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Chapitre 9. Nouveaux médias culturels et nouveaux publics

Pages 423 à 480

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  • Charle, C.
(2015). Chapitre 9. Nouveaux médias culturels et nouveaux publics. La dérégulation culturelle : Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle (p. 423-480). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/la-deregulation-culturelle--9782130545408-page-423?lang=fr.

  • Charle, Christophe.
« Chapitre 9. Nouveaux médias culturels et nouveaux publics ». La dérégulation culturelle Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle, Presses Universitaires de France, 2015. p.423-480. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-deregulation-culturelle--9782130545408-page-423?lang=fr.

  • CHARLE, Christophe,
2015. Chapitre 9. Nouveaux médias culturels et nouveaux publics. In : La dérégulation culturelle Essai d'histoire des cultures en Europe au XIXe siècle. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.423-480. URL : https://shs.cairn.info/la-deregulation-culturelle--9782130545408-page-423?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Patricia Anderson, The Printed Image and the Transformation of Popular Culture 1790-1860, Oxford, Clarendon Press, 1991, p. 51-54.
  • [2]
    Ibid., p. 92-141.Voir aussi Thomas Wright, Some Habits and Customs of the Working Classes by a Journeyman Engineer, Londres, 1867, p. 189 et Henry Mayhew, London Labour and the London Poor(1861), reprint, New York, Dover Publications, 1968, vol. I, p. 25.
  • [3]
    Marie-Laure Aurenche, Édouard Charton et l’invention du Magasin pittoresque (1833-1870), Paris, Champion, 2002, p. 124-133.
  • [4]
    « À tout le monde », première livraison du Magasin pittoresque à deux sous par livraison, 9 février 1833, cité in ibid., p. 133.
  • [5]
    R. Engelsing, Analphabetentum und Lektüre, Zur Sozialgeschichte des Lesens in Deutschland zwischen feudaler und industrieller Gesellschaft, Stuttgart, J.B. Metzler, 1973, p. 93.
  • [6]
    Christian Delporte, Les journalistes en France 1880-1950. Naissance et construction d’une profession, Paris, Seuil, 1998.
  • [7]
    L’Italie et l’Espagne qui n’enregistrent pas ce type d’envoi dans la statistique postale, faute de trafic suffisant, sont absentes tandis que pour certains pays ou certaines années sont confondus les envois de journaux et ceux d’autres imprimés.
  • [8]
    J.-Y. Mollier, Le camelot et la rue. Politique et démocratie au tournant des xixe et xxe siècles, Paris, Fayard, 2004.
  • [9]
    Voir Laurent Bihl, La grande mascarade parisienne. Les périodiques satiriques illustrés 1871-1914, thèse sous la direction de C. Charle, université Paris I, 2010, Paris, éditions Nouveau Monde, 2015.
  • [10]
    Jeffrey Brooks, op. cit., p. 112-117.
  • [11]
    Ibid., p. 127-129.
  • [12]
    Sainte-Beuve, « De la littérature industrielle », Revue des deux mondes, 1er septembre 1839, rééd. dans Lise Dumasy, La querelle du roman-feuilleton, Grenoble, Ellug, 1999, p. 25-43.
  • [13]
    Le petit journal, 10 avril 1865, recueilli dans É. Zola, Contes et nouvelles, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1976, p. 267-269, cité par Pascal Durand, « Écriture et systèmes de prescription. L’exemple du “lecteur du Petit journal” (Zola, 1865) », in Michael Einfalt et Joseph Jurt (éd.), Le texte et le contexte. Analyses du champ littéraire français (xixe et xxe siècle), Berlin, Arno Spitz et Paris, Éd. de la MSH, 2002, « Studien des Frankreich-Zentrums der Albert-Ludwigs-Universität Freiburg », p. 25-38, ici p. 28.
  • [14]
    Anne-Marie Thiesse, Le roman du quotidien. Lecteurs et lectures populaires à la Belle Époque (1984), nouv. éd. Paris, Seuil, « Points », 2000, p. 15-29.
