Chapitre d’ouvrage

« Le sentiment d’un risque absolu »

Pages 365 à 371

Citer ce chapitre


  • Sauret, M.-J.
(2019). « Le sentiment d’un risque absolu » Dans
  • P. Bruno
  • et M. Sauret
La différence freudienne (p. 365-371). érès. https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0365.

  • Sauret, Marie-Jean.
« “Le sentiment d’un risque absolu” ». La différence freudienne, érès, 2019. p.365-371. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-365?lang=fr.

  • SAURET, Marie-Jean,
2019. « Le sentiment d’un risque absolu » In :
  • BRUNO, Pierre
  • et SAURET, Marie-Jean,
La différence freudienne. Toulouse : érès. Psychanalyse - Poche, p.365-371. DOI : 10.3917/eres.bruno.2019.01.0365. URL : https://shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-365?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0365


Notes

  • [1]
    J. Lacan, Le Séminaire, Livre XXIII (1975-1976), Le sinthome, Paris, Le Seuil, 2005, p. 45.
  • [2]
    J. Lacan, Autres écrits, Paris, Le Seuil, 2001, p. 234.
  • [3]
    Ibid., p. 254.
  • [4]
    Souligné par moi, Ornicar ?, n° 12-13, p. 120.
  • [5]
    F. Bégaudeau, Dans la diagonale, Paris, éditions Verticales, 2005, p. 188.
  • [6]
    Ibid., p. 190.
  • [7]
    Ibid., p. 208.
  • [8]
    Ornicar ?, n° 12-13, p. 122.
  • [9]
    J. Lacan, Le Séminaire, Livre XXIII (1975-1976), Le sinthome, op. cit., p. 70.
  • [10]
    Cf. l’article de Nicolas Guérin dans le n° 3 de Psychanalyse, 2005.

1. Il est tautologique de proposer « une autre psychanalyse », précisément parce que la psychanalyse, si elle est, n’est pas tautologique : elle ne saurait se recouvrir elle-même. Pour emprunter à la géométrie, nous dirions qu’elle est toujours tangente à elle-même si Lacan n’avait préféré, à la tangente, le huit intérieur : la psychanalyse ne se maintient qu’à se renouveler, et elle ne se renouvèle qu’à ce que l’analysant extrait, pour s’en servir comme du levier de la cure d’un autre, l’os de sa singularité qu’aucun sens ni aucune théorie ne digéreront jamais. Cet os, c’est l’osbjet, ainsi que l’avance encore Lacan, soit ce qui fait le réel du sinthome la « diagonale » de la résistance du sujet à l’Autre.
Le rendez-vous de l’analysant avec ce point ne va pas sans « le sentiment d’un risque absolu », au point qu’il préfère parfois prendre la « tangente » justement. Sans doute Lacan estimait-il que cet évitement pouvait également tenter le psychanalyste et relever de la cure elle-même, puisqu’il le mentionne dans l’« Acte de fondation » de son école : « Le seul principe certain à poser, écrit-il, et d’autant plus qu’il a été méconnu, est que la psychanalyse est constituée comme didactique par le vouloir du sujet, et qu’il doit être averti que l’analyse contestera ce vouloir, à mesure même de l’approche du désir qu’il recèle. »
La passe désigne le moment où « l’acte pourrait se saisir dans le temps où il se produit ». Là, un sujet non seulement trouve dans cet objet le moyen de dégager son désir du désir de l’Autre, mais « prend c…


Date de mise en ligne : 28/10/2019

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0365

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