Chapitre d’ouvrage

I. Herbin et la réalité de la peinture

Pages 23 à 50

Citer ce chapitre


  • Perazzone, C.
(2012). I. Herbin et la réalité de la peinture. La Création : Traité de la Couleur chez Auguste Herbin (p. 23-50). Hermann. https://shs.cairn.info/la-creation--9782705680756-page-23?lang=fr.

  • Perazzone, Christian.
« I. Herbin et la réalité de la peinture ». La Création Traité de la Couleur chez Auguste Herbin, Hermann, 2012. p.23-50. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-creation--9782705680756-page-23?lang=fr.

  • PERAZZONE, Christian,
2012. I. Herbin et la réalité de la peinture. In : La Création Traité de la Couleur chez Auguste Herbin. Paris : Hermann. Hors collection, p.23-50. URL : https://shs.cairn.info/la-creation--9782705680756-page-23?lang=fr.

Notes

  • [32]
    Voir l’étude proposée par Mme Dominique Szymusiak, Directrice du Musée Matisse, « Herbin dans sa terre natale du Cambrésis », in Herbin, 1882-1960, Catalogue de l’exposition, Musée Matisse, A.D.A.G.P., Paris, 1994, p. 11-12.
  • [33]
    Schälter A., « La seizième Exposition des Artistes Lillois », Le Beffroi, Fascicule 31-4e année, janvier 1903, p. v et vi.
  • [34]
    Lors de son divorce en 1910 avec Sonia Terk, la future Mme Delaunay, Uhde possédait une vingtaine de toiles d’Herbin.
  • [35]
    Il est regrettable, comme le remarque Serge Fauchereau, que Jakovski n’ait pas retenu ces travaux dans la monographie de 1933 considérant le vrai Herbin qu’à partir de 1906, date de sa première présentation au Salon des Indépendants.
  • [36]
    Fauchereau Serge, « Herbin du divisionnisme au tondo abstrait », in Herbin, 1982-1960, Le Cateau-Cambrésis, Musée Matisse, catalogue, 1994, p. 16.
  • [37]
    Herbin Auguste, La réalité…, op. cit., p. 160. Dans la première version manuscrite, on peut lire : « Une première destruction de l’idée ‘‘objet’’ se manifeste à séparer d’une manière plus ou moins claire, l’idée ‘‘volume’’ et l’idée ‘‘couleur’’. » (Archives Herbin, Paris).
  • [38]
    Bender Ewald, „Die bildenden Künste. Rück und Ausblicke auf das Kunstleben der Gegenwart“, Westermanns illustrierte deutsche Monatshefte, Berlin, 1908, p. 891- 903 – On trouve également cité cette exposition dans l’article suivant : PLEHNAnna, „Moderne Franzosen“, Sozialistische Monatshefte, Berlin, 6 fév. 1908, p. 193-194.
  • [39]
    Waldemüller, Fred. Georg, „Von Ausstellungen und Sammlungen“, Der Kunst: Monatsheft für freie und angewandte Kunst, München, n° 19, 1909.
  • [40]
    Anonyme G.C, “Kunstausstellungen, Kunst und Künstler: illustrierte Monatsschrift für bildende Kunst und Kunstgewerbe, sept. 1911, p. 555.
  • [41]
    Dr. Hagelstange, Alfred, & Flechteim, Alfred„Die Antwort aus den Protest Deutchler Künstler”, Im Kampf um die Kunst, Cologne, Munich, 1911, p. 14 & 168.
  • [42]
    Cohen, Walter, “Die Ausstellung des Sonderbundes in Düsseldorf », Kunst und Künstler: illustrierte Monatsschrift für bildende Kunst und Kunstgewerbe, déc. 1911, p. 641-643
  • [43]
    Bernard Dorival, dans son livre sur la peinture française, considère que : « le seul fait qu’aussitôt après la création de sa galerie, Herwarth Walden, ait pu organiser, à quelques semaines de distance, ces deux manifestations, ne prouve-t-il pas péremptoirement que les deux expressionnismes allemand et français sont rigoureusement simultanés ? On objectera que l’exposition de 1912 groupait des peintres de chez nous qui n’avaient rien d’expressionniste : Fauves, tells que Vlaminck, Derain, Friesz, Cubiste comme Braque, sympathisant du Cubisme ainsi qu’Herbin et Marie Laurencin. Pas un seul Expressionniste authentique parmi eux ; et la raison, à en croire les Germains, c’est que l’expressionnisme français n’existait pas encore », in Dorival Bernard, Les étapes de la peinture Française Contemporaine, tome 3. Depuis le Cubisme 1911-1944, Paris, Gallimard, 1946, p. 142-143.
  • [44]
    Altshuler Bruce, Salon to Biennial-Exhibitions that made Art History. Volume I : 1863-1959. Londres, Phaidon, 2008, p. 84-98.
  • [45]
    Burgess Gelett, “Wild men of Paris”, in Architectural Record, New York, mayo 1910 (traduction de l’auteur).
  • [46]
    Ibid.
  • [47]
    Uhde Wilhelm, Exposition des peintures et des aquarelles d’Auguste Herbin, Galerie Clovis Sagot, 18 mai au 2 juin, Paris, Service d’Impression de l’Art Décoratif, 1912, 4 p. sans ill.
  • [48]
    Carter Huntly, “The Independants and the New intuition in Paris”, New Age, vol. IX, n° 4, mardi 25 mai 1911, Londres, p. 82-83.
  • [49]
    Carter Huntly, ‘‘The Propostionism of Auguste Herbin’, New Age, vol. X, n° 8, mardi 21 décembre 1911, Londres, p. 185-186, ill. n/b hors pagination.
  • [50]
    Bol et compotier, 1912 (avant déc. 1911), huile sur toile signée en bas à gauche, Catalogue Raisonnée n° 291, p. 330.
  • [51]
    Carter Huntly, op. cit.
  • [52]
    Livret militaire d’Auguste Herbin (Archives Départementales du Nord).
  • [53]
    Correspondance Herbin-Rosenberg, lettre manuscrite du 24 juin [1915] : « Je viens de rentrer à Paris. Du jour au lendemain le Colonel Adrian a décidé que nous devions rentrer à Paris, même si la Chapelle n’était pas terminée. Il restait 6 figures à faire mais tant pis. […] C’est toujours le même esprit militaire. Le travail réalisé n’est pas trop mal et le Général Mose en est content. », Léonce Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York.
  • [54]
    Fonds d’Archives privées de Mr. Pierrejean, Association Historique du Camp de Mailly.
  • [55]
