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5. Le surréalisme et l’avant-guerre, 1934-1939

Pages 134 à 155

Citer ce chapitre


  • Fauchereau, S.
(2021). 5. Le surréalisme et l’avant-guerre, 1934-1939. La fin des avant-gardes : De l'entre-deux-guerres (p. 134-155). Hermann. https://shs.cairn.info/la-fin-des-avant-gardes--9782705697402-page-134?lang=fr.

  • Fauchereau, Serge.
« 5. Le surréalisme et l’avant-guerre, 1934-1939 ». La fin des avant-gardes De l'entre-deux-guerres, Hermann, 2021. p.134-155. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-fin-des-avant-gardes--9782705697402-page-134?lang=fr.

  • FAUCHEREAU, Serge,
2021. 5. Le surréalisme et l’avant-guerre, 1934-1939. In : La fin des avant-gardes De l'entre-deux-guerres. Paris : Hermann. Hors collection, p.134-155. URL : https://shs.cairn.info/la-fin-des-avant-gardes--9782705697402-page-134?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jules Monnerot, La Poésie moderne et le sacré, Paris, Gallimard, 1949, p. 207.
  • [2]
    Brassaï, Conversations avec Picasso, Paris, Gallimard, 1969, p. 23.
  • [3]
    Antonin Artaud, Œuvres complètes IV, Paris, Gallimard, 1978, p. 76.
  • [4]
    La revue Légitime défense (1932) ne paraît plus à cette date, mais Étienne Léro, René Ménil et Jules Monnerot sont toujours actifs et militants. Cf. Jean-Claude Michel, Les Écrivains noirs et le surréalisme, Sherbrooke (Québec), Éditions Naaman, 1982.
  • [5]
    Lettre de René Crevel à Tristan Tzara du 20 septembre 1934, in Les Pieds dans le plat, Paris, Pauvert, 1974, p. 308 ; repris in François Buot, Tristan Tzara, Paris, Grasset, 2002, p. 310.
  • [6]
    Claude Cahun, Les paris sont ouverts, in Écrits, Paris, Jean-Michel Place, 2002, p. 508.
  • [7]
    Henri Béhar dans ses notes à une édition de Grains et Issues, Paris, Garnier/Flammarion, 1981, p. 234.
  • [8]
    Tristan Tzara, Grains et Issues, in Œuvres complètes III, Paris, Flammarion, p. 108.
  • [9]
    Ibid., p. 88.
  • [10]
    André Breton, Le Revolver à cheveux blancs, in Œuvres complètes II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1992, p. 67.
  • [11]
    René Char, lettre d’avril 1935 citée par Henri Béhar in Tristan Tzara, Œuvres complètes V, Paris, Flammarion, 1982, p. 671.
  • [12]
    André Breton, « La Grande Actualité poétique » et Position politique du surréalisme, in Œuvres complètes II, op. cit., p. 540 et 436.
  • [13]
    « Contre-attaque », in Maurice Nadeau, Documents surréalistes, Paris, Seuil, 1948, p. 317-318, souligné en italique ; repris in José Pierre, Tracts surréalistes et déclarations collectives I, Paris, Éric Losfeld, 1982, p. 282.
  • [14]
    Texte anonyme, Acéphale, no 1, 24 juin 1936, repris in Georges Bataille, Œuvres complètes I, Paris, Gallimard, 1970, p. 646.
  • [15]
    Roger Caillois, « Pour une orthodoxie militante », Inquisitions, no 1, juin 1936.
  • [16]
    Georges Sebbag, Potence avec paratonnerre, Paris, Hermann, 2012, p. 528.
  • [17]
    Pierre Klossowski, lettre de mai 1938, Lettres à Betty, Madrid, Circulo de Bellas Artes, 2007, p. 74.
  • [18]
    Texte repris in Surréalisme en Hainaut, La Louvière, Institut des arts et métiers, 1979, p. 37-38, et dans Marcel Marien, L’Activité surréaliste en Belgique, Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1979, p. 278-279.
  • [19]
    Achille Chavée, Œuvre 1, La Louvière, Les Amis d’Achille Chavée, 1977, p. 20.
  • [20]
    Cette exposition est organisée par des syndicalistes et ouvriers, selon Marcel Jean (Histoire de la peinture surréaliste, Paris, Seuil, 1959, p. 270) et surtout par Mesens, selon José Vovelle (Le Surréalisme en Belgique, Bruxelles, André De Rache, 1972, p. 33).
  • [21]
    Marcel Lefrancq, cité in Achille Chavée, La Louvière, Centre culturel du Hainaut, 1979, p. 49.
  • [22]
    Achille Chavée, Œuvre 1, op. cit., p. 152.
  • [23]
    Charles Henri Ford, Entretien avec S. Fauchereau, Paris, Digraphe, no 30, juin 1983, p. 98. Ford a dirigé Blues (1929-1930) dans le Mississippi puis View (1940-1947) à New York, avec Parker Tyler. Ses poèmes surréalistes ont été réunis dans A Garden of Disorder (1938).
  • [24]
    David Gascoyne, « And the Seventh Dream is the Dream of Isis », in Peinture surréaliste en Angleterre, Paris, Galerie 1900-2000, 1982, p. 47, ainsi que Surrealism in England and After, Canterbury College of Art, Kent County Council, 1986, p. 33, et la très complète étude de Michel Remy, Surrealism in Britain, Aldershot, Hants, Ashgate Publishing Ltd, 1999, p. 32 (trad. S. F.).
  • [25]
    Roland Penrose, 80 ans de surréalisme (Scrap Book), Paris, Cercle d’Art, 1983, p. 60 (trad. Joëlle Guyot et Robert Marrast).
  • [26]
    Herbert Read, « Autre note sur le surréalisme » (1935), in A Coat of Many Colours, Londres, Readers Union-Routledge, 1947, p. 199 (trad. S. F.).
  • [27]
    Philip O’Connor, « Three poems » (1937), in Selected Poems 1936-1966, Londres, Jonathan Cape, 1968, p. 39 (trad. S. F.).
  • [28]
    Nommons les artistes britanniques représentés dans le Surrealism de Read (Londres, Faber and Faber, 1936, rééd. 1971) : Eileen Agar, John Banting, John Bigge, Edward Burra, Cecil Collins, Merlyn Evans, S.W. Hayter, Humphrey Jennings, Len Lye, Reuben Mednikoff, Henry Moore, Paul Nash, Grace Pailthorpe, Roland Penrose, Julian Trevelyan. Graham Sutherland, présent à l’exposition, avait peu après désavoué sa participation. On retrouve là une bonne partie des artistes figuratifs que Nash avait rassemblés deux ans plus tôt dans le groupe Unit One et réunissant, en contraste avec des abstraits, Burra, Bigge, Moore et lui-même. Mais pourquoi pas John Armstrong, Tristram Hillier et Edward Wadsworth, qui pratiquent le même réalisme magique ?