  • [15]
    Benoît Lenoble, Le journal au temps du réclamisme. Presse, publicité et culture de masse en France (1863-1930), thèse de doctorat d’histoire sous la dir. de D. Kalifa, université Paris I, 2007 et les articles « Commercialisation et diffusion des journaux aux xixe siècle », « Les produits dérivés » et « Célébrations » dans D. Kalifa, P. Régnier, M.-E. Thérenty, A. Vaillant (dir.), La civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au xixe siècle, Paris, Nouveau Monde éditions, 2012, p. 181-212, 605-613 et 1601-1608.
  • [16]
    Michael Pollak, Vienne 1900, op. cit., p. 126-128 ; Jacques Bouveresse, Schmock ou le triomphe du journalisme. La grande bataille de Karl Kraus, Paris, Seuil, 2001.
  • [17]
    Georges Darien, La Belle France, Paris, Stock, 1901, p. 203.
  • [18]
    Cf. Nathalie Richard, Inventer la préhistoire. Les débuts de l’archéologie préhistorique en France, Paris, Vuibert, 2008 ; Volny Fages, Les origines du monde. Cosmogonies scientifiques en France (1860-1920), acteurs, pratiques, représentations, thèse sous la dir. de D. Pestre, EHESS, 2012.
  • [19]
    Daniel Raichvarg et Jean Jacques, Savants et ignorants, une histoire de la vulgarisation des sciences, Paris, Seuil, 1991, p. 67-69.
  • [20]
    James A. Secord, Victorian Sensation. The Extraordinary Publication, Reception and Secret Authorship of Vestiges of the Natural History of Creation, Chicago, The University of Chicago Press, 2000, p. 38 et 526 ; voir aussi la rééd., Robert Chambers, Vestiges of the Natural History of Creation and Other Evolutionary Writings, édité par J.A. Secord, Chicago, The University of Chicago Press, 1994.
  • [21]
    Bernadette Bensaude-Vincent, « Camille Flammarion : prestige de la science populaire », Romantisme, 1989, no 65, p. 93-104.
  • [22]
    Élisabeth Parinet, « Les éditeurs et le marché : la vulgarisation scientifique dans l’édition française », in Bernadette Bensaude-Vincent et Anne Rasmussen (dir.), La science populaire dans la presse et l’édition xixe et xxe siècles, Paris, Éditions du CNRS, 1997, p. 43 et La librairie Flammarion, Paris, IMEC éditions, 1992, p. 64.
  • [23]
    Catherine Glaser, « Journalisme et critique scientifique : l’exemple de Victor Meunier », Romantisme, 1989, no 65, p. 27-36.
  • [24]
    Andreas W. Daum, « Science, politics and religion : Humboldtian thinking and the transformations of civil society in Germany 1830-1870 », Osiris, 2nd series, vol. 17, 2002, p. 107-140, notamment p. 127-129.
  • [25]
    E. Parinet, chapitre cité, p. 42 ; Florence Colin, « Les revues de vulgarisation scientifique », in Bruno Béguet (dir.), La science pour tous. Sur la vulgarisation scientifique en France de 1850 à 1914, Paris, Bibliothèque du CNAM, 1990, p. 69 et 83-84.
  • [26]
    Susan Sheet-Pyenson, « Popular science periodicals in Paris and London : the emergence of a low scientific culture, 1820-1875 », Annals of Science, 1985, vol. 42, no 6, p. 549-572 ; Paola Govoni, « Nature à l’italienne, la presse de science populaire en Italie à la fin du xixe siècle », in Bernadette Bensaude-Vincent et Anne Rasmussen (dir.), La science populaire dans la presse et l’édition, op. cit., p. 174-189 ; Paola Govoni, Un pubblico per la scienza. La divulgazione scientifica nell’Italia in formazione, Rome, Carocci, 2002, chapitre 6.
  • [27]
    A. Daum, « Un pays sans tradition de science populaire ? La science dans les périodiques allemands (1852-1914) », in B. Bensaude-Vincent et A. Rasmussen (dir.), op. cit., p. 199 ; Peter Broks, Media Science Before the Great War, Londres, Saint Martin’s Press, 1996 et « La science dans les magazines anglais 1890-1914 », in B. Bensaude-Vincent et A. Rasmussen (dir.), ibid., p. 155-174.