    Correspondance Herbin-Rosenberg, lettres entre 1915 et janvier 1917, Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York.
  • [56]
    Lassaigne Jacques, Herbin, The Plastic Alphabet, Catalogue de l’exposition, Galerie Denise René, New York, 1960, p. 29.
  • [57]
    Coutin Cécile, « Les artistes et la guerre : le camouflage durant la première guerre mondiale », Historiens et géographes, n° 321 et 322, Paris, déc. 1988 et mars-avril 1989. Voir également Delouche Danielle, « Cubisme et camouflage », Guerre et cultures 1914-1918, Paris, Armand Colin, 1994 et pour complémenter ces informations les reproductions de la revue Connaissance de l’histoire, n° 1, Paris, 1979.
  • [58]
    Rosenberg Léonce, « Parlons peinture… », De Stijl, n° 3, novembre 1920, p. 97-98, n° 4, janvier 1921, p. 5-8, n° 5, mars 1921, p. 36-40, réédition sous le titre : Cubisme et empirisme, Paris, L’Édition l’Effort Moderne, 1921.
  • [59]
    Ibid., Cubisme et empirisme, p. 5-6.
  • [60]
    Gleize Albert, Du Cubisme et des moyens de la comprendre, Paris, La Cible, Povolozky, 1920.
  • [61]
    Correspondance Herbin-Rosenberg, lettre du 2 septembre 1920, 4f., autographe et signée Herbin, Léonce Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York. Il dit : « L’aboutissement logique de cette conception de la vie de l’œuvre d’art, c’est l’art distribué à la carte d’alimentation et cette façon de faire, revenir la peinture vers les hommes, aboutirait à l’anéantissement des qualités essentielles de l’art » (passages soulignés par Herbin lui-même).
  • [62]
    Ibid.
  • [63]
    Voir Correspondance Herbin-Rosenberg, lettre du 9 juin 1919, 1f., autographe et signée Herbin, Léonce Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York : « Le paravent se composera de 10 peinture et sera, j’espère, aussi intéressant d’un côté que de l’autre. Le titre “Le Canigou’’ » et lettre du 28 juillet 1919 : « Ce paravent est un ensemble se simplifiant du centre aux extrémités et d’avant en arrière. » Rosenberg choisit de ne pas garder le paravent comme tel et le sépare en cinq tableaux de 150 x 65 cm, qui devrait, selon toute logique être peint recto et verso. Ils correspondent aux Compositions N° 1, 2, 3, 4 et 5 des numéros 375 à 379 du catalogue raisonné établi par Mme Geneviève Claisse.
  • [64]
    Correspondance Herbin-Rosenberg, lettre du 7 juin 1920, 1f., autographe et signée Herbin, Léonce Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York.
  • [65]
    Contrairement à la légende d’un « Partenariat difficile » défendu par certains, les relations entre Herbin et son galeriste, Léonce Rosenberg, ont toujours été fidèles, aimables, malgré quelques colères et discussions constructives. Rosenberg continuera à promouvoir la peinture d’Herbin jusqu’au bout en lui achetant très régulièrement des œuvres, en le mettant en contact avec des collectionneurs, des critiques d’art et des conservateurs, et ce, jusqu’en 1947, année de sa disparition.
  • [66]
    Correspondance Herbin-Rosenberg, note de 1927, Fonds Rosenberg, Archives de la Bibliothèque Kandinsky, MNAM, Centre Pompidou, Paris.
  • [67]
    Herbin Auguste, La réalité…, op. cit., p. 161. Selon la rédaction originale : « … une forme conçue également en deux dimensions et une technique sans relation aucune avec l’objet – directe ou indirecte, et surtout sans relation avec les ténèbres et la lumière liées au volume. » (Archives Herbin, Paris).
  • [68]
    Herbin Auguste, Conférences…, op. cit.
  • [69]
    Correspondance Rosenberg-Herbin, lettre manuscrite du 21 juillet 1920, Léonce Rosenberg Papers, Archives MoMA, New York.
  • [70]
    Hélion Jean, Journal d’un peintre : carnets 1929-1984, vol. I, Galerie Maeght, Paris, 1992, p. 357.
  • [71]
    Perazzone Christian, Le Salon des Surindépendant, Mémoire de Maîtrise sous la direction de Mme José Vovelle, Université Panthéon-Sorbonne Paris 1, 1988 (non publié).
  • [72]
    Statuts d’Abstraction-Création, Association Artistique fondée le 15 février 1931. Siège Social : 10 bis Boulevard Masséna, Paris 13e.
  • [73]
    Herbin et Paul Vienney maintenait une amitié presque familiale et ce dernier possédait une collection choisie d’œuvres de l’artistes depuis les années 20. Ils avaient l’habitude de se réunir soit chez les Planeix, bld. Masséna, soit dans le bureau de Vienney avec Marcel Fourrier et le musicien Charles Berlandier. Ces informations ont été recueillies auprès de Pierre Vienney, celui-même qui apparaît sur un portrait d’Herbin de 1936 à l’âge de 11 ans.
  • [74]
    Herbin Auguste, « tableau – objet concret – abstraction... », in Abstraction Création, n° 1, Paris, 1919, p. 19.
  • [75]
    Seiwert Franz W., « AUGUSTE HERBIN », in A bis Z, organ der gruppe progressiver künstler, Cologne, février 1930, n° 5.
  • [76]
    Correspondance Herbin-Freundlich, Lettre du 2 nov. 1933 de Freundlich à Herbin : « Je me suis décidé de prendre ma démission du Groupe Abstraction-Création. Cela n’empêche pas, Herbin que nous resterons des camarades pourvu que nos idées politiques n’aient pas changé » – réponse d’Herbin à Freundlich, lettre sans date : « [...] C’est bien curieux que tu te fasses distributeur de brevet d’honnêteté politique […] À ce point de vue je n’ai jamais changé et ne changerai jamais pour la bonne raison qu’il faudrait changer ma nature. »
  • [77]
    Rubrique des expositions, in A bis Z, organ desrgruppe progressiver künstler, Cologne, novembre 1930, n° 12.
  • [78]
    Herbin Auguste, L’art…, op. cit., p. 49.

