8. Un air de fête
- Par Michel Winock
Pages 137 à 160
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- Winock, M.
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Notes
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[1]
Élie Reclus, La Commune de Paris au jour le jour, Schleicher frères, 1908, p. 303.
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[2]
C. Mendès, Les 73 journées de la Commune, op. cit., p. 142.
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[3]
« Laïciser », « laïcisation » n’ont été d’usage que dans les années 1880, mais l’esprit de laïcité et la volonté de laïcisation existaient avant la lettre.
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[4]
Ce « Tableau de Paris » a été attribué en 1953 à Villiers de L’Isle-Adam par l’historien de la littérature Henri Bornecque. Des critiques l’ont contesté, Villiers ne passant pas spécialement, lui catholique et monarchiste, pour un ami de la Commune. En fait, selon son biographe Alan Raitt, Villiers pourrait avoir évolué entre le 18 Mars et la fin de la Commune, dont il aurait été au début un fervent partisan avant d’en devenir l’adversaire. L’énigme demeure. Voir Auguste Villiers de L’Isle-Adam, Œuvres complètes, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », t. II, 1986, p. 1669-1673 et Alan Raitt, Villiers de L’Isle-Adam, José Corti, 1987, ch. 13.
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[5]
M. Vuillaume, Mes cahiers rouges, op. cit., p. 276-278.
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[6]
J. Allemane, Mémoires d’un communard, op. cit., p. 112-113.
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[7]
Lissagaray, qui narre cette scène, qualifie la maxime chrétienne de « devise fraternelle et révolutionnaire », in Prosper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, La Découverte, 2005, p. 248.
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[8]
H. Lefebvre, La Proclamation de la Commune, op. cit.
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[9]
A. Villiers de L’Isle-Adam, Œuvres complètes, t. II, op. cit., p. 824-825.
Tandis que le canon tonne aux remparts et en banlieue, Paris intra-muros offre le spectacle d’une ville calme, presque insouciante. Élie Reclus en fait l’observation, le 14 mai 1871, dans son journal : « La vérité est qu’il n’y a pas de grande ville dont la population prise en masse soit plus intelligente et moralement plus saine, plus sympathique, plus équitable. La ville avec ses 1 500 000 habitants, fuyards non compris, la ville avec ses immenses trésors, publics et privés, appartient absolument à 200 000 voyous, comme on dit, aux crapules de Montmartre et aux charognes de Belleville, pour employer le langage élégant des amis de l’ordre ; jamais ville ne fut plus rangée, plus paisible à l’intérieur. On mange tranquillement la soupe en famille, pendant que les bombes de Thiers tombent par-ci par-là dans le quartier. On va à ses affaires, en longeant les maisons, du bon côté de la rue, par crainte des éclats d’obus. »
Ce tableau est d’un partisan de la Commune, mais en voici un autre, dû à la plume de Catulle Mendès, qui ne l’est pas : « Ce qu’il y a de véritablement stupéfiant au milieu de tout cela, c’est l’aspect souriant des rues, des boulevards, des promenades. L’émigration toujours croissante ne se fait remarquer que par un moins grand nombre de filles et de gandins ; il en reste assez pour remplir les cafés et réjouir les boulevards. On dirait que Paris est dans son état normal. Chaque matin, des Champs-Élysées, des Ternes, de Vaugirard, se répandent çà et là dans la ville des familles qui se dérobent au bombardement, comme à l’époque où M…
Date de mise en ligne : 31/03/2026
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