  • [28]
    Peter J. Bowler, Science for All. The Popularization of Science in Early Twentieth-Century Britain, Chicago, The University of Chicago Press, 2009, p. 164-169 et 190 et s.
  • [29]
    V. Duclert et A. Rasmussen, « Les revues scientifiques et la dynamique de la recherche », in M. Leymarie, J.-Y. Mollier et J. Pluet-Despatin (dir.), La Belle Époque des revues : 1880-1914, Paris, IMEC, 2002, p. 239, d’après M.B. Iwinski, « La statistique internationale des imprimés. Résultats généraux », Bulletin de l’Institut international de bibliographie, 1911, p. 58 : 5 000 en 1885, 8 000 en 1895 et 457 rien qu’en France d’après ces auteurs, la plupart étant fondées après 1880.
  • [30]
    S. Sheet-Pyenson, art. cit., p. 567.
  • [31]
    A. Daum, « Un pays sans tradition de science populaire ? La science dans les périodiques allemands (1852-1914) », art. cit., p. 202.
  • [32]
    P. Govoni, op. cit., p. 120-122 et 118-119.
  • [33]
    André Rouillé (éd.), La photographie en France, textes & controverses, une anthologie 1816-1871, Paris, Macula, 1989.
  • [34]
    Naomi Rosenblum, Une histoire mondiale de la photographie, trad. fr., Paris, New York, etc., Éd. Abbeville, 1992, p. 18.
  • [35]
    Charles Baudelaire, « Le public moderne et la photographie », Revue française, 1859, réédité et commenté par Paul-Louis Roubert, Études photographiques, no 6, mai 1999 (http://www.etudesphotographiques.revues.org/185).
  • [36]
    Ibid., p. 38-62.
  • [37]
    Elizabeth Anne McCauley, Industrial Madness. Commercial Photography in Paris 1848-1871, New Haven, Yale U.P., 1994.
  • [38]
    Jean-Marc Ferrer & Étienne Rouziès, Une histoire de la photographie à Limoges 1839-1914, Limoges, Les Ardents, 2011, p. 19.
  • [39]
    M. Poivert, A. Gunthert, C. Troufléau (dir.), L’utopie photographique. Regards sur la collection de la Société française de photographie, Paris, Point du Jour, 2004.
  • [40]
    Christian Joschke, Les yeux de la nation– Photographie amateur et société dans l’Allemagne de Guillaume II (1888-1914), Dijon, Les Presses du réel, 2014 et « Aux origines des usages sociaux de la photographie », Actes de la recherche en sciences sociales, no154, 2004, p. 53-65.
  • [41]
    Audrey E. Linkman « The itinerant photographer in Britain 1850-1880 », History of Photography, vol. 14, no 1, janvier 1990, p. 49-68 ; Clément Chéroux, « Portraits en pied… de nez. L’introduction du modèle récréatif dans la photographie foraine », Études photographiques, no 16, mai 2005, p. 89-107. L’appareil le moins cher coûtait 12,50 francs en 1907 mais, pour un appareil de bonne qualité, il faut compter entre 100 et 300 francs (soit environ trois semaines de salaire ouvrier à Paris) auxquels s’ajoutent les frais de tirage (d’après J.-J. Meusy avec G. Loisel et A. Milcot, Cinémas de France, 1894-1918. Une histoire en image, Paris, Arcadia éditions, 2009, p. 7).
  • [42]
    Thierry Gervais, L’illustration photographique. Naissance du spectacle de l’information (1843-1914), thèse sous la dir. de C. Prochasson, EHESS, 2007 ; Tom Gretton, « Le statut subalterne de la photographie : étude de la présentation des images dans les hebdomadaires illustrés (Londres, Paris, 1885-1910) », Études photographiques, 2007, no 20, p. 35-49 ; Pierre-Lin Renié, « De l’imprimerie photographique à la photographie imprimée : vers une diffusion internationale des images (1850-1880) », Études photographiques, 2007, no 20, p. 19-33.
  • [43]
    Aline Ripert, Claude Frère, La carte postale, son histoire, sa fonction sociale, Paris/Lyon, Éd. CNRS/PUL, 1983, p. 23 ; Christian Deflandre, « La carte postale », in Laurent Gervereau (dir.), Dictionnaire mondial des images, Paris, Nouveau Monde éditions, 2006, p. 171 et s.
