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Chapitre 3. Échanger entre étrangers : calcul ou partage ?

Pages 85 à 108

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  • Borel, S.,
  • Guillard, V.
  • et Roux, D.
(2017). Chapitre 3. Échanger entre étrangers : calcul ou partage ? Dans
  • A. Decrop
La consommation collaborative : Enjeux et défis de la nouvelle société du partage (p. 85-108). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.decro.2017.01.0085.

  • Borel, Simon.,
  • et al.
« Chapitre 3. Échanger entre étrangers : calcul ou partage ? ». La consommation collaborative Enjeux et défis de la nouvelle société du partage, De Boeck Supérieur, 2017. p.85-108. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-consommation-collaborative--9782807307674-page-85?lang=fr.

  • BOREL, Simon,
  • GUILLARD, Valérie
  • et ROUX, Dominique,
2017. Chapitre 3. Échanger entre étrangers : calcul ou partage ? In :
  • DECROP, Alain,
La consommation collaborative Enjeux et défis de la nouvelle société du partage. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Hors collection Économie/Gestion, p.85-108. DOI : 10.3917/dbu.decro.2017.01.0085. URL : https://shs.cairn.info/la-consommation-collaborative--9782807307674-page-85?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.decro.2017.01.0085


Notes

  • [1]
    Les résultats présentés ici sont issus d’une étude qualitative réalisée pendant un an au sein du projet PICO (Les Pionniers du Collaboratif), financé par le ministère de l’Environnement (programme MOVIDA) et la MAIF. Dans ce cadre, 68 entretiens ont été conduits auprès d’usagers de plateformes d’achat-vente (Le Bon Coin), de don (Recupe.net), de prêt (Kikakwa), de location (Place de la Loc), de réparation d’objets (commentréparer.com). L’analyse de ces socialités entre étrangers a été complétée par une observation menée en matière d’échanges de services via le biais des Accorderies et par des entretiens avec des Accordeurs. L’ensemble permet de rendre compte de la réalité des processus d’échange entre particuliers, de leur conformité aux modèles relationnels attendus dans les différentes activités qui les mettent en présence et des tensions qui les animent.
  • [2]
    Elle est définie par l’ADEME (2013, p. 8) comme « une volonté de rencontrer des nouvelles personnes ; une propension à la découverte, à l’expérience, voire à la prise de risque ; une préoccupation relative à l’évolution de la société ; une volonté et un plaisir de faire durer les objets » (étude conduite par l’ADEME en collaboration avec IPSOS en 2013, portant sur 4 500 personnes interrogées, âgées entre 15 et 7 ans).
  • [3]
    Importées en France du Québec, les Accorderies coordonnent un système d’échanges de services entre particuliers dans lequel une heure donnée = une heure reçue.
  • [4]
    Mutum.com est une plateforme de prêt gratuit entre particuliers.

Au-delà de la diversité des pratiques comprises dans le périmètre de la consommation collaborative : achat-vente, troc, prêt gratuit ou payant, mutualisation des biens matériels et fourniture de services entre particuliers, une constante semble se dessiner : celle de l’échange horizontal entre individus qui se connaissent rarement, mais dont les plateformes assurent l’intermédiation (Borel, Massé et Demailly, 2015). Pour autant, comme le font remarquer ces auteurs, une des grandes tensions de l’économie collaborative réside dans l’alternative entre logique marchande et logique non marchande au sein de ces échanges. Alors que certaines plateformes cherchent à engager des non-professionnels dans la monétisation de leurs ressources, les pliant ainsi aux usages du commerce conventionnel, d’autres militent pour une « lucrativité limitée » (Acquier, Carbone et Massé, 2016) et une forme de solidarité à double face : « une face réciprocitaire », qui créerait du « lien social volontaire entre citoyens libres et égaux » et une « face redistributive », qui viendrait « corriger les « inégalités » en permettant à certains d’offrir à d’autres, sans contrepartie, des ressources matérielles ou immatérielles (Laville, 2003, p. 241).
C’est sur les tensions entre ces diverses réalités de la consommation collaborative et la manière dont elles sont vécues par les participants à ces échanges que ce chapitre entend apporter un éclairage. Plus précisément, il se propose d’examiner la manière dont les échanges se déroulent et dont les usagers des plateformes collaboratives font affair…


Date de mise en ligne : 13/10/2021

https://doi.org/10.3917/dbu.decro.2017.01.0085

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