  • [29]
    Paul Nash, « Unit One », repris in Unit One : Spirit of the 30’s, Londres, The Mayor Gallery, 1984, p. 43 (trad. S. F.).
  • [30]
    Kathleen Raine, in Humphrey Jennings : Film-Maker, Painter, Poet, Londres, British Film Institute, 1982, p. 50 (trad S. F.).
  • [31]
    Len Lye et Laura Riding, « Faire des films » (1935), in Jean-Michel Bouhours et Roger Horrocks, Len Lye, Paris, Centre Georges Pompidou-Len Lye Foundation, 2000, p. 142 (trad. Pierre Camus). Auparavant liée aux écrivains « fugitifs » américains, Laura Riding éditait à Majorque la Seizin Press avec Robert Graves ; Lye assurait la mise en page. Cf. Hugh Ford, Published in Paris, Yonkers (NY), Pushcart Press, 1975.
  • [32]
    Paul Éluard, « L’évidence poétique », in Œuvres complètes I, op. cit., p. 516.
  • [33]
    L’exposition de la London Gallery que dirige Mesens fixé à Londres introduit Gordon Onslow Ford, Ithell Colquhoun, Edith Rimmington et le sculpteur F.E. McWilliam. Un petit groupe s’active à Birmingham avec Robert Melville, Conroy Maddox et Emmy Bridgwater.
  • [34]
    Philip O’Connor, Mémoires d’un bébé public (1958), Paris, Christian Bourgois, 1990, p. 240 (trad. Roger Giroux).
  • [35]
    Wyndham Lewis on Art, New York, Funk and Wagnalls, 1969, p. 307 (trad. S. F.).
  • [36]
    On pense à la rosserie narquoise des tableaux d’Alfred Courmes.
  • [37]
    Edward Burra en 1937, cité in cat. exp. Edward Burra, Londres, Hayward Gallery, 1985, p. 66 (trad. S. F.).
  • [38]
    David Gascoyne, « To Benjamin Fondane », in Poems 1937-1942, Londres, Poetry London Editions, 1942, p. 14 (trad. S. F.).
  • [39]
    David Gascoyne, interview in Exquisite Corpse, no 61, Baton Rouge, 1997, p. 28 (trad. S. F.).
  • [40]
    Herbert Read, Paul Nash, Harmondsworth, Penguin Books, 1944, p. 13 (trad. S. F.).
  • [41]
    Henry Treece, « Conqueror », in The Black Seasons, Londres, Faber and Faber, 1945, p. 77 (trad. S. F.).
  • [42]
    Dylan Thomas, 25 Poems (1936), in Collected Poems 1934-1952, Londres, Dent, 1962, p. 68 (trad. Armand Guibert).
  • [43]
    Dylan Thomas, cité in Constantine Fitzgibbon, The Life of Dylan Thomas, Londres, Dent, 1965, p. 335 (trad. S. F., italique de Dylan Thomas).
  • [44]
    Henri Michaux, Qui je fus (1927), in Œuvres complètes I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1998, p. 120. On reste dans un français encore intelligible, à la différence des futures glossolalies d’Artaud « le Momo ».
  • [45]
    Roberto Matta, entretien avec Alain Jouffroy in Cahier de L’Herne : Henri Michaux (1966), Paris, Le Livre de Poche, 1985, p. 505.
  • [46]
    Max Ernst, « Notes pour une biographie », in Écritures, Paris, Gallimard, 1970, p. 60.
  • [47]
    Citons Brassaï, Robert Capa, Germaine Krull, Éli Lotar, Man Ray, André Kertész.
  • [48]
    Philippe Soupault, Vu, no 213, 13 avril 1932, numéro spécial « L’énigme allemande ».
  • [49]
    Sur les États-Unis, l’Union soviétique et l’Allemagne, Soupault publie de nombreux articles dans Vu, L’Europe nouvelle et Europe de 1929 à 1936. Journaliste, il n’a pas la liberté de ton et la férocité drolatique du Cummings de Eimi, récit d’un voyage en Union soviétique.
  • [50]
    Philippe Soupault, Yanquis y Rusos [Yankees et Russes], Madrid, Dédalo-Cultura politica, 1932.
  • [51]
    Juan Manuel Trujillo, « Carta de Madrid » (1932), in Prosa reunida, Santa Cruz de Tenerife, Act, 1986, p. 455 (trad. S. F.).
  • [52]
    Philippe Soupault, « Manhattan », in Georgia, Épitaphes, Chansons, Paris, Gallimard-Poésie, 1984, p. 182, ou Poèmes et Poésies, Paris, Grasset, 1987, p. 119.
  • [53]
    Philippe Soupault, Écrits sur l’art du xxe siècle, Paris, Cercle d’Art, 1994, p. 439.
  • [54]
    Antonin Artaud, Les Tarahumaras, Paris, Gallimard, coll. « Idées », 1974, p. 56 ; repris in Œuvres complètes IX, Paris, Gallimard, 1971. La majuscule est d’Artaud.
  • [55]
    Alfonso Reyes, « Yerbas del Tarahumara », Obras completas X, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1959, p. 122 (trad. S. F.). Au même moment, en Pologne, Stanislaw Ignacy Witkiewicz expérimente aussi le peyotl, entre autres drogues, mais son livre Les Narcotiques ne paraîtra qu’en 1975.
  • [56]
    Luis Cardoza y Aragón, El Rio, Mexico, Fondo de Cultura Económica, 1986, p. 228 (trad. S. F.).
  • [57]
    Antonin Artaud, Messages révolutionnaires (1936), Paris, Gallimard, coll. « Idées », 1979, p. 125 ; repris in Œuvres complètes VIII, Paris, Gallimard, 1971.
  • [58]
    Ibid., p. 23.
  • [59]
    Paul Éluard, Cours naturel (1938), in Œuvres complètes I, op. cit., p. 801.
  • [60]
    André Breton, Œuvres complètes III, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1999, p. 686.
  • [61]
    La signature de Diego Rivera est maintenue dans la reprise en volume (La Clé des champs, Paris, Sagittaire, 1953), bien que son nom ait été supprimé dans les autres textes relatifs à ce voyage au Mexique où Breton faisait son éloge, le peintre mexicain ayant entre-temps renié Trotski pour rejoindre le parti communiste.
  • [62]
    André Thirion, Révolutionnaires sans révolution, Paris, Robert Laffont, 1972, p. 452 ; ce passage est inchangé dans l’édition remaniée, Arles, Babel, 1999, p. 730.
  • [63]
    Paul Éluard, « Feu d’artifice », in Œuvres complètes I, op. cit., p. 651. L’Américain Man Ray se souvient qu’aux États-Unis la primevère officinale s’appelle shooting star, « étoile filante ».