  • [44]
    Chiffres donnés par C. Deflandre, art. cit., p. 173, mais sans indication de source ; seconde évaluation d’après A. Ripert, C. Frère, op. cit., p. 42 ; le chiffre sans doute exagéré de 500 millions est l’estimation d’un fabricant interviewé par Le Figaro illlustré, no 175, octobre 1904. D’autres auteurs donnent des estimations très différentes quelques années auparavant (1892) : Allemagne : 378 millions, Grande-Bretagne : 230, France : 50 (d’après Wolfram Richter, « Aus dem Postblatt entstanden. Postkarte und Ansichtskarte », http://www.briefmarkensammler-verein-goettingen.de/Artikel/Postblatt_Postkarte.pdf). À la date considérée, il s’agit quasi exclusivement de cartes non illustrées ; toutefois, après 1900, on retrouve le même classement des pays d’Europe, quant à la vogue des cartes illustrées, en fonction des habitudes de correspondance établies dans les décennies de la fin du xixe siècle.
  • [45]
    M. Rebérioux, « La carte postale de grève. Propos sur une collection et une exposition », Le mouvement social, no 131, octobre-décembre 1985, p. 131-144 ; voir l’exemple de la grève du textile à Voiron (Isère) en mai 1906, évoquée par M. Perrot (Mélancolie ouvrière, Paris, Grasset, 2012, p. 127-128), ou celui de manifestations et de grèves en Bretagne à la même époque (Alain Croix, Didier Guyvarc’h, Marc Rapillard, La Bretagne des photographes. La construction d’une image de 1841 à nos jours, Rennes, PUR, 2011, p. 328-329).
  • [46]
    D’après The Statesman’s Yearbook, Londres, Macmillan, des années citées.
  • [47]
    Sur le retard français persistant en matière de trafic postal de manière générale, voir Sébastien Richez, « Des éléments révélateurs de la société française : trafic postal et activité du service aux xixe et xxe siècles », Histoire, économie et société, 21, no 4, 2002, p. 555-570.
  • [48]
    Portugal : 0,8 ; Suède : 0,4 ; Russie : 0,2 ; Espagne : 0,06 (1890). Les données détaillées pour ces pays manquent pour 1911. Cette hypothèse est confirmée par les écarts observables au sein du seul Royaume-Uni : la statistique postale distingue l’Angleterre, riche, industrielle et prospère (20,8 cartes par habitant), de l’Écosse (18,3) et de l’Irlande, rurale et encore très pauvre (8,4).
  • [49]
    Patrick Daum, Francis Ribemont (dir.), La photographie pictorialiste en Europe 1888-1918, catalogue d’exposition, Paris, Le Point du jour/Musée des Beaux-Arts de Rennes, 2005 ; Michel Poivert, Le pictorialisme en France, Paris, Hoëbeke/Bibliothèque nationale, 1992.
  • [50]
    Robert de La Sizeranne, « La photographie est-elle un art ? », article publié en 1897 dans la Revue des deux mondes, repris dans Les questions esthétiques contemporaines, Paris, Hachette, 1904, p. 153-154.
  • [51]
    Voir Hassan El Nouty, Théâtre et pré-cinéma : essai sur la problématique du spectacle au xixe siècle, Paris, Nizet, 1978 ; Vanessa R. Schwartz, Spectacular Realities : Early Mass Culture in Fin-de-Siècle Paris, Berkeley, University of California Press, 1998.
  • [52]
    J.-J. Meusy et A. Straus, « L’argent du cinématographe Lumière », dans Pierre-Jean Benghozi et Christian Delage (dir.), Une histoire économique du cinéma français (1895-1995), Paris, L’Harmattan, 1997, p. 47-62.
  • [53]
    Pourtant les premières présentations publiques ont eu lieu dans des établissements chics des boulevards de Paris (Grand Café, boulevard des Capucines), de Berlin (Wintergarten), Londres, Bruxelles, Vienne, Madrid, Genève, Saint-Pétersbourg, Amsterdam, Belgrade, Bombay, Copenhague, New York, Malmö, Rio, Buenos Aires, Bucarest, São Paulo, Shanghai, Mexico, Dublin, Belfast, Gênes, Milan, Rome, Turin, Naples, Le Caire, Liverpool, ainsi qu’à la cour de certains souverains et devant des publics sélectionnés (J.-J. Meusy, Paris-Palaces ou le temps des cinémas, 1894-1918, Paris, CNRS éditions, 1995, p. 26-29).
