Chapitre trois. Des ombres sur les lumières
- Par Jean des Cars
Pages 42 à 59
Citer ce chapitre
- DES CARS, Jean,
- Des Cars, Jean.
- Des Cars, J.
Citer ce chapitre
- Des Cars, J.
- Des Cars, Jean.
- DES CARS, Jean,
Note
-
[1]
Le Chevalier de La Barre ne sera réhabilité qu’en 1793, par la Convention.
-
[2]
Il est le père des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.
-
[3]
Le souvenir du roi Stanislas est présent à Nancy, par la magnifique place Stanislas, classée au patrimoine Mondial de l’Unesco en 1983 et la statue de ce souverain déchu mais sensible aux Lumières, le doigt tendu vers l’ouest, c’est-à-dire vers Versailles.
-
[4]
Il votera la mort pour son cousin Louis XVI, ce qui ne l’empêchera pas d’être, lui aussi, guillotiné, le 6 novembre 1793. Il est le père du futur roi des Français, Louis-Philippe, qui régnera de 1830 à 1848.
Après le supplice public de Damiens le 28 mars 1757, Louis XV ne parlera plus jamais de cet homme qui avait essayé de l’assassiner. S’il ne tua pas le Roi, le coup de couteau de l’agresseur a aggravé les blessures morales dans le royaume, troublé les esprits, désordonné la vie des Français et ravivé le danger d’une nouvelle guerre qui semble inévitable après celle de la Succession d’Autriche, très impopulaire.
Cette perspective ne peut que rendre Louis XV loin des réalités. Le Roi le sait : il est devenu « le mal aimé » pour, au moins, deux groupes de raisons : d’une part, il a rogné les pouvoirs du Parlement et du clergé en leur imposant le silence et, d’autre part, sa favorite, la Pompadour, malgré son intelligence et son environnement intellectuel, son soutien aux idées nouvelles, est détestée à cause de ses dépenses mais aussi parce qu’elle se mêle de politique, notamment à propos de l’Autriche. L’ambassadeur de l’impératrice Marie-Thérèse, Kaunitz, avait su gagner la confiance de la marquise qui avait chargé son ami, l’abbé de Bernis, de négocier avec l’Autriche. Un traité avait été signé à Versailles le 1er mai 1756 par lequel la France et l’Autriche s’engageaient à s’assister mutuellement. Dans les milieux éclairés, cela avait déplu car depuis toujours, on était hostile à la Maison d’Autriche. L’intervention de la Pompadour ne pouvait que choquer.
On l’accuse de ruiner la France par ses prodigalités et de s’enrichir par le trafic des charges à la Cour, ce qui est faux…
Date de mise en ligne : 24/07/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
9,99 €