Présentation
- Par Robert Tombs
- et Isabelle Tombs
Pages 7 à 8
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- TOMBS, Robert
- et TOMBS, Isabelle,
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- Tombs, R.
- et Tombs, I.
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L’été 1815 marque le début de la période durant laquelle la France et la Grande-Bretagne ont vécu non seulement en paix, mais encore sans perspective de guerre. Pour la plupart des peuples européens, c’était un profond soulagement, car la paix franco-britannique signifiait la paix en Europe. Le congrès de Vienne, auquel participa la France, établit un système visant à maintenir la paix par la négociation entre les gouvernements ; quelques hommes d’État rêvèrent même d’institutions européennes permanentes. Le tsar Alexandre Ier voulut marquer d’un sceau chrétien ce dispositif en proposant une « Sainte-Alliance » qualifiée par Castlereagh, avec un pragmatisme typiquement britannique, de « monument de sottise et de sublime mysticisme » (et par les démocrates et les nationalistes européens de « manteau de l’oppression »), elle n’en était pas moins le signe du désir nouveau d’introduire un peu d’idéalisme dans la politique internationale. Tous ceux qui se plaisent à chercher des précédents en histoire pourront voir là – plutôt que dans l’impérialisme napoléonien – les prémisses de l’intégration européenne et des futures Nations unies. La Grande-Bretagne et la France devaient désormais s’accoutumer à l’idée de coexistence pacifique. Elles réussirent assez bien dans leurs relations de voisinage, de tourisme, de commerce et même, parfois, d’alliés. L’amitié, en revanche, s’avéra plus difficile…
Date de mise en ligne : 17/02/2022
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