  • [54]
    Richard Abel, The Ciné Goes to Town, French Cinema 1896-1914, Berkeley, UCLA Press, 1994, chapitre 3.
  • [55]
    Ibid., p. 89 et « Aux sources du burlesque cinématographique : les comiques français des premiers temps », sous la dir. de Laurent Guido et Laurent Forestier, 1895 : bulletin de l’Association française de recherche sur l’histoire du cinema, no 61, septembre 2010, en particulier : Thomas Louis, Jacques Schmitt, « Scènes primitives. Notes sur quelques genres comiques “hérités” du café-concert », p. 175-190 ; voir aussi Laurent Bihl, La grande mascarade parisienne. Production, diffusion et réception des images satiriques dans la presse périodique illustrée parisienne entre 1881 et 1914, op. cit.
  • [56]
    R. Abel, op. cit., p. 96.
  • [57]
    Ibid., p. 102-112.
  • [58]
    Ibid., p. 160.
  • [59]
    Ibid., p. 29 et s.
  • [60]
    J.-J. Meusy (avec G. Loisel et A. Milcot), Cinémas de France 1894-1918 : une histoire en images, Paris, Arcadia éditeur, 2009, en particulier p. 31-89.
  • [61]
    R. Abel, op. cit., p. 179-181.
  • [62]
    J.-J. Meusy, Paris-Palaces, op. cit., p. 276.
  • [63]
    Andreas Wirsching, « Culture de masse et culture médiatique en Allemagne », in J.-Y. Mollier, J.-F. Sirinelli, F. Vallotton (dir.), Culture de masse et culture médiatique en Europe et dans les Amériques 1860-1940, Paris, Puf, 2006, p. 115.
  • [64]
    Francesco Bono, « Ombre viennesi. Cinema muto austriaco », in Gian Piero Brunetta (dir.), Storia del Cinema mondiale, t. 1, Turin, Einaudi, 1999, p. 172.
  • [65]
    Virgilio Pinto Crespo (dir.), Madrid, Atlas hstórico de la ciudad, Madrid, Lunwerg, 2001, p. 349 et 354.
  • [66]
    Thomas Elsaesser, « Cinema muto tedesco », in G.P. Brunetta (dir.), op. cit., p. 67.
  • [67]
    Gian Piero Brunetta, « Cinema muto italiano », in G.P. Brunetta (dir.), op. cit., p. 33 (article cité paru dans le Corriere della sera).
  • [68]
    La firme Pathé fournit ainsi un tiers du marché américain à l’époque et 40 % du marché anglais (R. Abel, op. cit., p. 44-45).
  • [69]
    Paolo Cherchi Usa, « Cinema muto nei paesi nordici », in G.P. Brunetta (dir.), op. cit., p. 154.
  • [70]
    E. Anthony Swift, Popular Theater and Society in Tsarist Russia, Berkeley, University of California Press, 2002, p. 137.
  • [71]
    Richard Stites, Russian Popular Culture. Entertainment and Society since 1900, Cambridge, Cambridge U.P., 1992, p. 30.
  • [72]
    R. Abel, op. cit., p. 30.
  • [73]
    J.-J. Meusy, op. cit., p. 285-288.
  • [74]
    Ibid., p. 249-250.
  • [75]
    Ibid., p. 251.
  • [76]
    Ibid., p. 252. ; R. Abel, op. cit., p. 459.
  • [77]
    R. Abel, The Ciné Goes to Town, French Cinema 1896-1914, op. cit., p. 248-253.
  • [78]
    A. Wirsching, chapitre cité, p. 116, d’après Emilie Altenloh, Zur Soziologie des Kinos, Jena, Diederich, 1914, p. 10.
  • [79]
    Herbert Birett, Das Filmangebot in Deutschland 1895-1911, Munich, Filmbuchverlag Winterberg, 1991, p. XVI.