Né le 29 avril 1882 dans le département du Nord, Auguste Herbin passe son enfance au Cateau-Cambrésis dans l’ambiance ouvrière de l’industrie textile. Après le Certificat d’études, il est employé comme petites mains chez un notaire et suit parallèlement les cours du soir de l’École municipale de dessin. Cette formation à partir de copies en plâtres de figures antiques, d’ornements et le dessin de modules géométriques industriels, lui apporte une solide base technique. En 1897, il obtient la médaille d’or garantissant l’obtention d’une bourse d’étude pour l’École des Beaux-Arts de Lille. Après trois années de formation académique sous les auspices de Pharaon de Winter, il abandonne l’école et décide de tenter sa chance à Paris où il s’installe à l’automne de 1901. Durant ces premières années parisiennes alors qu’il loge dans le quartier de Montparnasse, Herbin est à la recherche de son style. Il souhaite se libérer de l’académisme à tendance flamande qu’il a acquis à Lille. Les portraits qu’il réalise durant cette période, comme l’Autoportrait de 1903, sont redevables de la manière du Maître de Winter par le réalisme et le soin du détail dans leur exécution, ainsi que le sont les vues de Bruges au glacis luisant. Quelques toiles font date comme Les toits de Paris sous la neige (1902) peint depuis sa mansarde et qui par de légères touches de pinceaux à la manière des divisionnistes montre la blancheur de la neige à travers une multitude de nuances chromatiques.
L’année 1903, le jeune Herbin se passionne pour les paysages urbains de la Capitale surtout pour les ponts qui traversent la Seine tout au long de ses rives…


Date de mise en ligne : 20/01/2026

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

19,59 €

198 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

10,00 €

28 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?