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13. Un mythe universel

Pages 242 à 263

Citer ce chapitre


  • Winock, M.
(2026). 13. Un mythe universel. La Commune : La guerre civile des Français (p. 242-263). Gallimard. https://shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-242?lang=fr.

  • Winock, Michel.
« 13. Un mythe universel ». La Commune La guerre civile des Français, Gallimard, 2026. p.242-263. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-242?lang=fr.

  • WINOCK, Michel,
2026. 13. Un mythe universel. In : La Commune La guerre civile des Français. Paris : Gallimard. Les Journées qui ont fait la France, p.242-263. URL : https://shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-242?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Quentin Deluermoz, Commune(s), 1870-1871. Une traversée des mondes au xixe siècle, Éd. du Seuil, 2020.
  • [2]
    Karl Marx et Friedrich Engels, La Commune de 1871, 10/18, 1971, p. 36.
  • [3]
    Ibid., p. 59.
  • [4]
    K. Marx, La Guerre civile en France, 1871, Éditions sociales, 1952, p. 29.
  • [5]
    K. Marx et F. Engels, La Commune de 1871, op. cit., p. 122.
  • [6]
    Ibid., p. 246.
  • [7]
    Ibid., p. 256.
  • [8]
    Hannah Arendt, Essai sur la révolution, Gallimard, 1967, p. 167.
  • [9]
    Michel Bakounine, De la guerre à la Commune, Anthropos, 1972.
  • [10]
    Ibid., p. 407-408.
  • [11]
    Ferdinand Domela Nieuwenhuis, Le Socialisme en danger, Payot, 1975, p. 91 et suiv.
  • [12]
    F. Engels, préface à K. Marx, La Guerre civile en France, édition de 1891.
  • [13]
    Marcel Liebman, Le Léninisme sous Lénine, Éd. du Seuil, t. I, 1973, p. 284.
  • [14]
    H. Arendt, Essai sur la révolution, op. cit., p. 389.
  • [15]
    Benoît Malon, La Troisième Défaite du prolétariat français, Neuchâtel, G. Guillaume fils, 1871, p. 7.
  • [16]
    Ibid., p. 536.
  • [17]
    P.-O. Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, op. cit., p. 468.
  • [18]
    Le Rappel, 25 mars 1876.
  • [19]
    Sur les limites de cette loi de « grâce amnistiante » de 1880, lire Anne Simonin, « La Commune n’a pas été amnistiée », L’Histoire, no 90 des Collections, janvier-mars 2021.
  • [20]
    Voir Madeleine Rebérioux, « Le mur des Fédérés », in Pierre Nora (dir.), Les Lieux de mémoire, t. I, La République, Gallimard, 1984, p. 619-649.

Parenthèse maudite pour les fondateurs de la IIIe République, c’est comme mythe politique que la Commune a survécu, bien au-delà des frontières. Universalité de l’événement : la Commune de Paris de 1871 a été vécue et portée par de nombreux acteurs étrangers. Un mouvement « cosmopolite », disait Versailles ; une révolution internationaliste, disait Paris. La république sociale et universelle en constituait la finalité : 1 725 allogènes ont été faits prisonniers à l’issue de la Semaine sanglante, dont 30 femmes et 13 enfants ; dans la statistique d’Appert, les plus nombreux venaient de Belgique (737), de Hollande (154), d’Italie (215), de Pologne (110) et de Suisse (201). Élisabeth Dmitrieff était russe, Lodoïska Kawecka et Paule Minck polonaises, Dombrowski et Walewsli polonais eux aussi, Frankel d’origine hongroise… Beaucoup, comme ceux-là, faisaient partie des exilés qui avaient participé aux mouvements d’émancipation dans leur pays d’origine, comme l’insurrection polonaise contre les Russes en 1863. L’Internationale, sans avoir eu le rôle fantasmé par les Versaillais dans le déclenchement et la direction de la Commune, s’était construite, depuis sa création en 1864, et comme son nom l’indique, en organisation ouvrière qui dépassait le cadre des frontières nationales et dont les membres constituèrent une minorité importante dans le Conseil de l’Hôtel de Ville.
L’insurrection du 18 mars et ses suites ont fait longuement la « une » de la presse étrangère. Des manifestations de soutien ont eu lieu, notamment à Londres, à Bruxelles, à Genève, à Hanovre et même à New York…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

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