« Qu’arriva-t-il au surréalisme en présence des révolutionnaires marxistes ? demande Jules Monnerot. Il prit conscience de son insuffisance politique, voulut la compenser. D’où ces “justifications idéologiques” qui alourdissent bientôt sa démarche, ces emprunts, ces placages brutaux, une abusive consommation de mots tels que “dialectique”. » Soit, mais le mouvement peut-il se fermer aux événements ? Ils se précipitent durant les années trente, et c’est parce qu’ils n’y sont pas indifférents que les individus se passionnent et se heurtent. La décennie abonde en manifestes, en déclarations péremptoires et en diatribes qui « alourdissent sa démarche », mais le refus de rester dans une tour d’ivoire est à l’honneur de partisans et adversaires. On se convainc rétrospectivement que loin d’alourdir leur œuvre, il en dynamise la meilleure part.
Breton et ses amis ont vite pris conscience que leur petit groupe ne peut rester isolé s’il veut avoir une influence et contrer les forces réactionnaires. Lorsque cesse de paraître l’organe officiel du mouvement, Le Surréalisme au service de la révolution, en 1933, ils s’associent activement à la belle revue Minotaure (1933-1939) que dirige Émile Tériade pour l’éditeur Albert Skira. Ils doivent cependant y côtoyer bon gré mal gré d’autres collaborateurs avec lesquels ils ont peu en commun. Caractéristique, le premier numéro présente une étude sur Picasso par Breton illustrée de photos de Brassaï, une étude sur Baudelaire par Éluard illustrée de dessins de Matisse, et une « Interprétation paranoïaque-critique de l’image obsédant…


Date de mise en ligne : 08/04/2025

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