Chapitre d’ouvrage

7. Guerre civile

Pages 119 à 136

Citer ce chapitre


  • Winock, M.
(2026). 7. Guerre civile. La Commune : La guerre civile des Français (p. 119-136). Gallimard. https://shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-119?lang=fr.

  • Winock, Michel.
« 7. Guerre civile ». La Commune La guerre civile des Français, Gallimard, 2026. p.119-136. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-119?lang=fr.

  • WINOCK, Michel,
2026. 7. Guerre civile. In : La Commune La guerre civile des Français. Paris : Gallimard. Les Journées qui ont fait la France, p.119-136. URL : https://shs.cairn.info/la-commune--9782073072320-page-119?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Jean Allemane, Mémoires d’un communard, La Découverte, 2001, p. 82-83.
  • [2]
    É. Zola, La République en marche, op. cit., p. 158.
  • [3]
    Louis Chevalier, Classes laborieuses, classes dangereuses, Plon, 1958.
  • [4]
    P. Martine, Souvenirs d’un insurgé, op. cit., p. 34.
  • [5]
    Ibid., p. 95.
  • [6]
    J. Allemane, Mémoires d’un communard, op. cit., p. 114.
  • [7]
    La lettre de démission de Rossel a été publiée in extenso dans les Procès-verbaux de la Commune de 1871, Lahure, t. II, 1945, p. 309-310.
  • [8]
    C. Talès, La Commune de 1871, préface de Léon Trotski, Librairie du Travail, 1924, p. 155-156.

Dans cette radicalisation des insurgés du 18 mars, la responsabilité des Versaillais a compté pour beaucoup. La ville tombée aux mains des rouges faisait peur. « Il n’y a pas à pactiser avec l’émeute. Il faut la dompter, il faut châtier Paris ! » Ces paroles vengeresses de Jules Favre, ministre du gouvernement Thiers, révèlent l’état d’esprit des « Versaillais » au lendemain du 18 mars 1871. Pas de quartier ! Cependant, rien ne bouge jusqu’au début d’avril — ce dont un Louis Veuillot, le grand pamphlétaire catholique, se désole le 27 mars dans L’Univers : « Le parti de la conservation descend au-dessous de l’imbécillité et paraît, du moins par ses chefs, incapable d’essayer quoi que ce soit. »
À vrai dire, dans les jours qui ont suivi le repli à Versailles du gouvernement et de l’administration, Thiers ne dispose pas des moyens d’une contre-attaque. De son côté, la Commune, sortie des urnes parisiennes, n’a nulle intention d’en découdre au canon avec Versailles.
Là-bas, le Chef de l’Exécutif prend le temps de remettre sur pied une armée qui sera en mesure de mener à bien la reconquête et de « châtier Paris ». Tout stratège qu’il s’imagine être en historien de l’Empire, il a, dans son repli, commis l’erreur d’abandonner tous les forts qui entourent Paris — à l’exception du Mont-Valérien qu’il récupère le 20 mars. L’ironie de l’histoire veut que l’insurrection parisienne puisse être protégée par ces fortifications dont il avait été, ministre de Louis-Philippe, l’inspirateur…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

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