I. Place de la concorde
Pages 25 à 49
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- BANTIGNY, Ludivine,
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Notes
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[1]
Cf. Pierre Milza, Fascisme français. Passé et présent, Paris, Flammarion, 1987 ; Michel Dobry (dir.), Le Mythe de l’allergie française au fascisme, Paris, Albin Michel, 2003 ; Robert Paxton, Le Fascisme en action, Paris, Seuil, 2004 ; Serge Berstein et Michel Winock (dir.), Fascisme français ? La controverse, Paris, CNRS Éditions, 2014.
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[2]
Rapport du sous-préfet de La Tour-du-Pin, été 1934, AD Isère 52M90 ; rapport des RG d’Angers, 4 août 1934, AD Maine-et-Loire 1M3.
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[3]
Daniel Guérin, La Peste brune (1933), Paris, Syllepse/Libertalia, 2025.
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[4]
Appel de la CGT et de la CGTU du Haut-Rhin, in Marc Bernard, Faire front. Les journées ouvrières des 9 et 12 février 1934, Paris, La Fabrique, 2018, p. 82. Marc Bernard est un « écrivain prolétarien » dont le récit, en mars 1934, décrit les événements « à chaud ».
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[5]
Michel Brun, « Réforme ou révolution », Masses, n° 3, mars 1933.
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[6]
Simone Weil, Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale (1934), Paris, Gallimard, 2021, p. 109-110 et 124-125.
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[7]
Le Populaire, 14 janvier 1936.
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[8]
Rapport du sous-préfet de Figeac, mars 1934, AD Lot 1M224 ; rapport du préfet, 13 novembre 1935, AD Dordogne 3M90 ; rapport du sous-préfet de Dreux, 20 décembre 1934, AD Eure-et-Loir 1M21.
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[9]
Affiche de la CGT à l’occasion du 1er mai, s. d., AD Dordogne 1M80.
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[10]
Émile Decroix et Pascal Maurel, Bandes armées, Paris, Éditions du Comité national de lutte contre la guerre et le fascisme, s. d.
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[11]
Robert Delny et Paul Bénichou, « Psychologie du fascisme », Masses, n° 18, juin 1934. Trotski parle d’un vomissement de barbarie mal digérée (Léon Trotski, « Qu’est-ce que le national-socialisme ? », 22 juin 1933).
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[12]
Étienne Fajon, Les Grands Problèmes de la politique contemporaine. 2 : L’État et la révolution, Paris, Bureau d’éditions, « Les cours de l’université ouvrière de Paris », 1938, p. 41.
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[13]
Texte de la CGT, 12 février 1934, AD Creuse 1M224.
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[14]
Rapport du commissaire de police à Dijon, 15 juin 1933, AD Côte-d’Or 5M/19579.
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[15]
Émile Decroix et Pascal Maurel, Bandes armées, op. cit.
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[16]
Paul Nizan, « Alerte ! », Feuille rouge, mars 1933.
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[17]
Association des écrivains et des artistes révolutionnaires, « Protestez ! », Feuille rouge, mars 1933.
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[18]
Alain, propos du 10 avril 1936, cité in Association des Amis d’Alain, La Lettre de l’AAA, automne 2024.
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[19]
Le Populaire, 2 décembre 1934.
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[20]
La Voix des femmes, 30 juin 1934. Cité par Christine Bard, « Le dilemme des féministes françaises face au nazisme et à la menace de guerre », in Liliane Kandel (dir.), Féminismes et Nazisme, Paris, Odile Jacob, 2004, p. 148-161.
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[21]
Kurt Landau, « Pour la renaissance du mouvement ouvrier allemand », Masses, n° 9, 15 septembre 1933.
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[22]
Poème anonyme, « Contre le fascisme », anonyme, s. d., AD Ille-et-Vilaine 1M282.
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[23]
Pour les images 2, 22 et 24, en dépit de nos recherches, certains artistes et/ou ayants droit n’ont pas été retrouvés. Les personnes ou sociétés qui détiendraient les droits de reproduction de leurs œuvres sont invitées à se manifester auprès de l’éditeur.
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[24]
Paul Vaillant-Couturier, « Rot Front ! », Feuille rouge, mars 1933.
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[25]
Le nom du mouvement vient d’une première conférence internationale tenue à Amsterdam en août 1932 et d’une seconde salle Pleyel à Paris en juin 1933.
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[26]
Gabrielle Duchêne, SOS, n° 15, 1933, La Contemporaine Fdelta Res 318.
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[27]
« L’unité d’action des travailleurs contre le fascisme n’a pas pour but de consolider une République qui se fascise » (Paul Vaillant-Couturier, L’Humanité, 7 mars 1934, cité in Serge Wolikow, 1936. Le monde du Front populaire, Paris, Le Cherche-Midi, 2016, p. 79 n. 1).
