosifs ou rendue dangereuse par des bombes cachées, chaque rail déboulonné, chaque fil téléphonique roulé et emporté, tout ce qui pouvait brûler avait flambé ; bref, nous changeâmes le pays en désert, en prévision de l’avance ennemie. »
De même, le Berliner Tageblatt souligne : « Tout le pays n’est qu’un immense et triste désert, sans arbre, buisson et maison. Nos pionniers ont scié ou haché les arbres qui, pendant des journées entières, se sont abattus jusqu’à ce que le sol fût rasé. L’ennemi n’a pu trouver aucun abri dans toute la région. » Les Allemands ont en effet entamé la destruction systématique des villages évacués en lançant des cartouches ou des pétards de dynamite par les portes et les fenêtres des maisons…


Date de mise en ligne : 25/08/2025

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