Chapitre d’ouvrage

Pourquoi seulement trois ?

Pages 351 à 357

Citer ce chapitre


  • Sauret, M.-J.
(2019). Pourquoi seulement trois ? Dans
  • P. Bruno
  • et M. Sauret
La différence freudienne (p. 351-357). érès. https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0351.

  • Sauret, Marie-Jean.
« Pourquoi seulement trois ? ». La différence freudienne, érès, 2019. p.351-357. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-351?lang=fr.

  • SAURET, Marie-Jean,
2019. Pourquoi seulement trois ? In :
  • BRUNO, Pierre
  • et SAURET, Marie-Jean,
La différence freudienne. Toulouse : érès. Psychanalyse - Poche, p.351-357. DOI : 10.3917/eres.bruno.2019.01.0351. URL : https://shs.cairn.info/la-difference-freudienne--9782749265162-page-351?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0351


Notes

  • [1]
    T. Anatrella, Époux, heureux époux… Essai sur le lien conjugal, Paris, Flammarion, 2004 ; cf. Église catholique, Conférence épiscopale française, Commission sociale, Les violences envers les femmes, Paris, Cerf, Fleurus, Bayard, Centurion, 2003. Rajouté en 2019 : Tony Anatrella, prêtre catholique, se dit psychanalyste. Il aurait, par des attouchements dont des patients se sont plaints, prétendu guérir de l’homosexualité. Devant les accusations d’abus sexuels l’Église catholique en France lui a retiré son ministère sacerdotal en 2018.
  • [2]
    J. Lacan, Le Séminaire, Livre IX (1961-1962), L’identification, leçon du 20 juin 1962, inédit, p. 390 ; voir déjà la leçon du 13 juin 1962.

La question que je souhaite introduire m’est suggérée respectivement par l’intervention précédente de Pierre Bruno et par une question de Dimitris Sakellariou à propos de la psychose.
1. Pierre Bruno propose de réserver le singulier pour la structure et de la distinguer des formes d’assujettissement névrotique, psychotique et perverse. Chacune de ces formes comporte, elle, plusieurs dialectes. La névrose s’avère phobique, hystérique ou obsessionnelle ; la psychose, paranoïaque, schizophrénique, autistique (?), maniaque ou mélancolique (?) ; la perversion, fétichiste, masochiste, sadique, homosexuelle. Cette simple énumération suffit à montrer que si nous affirmons assez fortement l’existence de trois formes d’assujettissement, nous sommes moins assurés pour les décliner : la phobie et la névrose d’angoisse ne figurent pas au même plan que l’hystérie et l’obsession ; côté psychose, Freud lui-même traite de façon particulière la mélancolie, et l’autisme n’est pas élucidé pour tout le monde ; quant aux perversions, il faut se dépêcher d’ajouter qu’elles ne se diagnostiquent pas sur la base de l’observation de traits pervers, tout en donnant l’impression qu’au moins leur dénomination vise des comportements qualifiés de pervers dont la liste pourrait être largement étendue. Cette hésitation sur les déclinaisons des formes d’assujettissement ne porte-t‑elle pas la marque de la rencontre singulière, là où le cas est en contradiction – toujours – avec la théorie ?
2. Arrêtons-nous sur le second niveau : non pas la structure, mais les formes d’assujettissement…


Date de mise en ligne : 28/10/2019

https://doi.org/10.3917/eres.bruno.2019.01.0351

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