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[28]
Lucien Constant, « La crise du Parti socialiste » et Paul Cornet, « Où en est le Parti radical ? », Cahiers du bolchevisme, 15 mai 1934, p. 600, 604 et 623.
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[29]
L’électorat communiste baisse de 25 % en 1932 par rapport aux précédentes élections législatives (cf. Serge Wolikow, Le Parti rouge. Une histoire du PCF 1920-2020, Paris, Armand Colin, 2020, p. 47).
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[30]
Rapport du commissaire de police à Dijon, 15 juin 1933, AD Côte-d’Or 5M/19579.
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[31]
Brochure « Pour l’unité d’action », 1934, AN 22AS/1.
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[32]
Propos d’un député SFIO de la Nièvre, rapport de la Sûreté nationale, 3 juin 1934, AD Nièvre M1502.
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[33]
Rapports des RG d’Angers, 3 février et 5 mars 1934, AD Maine-et-Loire 1M3.
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[34]
Cf. Romain Ducoulombier, « 6 février 1934 : l’événement choc », Fondation Jean-Jaurès, 1er février 2024.
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[35]
Brochure du Parti communiste, « 9 février 1934 journée rouge », 1934, AD Tarn-et-Garonne Fonds Peyrières.
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[36]
D’après le bilan officiel, il y a 1 454 victimes au total : 781 dans le service d’ordre, dont un mort, et 673 côté manifestants, dont 18 morts et 84 personnes blessées par balles (Olivier Dard et Jean Philippet, Février 34. L’affrontement, Paris, Fayard, 2024, chapitre « Morts et blessés du 6 février »).
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[37]
Adresse d’Henri Béraud, journaliste et romancier antisémite, cité in Jean Grandmougin, Histoire vivante du Front populaire, Paris, Albin Michel, 1966, p. 28.
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[38]
Serge Berstein, Le 6 février 1934, Paris, Gallimard, 1975 ; Brian Jenkins et Chris Millington, Le Fascisme français. Le 6 février 1934 et le déclin de la République, Paris, Éditions Critiques, 2021.
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[39]
Télégramme du ministre de l’Intérieur aux préfets, 8 février 1934, AD Creuse 1M224.
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[40]
Dominique Borne et Henri Dubief, La Crise des années 30, Paris, Seuil, 1989, p. 113.
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[41]
Appel des deux fédérations, 7 février 1934, AN 22AS/1.
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[42]
Marc Bernard, Faire front, op. cit., p. 121-122.
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[43]
Brochure « Pour l’unité d’action ! », 1934, loc. cit.
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[44]
Brochure du Parti communiste, « 9 février 1934 journée rouge », loc. cit.
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[45]
CGT, appel à la grève, IHS CGT 97 CFD 23/2.
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[46]
Appel à la lutte, cité in Vincent Chambarlhac et Thierry Hohl, 1934-1936, op. cit., p. 38-39.
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[47]
Antoine Prost, « Les manifestations du 12 février 1934 en province », Le Mouvement social, n° 54, janvier-mars 1966, p. 17.
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[48]
Marc Bernard, Faire front, op. cit., p. 139 et 144.
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[49]
Recensement effectué à partir de la presse locale. Danielle Tartakowsky recense 274 manifestations dans 85 départements les 11 et 12 février (Les Manifestations de rue en France. 1918-1968, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021, p. 356 sq).
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[50]
Appel de Janaillat, 12 février 1934, AD Creuse 1M224.
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[51]
Léon Blum, « L’appel du parti », Le Populaire, 11 février 1934.
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[52]
Vincent Chambarlhac et Thierry Hohl, 1934-1936, op. cit., p. 48.
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[53]
Cf. Matthias Bouchenot, Tenir la rue. L’autodéfense socialiste 1929-1938, Montreuil, Libertalia, 2014 ; Danielle Tartakowsky, « Stratégies de la rue 1934-1936 », in Jean Bouvier (dir.), La France en mouvement 1934-1938, Seyssel, Champ Vallon, 1986, p. 31-60.
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[54]
Michel Collinet, « Les partis ouvriers et l’unité », Masses, n° 17, mai 1934.
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[55]
Jacques Doriot, « Lettre à l’Internationale communiste », reproduite dans Masses, n° 18, juin 1934.
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[56]
Christine Bard, « Le dilemme des féministes françaises face au nazisme et à la menace de guerre », art. cit.
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[57]
Noélie Drous, « Pourquoi les femmes doivent-elles faire de la politique », s. d., AD Nord 154M282 ; rencontre du comité à Dreux, 22 octobre 1935, AD Eure-et-Loir 1M21.