  • [80]
    En 1907, Turin produit 107 films, Rome 40 et Milan 6 ; en 1908, Turin domine toujours avec 289 films contre 107 à Rome et 81 à Milan ; en 1912 : Turin 560 ; Rome 420 ; Naples 120 ; en 1913, avec le passage au long métrage, la production diminue mais les pôles restent les mêmes : Turin 268 ; Rome 184 ; Milan 64 (d’après Gian Piero Brunetta, « Cinema muto italiano », in G.P. Brunetta (dir.), op. cit., p. 37-38).
  • [81]
    Fondé en 1898, Pathé passe d’un capital de 1 million de francs à 30 millions en 1912 ; Gaumont de 2,5 millions en 1906 à 4 millions en 1913, l’italien Cines de 1 million de lires en 1906 à 3,750 millions en 1912 (E. Altenloh, op. cit., p. 14 et R. Abel, op. cit., p. 49).
  • [82]
    Charles Musser, « L’industrie du cinéma en France et aux États-Unis entre 1900 et 1920 : l’évolution du mode de production », in P.-J. Benghozi et C. Delage (dir.), Une histoire économique du cinéma français (1895-1995), op. cit., p. 75 et R. Abel, op. cit., p. 35-38.
  • [83]
    R. Abel, ibid., p. 43.
  • [84]
    Il s’agit d’un principe emprunté, là encore, au roman populaire (Fantômas, Arsène Lupin, Sherlock Holmes, etc.).
  • [85]
    Isabelle Aimone, « Un statut pour les acteurs 1910-1920 », in P.-J. Benghozi et C. Delage (dir.), Une histoire économique du cinéma français, op. cit., p. 81-91.
  • [86]
    E. Altenloh, op. cit., p. 52.
  • [87]
    Ibid., p. 53.
  • [88]
    Ibid., p. 64.
  • [89]
    Sur cette similitude, voir A.-M. Thiesse, Le roman du quotidien, op. cit.
  • [90]
    J.-C. Yon, Une histoire du théâtre à Paris de la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Aubier, 2011, p. 351.
  • [91]
    J.-J. Meusy, op. cit., graphiques p. 279, d’après Annuaire statistique de la ville de Paris, 1908, p. 460-461 et 1913, p. 465-466 (taux calculés par moi à partir des données vérifiées sur la source originelle).
  • [92]
    R. Abel, op. cit., p. 32, d’après Le cinéma et l’écho du cinéma, 3 mai 1912, p. 2.
  • [93]
    La transformation en cinémas de la plupart des théâtres des arrondissements périphériques de Paris en est la preuve la plus tangible.
  • [94]
    J.-J. Meusy, op. cit., p. 257.

Alors que la première partie du xixe siècle a surtout rénové ou transformé des formes culturelles héritées des siècles précédents, sa seconde partie a poursuivi cette réorientation tout en élaborant de nouvelles formes. Leur attrait sur de nouveaux publics reposait sur des innovations techniques en perpétuel renouvellement. Ces dernières modifient en permanence ces formes elles-mêmes et leurs modes d’appropriation mais aussi, indirectement, les formules antérieures avec lesquelles elles entrent en concurrence puisque les publics sollicités doivent arbitrer maintenant entre ces productions culturelles anciennes et nouvelles. Aussi quand la presse de masse bon marché ou illustrée remet en question l’autorité et le prestige du livre imprimé traditionnel, les éditeurs tâchent de trouver des formules compétitives pour ne pas laisser aux seuls journaux les masses de nouveaux lecteurs récemment alphabétisés et peu argentés. De même, la photographie remet en cause en partie les fonctions sociales et culturelles de la peinture et des autres modes de reproduction visuelle, ce qui oblige ces anciennes techniques à innover sur d’autres terrains. La vulgarisation scientifique utilise, à son tour, de façon intensive les images imprimées ou lumineuses pour séduire les groupes gagnés au culte du savoir et de la science et dévalorise par là même les représentations traditionnelles du monde naturel ou physique, issues principalement des grandes religions dominant l’Europe et dont s’étaient nourris jusqu’ici images, tableaux, gravures et cartes des siècles précédents…


Date de mise en ligne : 06/01/2020

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