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[58]
Comité national des femmes contre le fascisme et la guerre, « Nous, femmes des villes et des campagnes », s. d., AD Eure-et-Loir 1M21.
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[59]
Comité régional antifasciste de Cosne, mars 1935, AD Nièvre, M1502 ; affiche du Comité national de lutte contre la guerre et le fascisme, février 1934, AD Lot 1M224.
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[60]
Rapport des RG à Lyon, 30 juin 1934, AD Rhône 4M235.
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[61]
Vincent Chambarlhac et Thierry Hohl, 1934-1936, op. cit., p. 53. Cf. aussi Gilles Vergnon, « Processus de politisation et mobilisations politiques », art. cit. ; il évoque un « printemps des comités » et décrit une « nébuleuse antifasciste ».
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[62]
Cahiers du bolchevisme, 1er février 1935.
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[63]
Léon Blum, « Qui veut sincèrement l’unité ? », Le Populaire, 6 mars 1934.
-
[64]
Marcel Gitton, « Feu contre l’opportunisme », Cahiers du bolchevisme, 15 avril 1934 ; Marcel Gitton, « Après le 1er mai. Front unique de lutte pour les revendications contre le fascisme et la guerre », Cahiers du bolchevisme, 15 mai 1934.
-
[65]
Cette exclusion est prononcée par le Comité central le 27 juin 1934, après que, convoqué à Moscou par l’IC, Doriot a refusé de s’y rendre (cf. Michel Dreyfus, PCF. Crises et dissidences, Bruxelles, Complexe, 1990, p. 54-55).
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[66]
Le Populaire, 14 juin 1934.
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[67]
Marcel Cachin, « Poursuivons nos efforts pour l’unité d’action », L’Humanité, 22 juin 1934 ; Léon Blum, « Unité d’action », Le Populaire, 23 juin 1934.
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[68]
Léon Blum, Le Populaire, 7 et 9 juillet 1934.
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[69]
Comité national de la SFIO sur le projet d’action commune, 16 juillet 1934, AN 570AP12.
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[70]
Daniel Guérin, Front populaire, Révolution manquée, Marseille, Agone, 2013 (1963), p. 108.
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[71]
Rapport de la direction des Renseignements généraux, 5 juillet 1934, APP BA1648.
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[72]
L’Humanité, 11 octobre 1934. Cf. Serge Wolikow, Le Parti rouge, op. cit., p. 55.
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[73]
Rapport du sous-préfet de Dreux, 20 décembre 1934, AD Eure-et-Loir 1M21.
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[74]
Lettre d’André Blumel à Léon Blum, 21 février 1935, AN 570AP12.
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[75]
Le texte de ce serment a été rédigé par trois écrivains, André Chamson, Jean Guéhenno et Jacques Kayser.
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[76]
Rapport de la Direction des Renseignements généraux, 6 juillet 1934, APP BA1648.
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[77]
L’Ami du peuple, 24 mai 1934.
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[78]
Léon Blum, « Aux électeurs de la première circonscription de Narbonne », avril 1936, AD Aude 3M223.
La mort ! Ce serait cela, le fascisme : la mort des libertés, des syndicats et des partis, la mort de la démocratie. La destruction des conquêtes sociales arrachées par les luttes, fortes et belles. Car le fascisme, c’est la dictature, mais pas n’importe laquelle : une machine à ensorceler les consciences pour finalement les dévorer. Hitler vient de le prouver, l’arrivée des nazis au pouvoir signe l’écrasement du mouvement ouvrier allemand. Face à ce désastre, socialistes et communistes s’accordent au moins sur une chose : le fascisme n’est pas un accident. La guerre est son terreau, qui laisse les sociétés brutalisées, accoutumées au sang versé. Dès la formation des Fasci, les Faisceaux de Mussolini, la culture de la violence a procédé par affrontements systématiques et par assassinats politiques. En France, le danger n’est pas imaginaire. Peu importe ici le débat historiographique sur l’existence ou non d’un « fascisme français » : ce qui compte alors, c’est la conscience aiguë d’une menace. La gauche la perçoit, même si elle n’a pas les outils analytiques qu’offrent le recul et les archives. Des ligues nationalistes, royalistes, fascisantes, voire ouvertement pronazies conspuent le régime parlementaire, parfois vomissent la République et s’emparent de la rue. Le péril demeure confus, car ces mouvements hésitent sur leurs buts. Mais leur violence ne laisse pas de doute sur le danger qu’ils charrient.
Or au sein de la gauche, la République, en tout cas cette République-là, ne va pas de soi…
Date de mise en ligne : 01/04/2026
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